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DARFOUR


DARFOUR: Le symbolique relais de la flamme olympique arrive en Arménie

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous informe:


INFORMATION PRESSE

LES ARMENIENS REJOIGNENT L'APPEL POUR METTRE FIN AUX VIOLENCES AU DARFOUR
Appel destiné à la Chine , hôte des Jeux Olympiques 2008

Le symbolique relais de la flamme olympique unit les survivants des génocides à travers le monde. Ils appellent à mettre un terme aux violences actuelles au Darfour

Après son lancement le 9 août au Darfour, la symbolique flamme olympique est attendue au Mémorial du Génocide d'Erevan.

Avec les soutiens de:
· Les survivants du Génocide Arménien et leurs descendants
· L'archevêque de Canterbury Rowan Williams, chef spirituel de l'église d'Angleterre et de la communauté anglicane.
· Sa Sainteté Karekin II, catholicos de tous les Arméniens, chef spirituel de l'église orthodoxe Arménienne et de millions d'Arméniens à travers le monde.
· Omer Ismail, activiste soudanais en faveur du Darfour vivant aux Etats-Unis.
· Freddy Mutanguha, Secrétaire Général de IBUKA (association des rescapés du genocide Rwandais).
· Jill Savitt, Directrice de Dream for Darfur, initiatrice de la campagne "Olympic Dream for Darfur".


Lieu: Mémorial du Génocide à Tsitsernakapert

Date: Mardi 25 septembre à 10h30, Erevan, Arménie (horaire à confirmer)

Objet: L'Arménie est le troisième arrêt effectué par la flamme Olympique, lancée à la frontière du Darfour le 9 août dernier, exactement un an avant l'ouverture des Jeux Olympiques (vidéo et photos disponibles sur www.dreamfordarfur.org).
Le 15 août, la torche a été accueillie à Kigali au Rwanda sur le site où des milliers de Tutsis furent tués, juste après le retrait des forces des Nations Unies.
L'objectif est de sensibiliser la Chine au rôle constructif qu'elle pourrait avoir dans la crise du Darfour.

Au cours du génocide arménien, près d'un million et demi d'Arméniens ont été massacrés, persécutés ou exilés.
L'arrivée de la torche symbolique en Arménie honore la mémoire des victimes du génocide.
Son but est également d'affirmer le rôle vital que la communauté internationale doit jouer pour protéger les innocents. En ce sens, l'Archevêque de Canterbury Rowan Williams a déclaré "la communauté internationale doit assurer au monde qu'elle ne détournera pas le regard, cette fois encore, sur les massacres qui se déroulent en ce moment au Darfour. Nous devons le faire en mémoire des victimes et des survivants des précédents génocides et faire en sorte que les "plus jamais ca" deviennent une réalité".


Background:

Dream for Darfur lance un symbolique relais de la flamme olympique pour appeler la communauté internationale, et spécifiquement le gouvernement chinois futur hôte des Jeux Olympiques, à faire pression pour rendre la sécurité aux citoyens du Darfour avant le début des Jeux de 2008.
Après l'Arménie, cette flamme sera accueillie en Bosnie, Allemagne et au Cambodge, pays dans lesquels des génocides ont eu lieu. En signe de solidarité, des relais de cette flamme circulent actuellement à travers les Etats-Unis, le Canada, l'Italie, la Sierra Leone , l'Angleterre, l'Afrique du Sud.
Le symbolique relais de la flamme de Dream Darfur s’appuie sur les idéaux olympiques de paix et de fraternité pour attirer l’attention sur la situation actuelle au Darfour. Plus d’informations sur www.dreamfordarfur.org.


CECI N’EST PAS UNE CAMPAGNE DE BOYCOTT
Olympic Dream for Darfur n’est pas une campagne de boycott et n’appelle pas au boycott des Jeux. Pour nous, le sport constitue le meilleur forum possible pour confronter les pays et nous ne souhaitons en exclure aucune nation.
Axée sur les Jeux Olympiques de Pékin 2008, cette campagne presse la Chine (le principal partenaire politique et économique du Soudan) d'user de son influence auprès du gouvernement soudanais pour permettre la mise en place d'une force de protection des civils au Darfour. L'implication de la Chine dans cet engagement est d'autant plus important que le déploiement des casques bleus de l'ONU a été autorisé le 31 juillet dernier.


