Exposition du 10 novembre au 24 décembre 2006







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Galerie Rê

Art contemporain
Dossier de presse

Abdelkrim Ouazzani

Œuvres récentes

exposition du 10 novembre au 24 décembre 2006
On sait qu’il existe depuis plusieurs années dans le nord du Maroc (Tanger, Tétouan) une école, au moins un groupe, de peinture figurative rassemblant un certain nombre d’artistes qui travaillent, histoire oblige, dans la mouvance de l’académisme espagnol. Mais il y a aussi, dans cette région, un peintre dont le travail transcende toutes les influences reçues. Un peintre à propos de qui la notion de frontière, et même d’origine géographique, n’a vraiment aucun sens : il s’agit bien sûr d’Abdelkrim Ouazzani, dont l’influence ne cesse de grandir au Maroc - il dirige d’ailleurs, depuis plusieurs années, l’Ecole des Beaux-Arts de Tétouan. Sa peinture, et sa sculpture (parfaitement inséparables, et parfaitement originales), échappent aux classifications de routine, comme l’esprit d’enfance dont elles se réclament, dans le libre jaillissement de sa fantaisie.

Ouazzani dit souvent que sa sculpture est une peinture en trois dimensions, car il recouvre ses structures métalliques de toile, qu’il peint : tableaux-sculptures, toiles-volumes, œuvres dans lesquelles le volume complète la matière : aucun autre plasticien ne s’est aventuré aussi loin, au Maroc, dans cette direction.
L’exposition que présente la galerie Rê, Marrakech rassemble toiles sur châssis et peintures-sculptures, et un mobile. La fantaisie, la créativité sans brides de Ouazzani se retrouvent toutes dans l’espace du tableau. Voilà une peinture avec laquelle on aura du plaisir à vivre, avec laquelle on pourra jouer, sentir, participer, comme a pu le dire Clara Minet. Une peinture libre, poétique et gaie. Et qui augure bien des expositions à venir à la galerie Rê — laquelle conjugue également l’expérience exemplaire de la Galerie Tadghart.

PORTRAIT

Ouazzani pourrait annoncer que tels de ses oiseaux ou totems relèvent de l’autoportrait ! […] Mais au-delà de ces ressemblances toutes “physiques”, les compositions d’Ouazzani ont encore sa simplicité, sa fantaisie, sa joie de vivre et parfois sa gravité. Souvent encore, elles ont ce mystère qu’il laisse ressentir malgré sa clarté. Le propre de l’enfance, mot qui revient toujours dans les propos de ce plasticien, serait la générosité, et en cela Ouazzani est prodigue : il parle de lui et de son travail avec prolixité, sans jamais sombrer dans le nombrilisme ni dans un didactisme de mauvais aloi, mais toujours en ponctuant son discours de cette poésie si singulière que son œuvre dégage elle aussi, comme un partage impossible à refuser.

Ph. GUIGUET-BOLOGNE

OUAZZANI : L’ART, ET LE PLAISIR…

Ouazzani crée un art pour jouer, sentir, participer. Un art à partir duquel le public peut jouir du plaisir de retrouver enfin les sentiments encore intacts, non manipulés, de son enfance. J. Clara MINET

OUAZZANI vu par… KACIMI

Ouazzani est un artiste contemporain qui interroge les possibilités d’une écriture spatiale, intemporelle. Une rêverie. Il théâtralise des figures qui sont prêtes à jouer un rôle dans le jardin du regard, un rite de transfiguration, jeu réinventé comme poésie qui se déploie, évolue, s’écrit, dans un mouvement giratoire qui revient sans cesse à son propre centre comme point d’appui ou de référence.

Un centre à la recherche de son équilibre.

Les sculptures de Ouazzani sont sans fardeau. Elles se désaxent, se reconstruisent pour retrouver le geste initial, elles sont des ombres portées, une métaphore de la transparence ayant une existence fragile ; écriture aux gestes qui se perdent.

Le travail de Ouazzani se fait presque par une loi naturelle. Il utilise le principe d’un rythme vacillant, combinatoire, mouvement fondamental, variation autour d’un lexique simple, mais combien essentiel et poétique, qui se reproduit selon des schémas obsessionnels, une infinité de gestes, d’inventions.

La roue/cercle qui revient comme élément autour duquel se structurent des lignes, des formes, des volumes. Les sculptures de Ouazzani ont ce quelque chose d’humain, de fragile, elles sont presque transparentes. Elles prennent le caractère d’un arc-en-ciel, d’une trace.

La présence du corps, les approches d’une matérialité qui s’inscrit dans l’histoire de l’homme et de la dérision.

Mohammed KACIMI

LA PEINTURE, LA POESIE
“ Ceci est la couleur de mes rêves ”, disait Miro à propos de ses tableaux. La formule pourrait s’appliquer également aux compositions de Ouazzani, tant son univers formel nous ramène aux marges de l’enfance et de l’inconscient. Ici, la peinture n’est pas seulement une technique : elle est aussi une représentation du monde contenant à la fois un sujet, la réalité extérieure, le psychisme de l’artiste et les désirs inconscients du récepteur. On aboutit ainsi à un univers topologique et onirique où l’espace et les formes sont perçus du dedans, depuis un esprit supposé vierge.

Cependant il est un paradoxe que l’on aimerait ici défendre : Ouazzani est un “ classique qui s’ignore ” et perpétue la tradition du classicisme dans le champ de la modernité. Classique par l’importance qu’il attache à la ligne : sa “ manière ” est linéaire. La ligne est une frontière qui délimite nettement la forme de l’espace pictural qui l’entoure. Classique par la stabilité de ses compositions : la netteté du contour et le rappel d’un même élément y contribuent. Classique par sa conception du monde : il recherche l’essence des choses et n’en retient qu’une structure abstraite. Ce faisant, il nous rappelle que la peinture est cosa mentale. On s’éloigne donc de la naïveté affichée et on prend subitement conscience qu’il s’agit d’une naïveté cultivée. Ne nous y trompons pas : n’est pas naïf qui veut. La sensibilité première de l’artiste est ici dépassée par le savoir et une pratique assidue qui l’incitent à rechercher une forme idéale. Les formes sont d’autant plus signifiantes d’un point de vue poétique qu’elles traduisent l’essence des choses.

Ainsi, sous des allures “ bon enfant ”, la peinture de Ouazzani nous rappelle les méandres du processus créatif. La profondeur n’implique pas forcément le pensum. Encore plus dur est de l’exprimer avec légèreté et de la dépasser par la poésie. Le pari est réussi : l’artiste nous comble de sa grâce sereine et optimiste.

Yvon LE BRAS
Résidence Al Andalous III, angle Rues de la Mosquée et Ibn Toumert n°3, Guéliz, 40.000 Marrakech Tel: +212 (0) 524 432258 Fax: +212 (0) 524 432264 GSM: +212 (0) 661 145595 galeriere@gmail.com www.galeriere.com www.ilove-marrakesh.com/galerie-re

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