Le Symbolisme du relais de la flamme olympique
La flamme olympique est associée aux Jeux depuis l’antiquité. Cette tradition a été réintroduite à l’ère moderne à l’occasion des Jeux Olympiques de Berlin en 1936 avec pour objectif de célébrer la grandeur du 3ème Reich. Dream for Darfur pour cette raison, adapte le relais de la torche en mémoire des victimes passées et en fait un cri de ralliement évocateur pour en finir avec le premier génocide du 21ème siècle.

# # #
Contacts:
En Arménie: Arpi Vartanian: aaa@arminco.com / +374-91-40-42-67
En Europe: David Mencer: dmencer@webershandwick.com /+44-20-7067-0320(O) +44-7775-840557(M)
En Russia: Oksana Strashko: ostrashko@prp.ru / +7-495-937-31-70, ext. 277
En Afrique: Jill Hamilton: jillehamilton@yahoo.com / +27-82-658-8831
Aux Etats-Unis: Robin Britton: rbritton@webershandwick.com / +1-202-585-2054

Israël prêt à accueillir 500 réfugiés du Darfour

par Claire Dana Picard
dimanche 23 septembre 2007 - 17:22

L’arrivée en Israël de réfugiés fuyant les massacres du Darfour a contraint les autorités à se pencher sur la question et à tenter de trouver des solutions pour ces rescapés qui ont réussi à échapper aux persécutions dont ils faisaient l’objet depuis des années dans cette province du Soudan.

Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d’une tragédie humaine qui a pris des dimensions insoutenables. Mais est-ce qu’il incombe à Israël de s’occuper de ces malheureuses victimes ?

Galei Tsahal, la radio de l'armée; a indiqué que le gouvernement avait décidé de créer une commission ministérielle spéciale chargée de s’occuper des rescapés ayant réussi à s’introduire clandestinement dans le pays ces deux derniers mois en passant par l’Egypte. Les membres de cette commission ont entamé ce dimanche leurs travaux.
Parallèlement, le Premier ministre Ehoud Olmert a annoncé que le gouvernement était disposé à accueillir environ 500 de ces réfugiés. Quant aux autres, a-t-il annoncé, ils devront être refoulés en direction du territoire égyptien.

Le programme d’intégration de ces réfugiés sera confié à Yaakov Ganot, ancien candidat au poste de commandant en chef de la police nationale. Leur statut civil n’a pas encore été défini et cette question ne devrait être résolue que par la suite, en coordination avec différents ministères. En outre, on ignore encore s’ils obtiendront la citoyenneté israélienne ou s'ils seront considérés comme résidents permanents. On ne sait pas non plus où les autorités comptent les loger.

Des milliers de réfugiés, originaires d’Afrique, tenteraient encore d’entrer illégalement en Israël. La plupart d’entre eux fuiraient toujours les massacres de Darfour mais ils auraient été rejoints par d’autres Africains qui profiteraient de l’occasion pour tenter eux aussi leur chance en Israël afin d’y recevoir une assistance humanitaire.

D’après les estimations, environ un millier de rescapés des guerres africaines auraient déjà réussi à s’infiltrer en quelques mois en Israël en franchissant la frontière égyptienne. Un certain nombre d’entre eux ont été recueillis provisoirement dans des kibboutzim, dans des villages arabes ou ailleurs. Des assistants sociaux et des volontaires les ont pris en charge de façon temporaire pour leur trouver du travail et un logement pour la durée de leur séjour.

http://a7fr.net/Default.aspx?tabid=52&articleType=ArticleView&articleId=41205

Divergences sur la composition de la "force hybride" au Darfour

22.09.07 | 15h25

Par Evelyn Leopold

NATIONS UNIES (Reuters) - Les représentants de 26 pays réunis vendredi à New York pour évoquer la composition de la force internationale qui doit être déployée au Darfour ne sont pas venus à bout de leurs divergences, au terme de quatre heures de discussions.

Sous commandement conjoint de l'Onu et de l'Union africaine, les 26.000 hommes de cette force de maintien de la paix seront chargés de ramener le calme dans la région de l'ouest du Soudan en proie depuis quatre ans à une guerre civile qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et 2,5 millions de déplacés.

"Tout le monde reconnaît que ce n'est que le début de la partie difficile. La violence n'a pas régressé", a souligné Mark Malloch Brown, ministre britannique chargé des relations avec l'Afrique, l'Asie et les Nations Unies, évoquant les combats qui ont éclaté cette semaine, notamment dans des camps de déplacés surpeuplés.

Bien que Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, et Alpha Omar Konaré, président de la Commission de l'UA, aient nié l'existence de divergences, la composition de la "force hybride" a révélé des désaccords au sujet des effectifs non africains.

De sources proches des Nations unies, on indique que le Soudan, appuyé par l'UA, a refusé les contributions de la Thaïlande et de l'Uruguay, qui proposaient l'envoi de fantassins.

Khartoum, qui avait pourtant accepté le principe de l'envoi de troupes non africaines pour des tâches spécifiques, s'est également opposé au déploiement de troupes du génie norvégien.

"Nous pensons que le Soudan n'a rien à craindre de la participation de troupes non africaines spécialisées à la force de maintien de la paix pour le Darfour", a souligné le secrétaire d'Etat adjoint John Negroponte, assurant que leur présence ne remettrait pas en cause le principe de "prédominance africaine".

"PRÉDOMINANCE AFRICAINE"

Les pays africains ont fourni "190%" des forces terrestres nécessaires, a quant à lui déclaré Lam Akol, chef de la diplomatie soudanaise, invitant les autres pays à assurer le financement et des missions logistiques.

Konaré a également jugé les offres de contributions "suffisantes sur tous les fronts". "Je suis convaincu que nous allons trouver un terrain d'entente sur tous les points techniques en discussions", a-t-il ajouté.

Jean-Marie Guéhéno, secrétaire général adjoint de l'Onu pour les opérations de maintien de la paix, a néanmoins émis des doutes quant à l'équipement et la formation des contingents proposés par certains pays africains.

Abdel Wahid al Nour, fondateur et président du Mouvement de libération du Soudan (SLM, l'une des principales composantes de la rébellion darfourie), a qualifié de "raciste" l'idée de ne recruter que des soldats africains dans la future force de maintien de la paix pour le Darfour.

"La résolution (1769 du Conseil de sécurité de l'Onu) prévoyait une force hybride - à savoir deux forces, une de l'UA, l'autre des Nations unies", a-t-il déclaré samedi à Reuters. "Cette force des Nations unies devrait provenir de l'Australie, de l'Asie, d'Europe, d'Amérique, de partout dans le monde - sinon, ce serait une idée raciste", a-t-il dit.

Nour, qui vit en exil en France, n'assistera pas aux pourparlers de paix prévus le 27 octobre en Libye entre les factions rebelles du Darfour et le gouvernement de Khartoum. Il pose comme préalable à sa participation, pourtant jugée cruciale au succès de tout accord au Darfour, l'envoi sur le terrain d'une force internationale garantissant la sécurité.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32527068@7-37,0.html

Un convoi humanitaire attaqué au Darfour, trois blessés

22.09.07 | 13h40

KHARTOUM (Reuters) - Deux véhicules de l'ONG World Vision International (WVI) sont tombés dans une embuscade jeudi dernier près du village de Bulbul Timisgo, dans le sud du Darfour, et trois employés humanitaires ont été blessés, a annoncé samedi l'Onu.

Huit personnes se trouvaient à bord des véhicules. "Deux d'entre elles ont été touchées à la tête, une troisième au bras. Les autres n'ont été que légèrement blessées par des éclats de verre ou de métal", ajoute l'Onu dans un communiqué en précisant que le convoi humanitaire portait bien en évidence des signes d'identification.

"C'est une attaque horrible et brutale contre des gens qui sont là-bas pour sauver des vies", a réagi John Holmes, sous-secrétaire général des Nations unies chargé des affaires humanitaires.

L'Onu a fait savoir que les attaques contre les travailleurs humanitaires au Darfour avaient augmenté de 50% entre juin 2006 et juin 2007.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32526543@7-37,0.html

Darfour: toujours de "graves violations des droits de l'homme", selon un rapport

GENÈVE (AFP) - Les différentes parties au conflit dans la région soudanaise du Darfour "continuent de commettre de graves violations des droits de l'homme et du droit humanitaire international", selon un rapport d'experts présenté lundi au Conseil des droits de l'homme réuni en session à Genève.

Le Soudan n'a appliqué qu'une partie des recommandations du Conseil des droits de l'homme et les mesures prises "n'ont pas eu d'impact clair sur le terrain", selon les sept experts mandatés par le Conseil.

"Tandis que certaines recommandations pour le court terme ont été partiellement mises en oeuvre par le gouvernement du Soudan, un impact clair sur le terrain (des mesures prises) n'a pu être identifié", selon le rapport intérimaire du groupe d'experts.

"Certaines recommandations de court terme n'ont pas été du tout traitées par le gouvernement", déplore le rapport.

Le manque de temps, les ressources financières et humaines limitées et la complexité de la situation marquée par l'accroissement du nombre d'acteurs armés "ne peuvent être invoqués par le gouvernement soudanais comme constituant des obstacles à la lutte effective contre les violations des droits de l'homme au Darfour", selon les experts.

Publié le: 24/09/2007 à 09:46:22 GMT
Source : AFP

http://www.avmaroc.com/actualite/darfour-toujours-a100226.html

Darfour: Une ONG menace de partir

International 24/09/2007 - 13:55

L'ONG humanitaire britannique Oxfam, qui fournit eau et services sanitaires à un demi-million de réfugiés, a menacé, lundi, par le biais de sa directrice locale, Caroline Nursey, de se retirer du Darfour, si l'insécurité persiste.

"Oxfam opère aux limites de ce qui est tolérable pour une organisation", a-t-elle expliqué. Après quatre ans passés au Soudan, "la seule raison" pour laquelle l'ONG est encore là-bas est qu'ils ont "conscience qu'un grand nombre de gens sont totalement dépendants de nos services".

http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200739/darfour-une-ong-menace-de-partir_58269.html?popup

Darfour: Paris veut une force européenne

International 24/09/2007 - 12:48

Selon Le Monde, la France doit présenter mardi, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, un projet de résolution sur la création d'une force européenne de 4 000 hommes à la frontière avec le Darfour, dont 1 500 Français maximum.

Le texte prévoit le déploiement "pour une durée de un an" au Tchad et en Centrafrique d'une "présence multidimensionnelle" chargée de favoriser le retour des réfugiés, de "contribuer à la protection des populations civiles en danger" et de faciliter l'aide humanitaire, selon le quotidien.

Cette force opérant sous mandat des Nations unies viendrait en appui de la force hybride ONU/Union africaine qui doit se déployer en 2008, dont la composition exacte n'est encore connue.

http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200739/darfour-paris-veut-une-force-europeenne_58250.html

La France veut une force européenne près du Darfour

LE MONDE | 24.09.07 | 14h06 • Mis à jour le 24.09.07 | 14h06
NEW YORK ENVOYÉE SPÉCIALE

Alors que Nicolas Sarkozy doit présider, mardi 25 septembre, à New York, une session spéciale du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à l'Afrique, les diplomates français ont donné un coup d'accélérateur à l'envoi, au Tchad et en Centrafrique, d'une force européenne pouvant comporter jusqu'à 4 000 soldats, destinée à stabiliser les régions affectées par le conflit du Darfour.

M. Sarkozy, qui participe pour la première fois à l'Assemblée générale des Nations unies, veut valoriser le rôle de la France dans le traitement de la guerre du Darfour, où 200 000 personnes ont, selon l'ONU, trouvé la mort dans le conflit qui oppose depuis 2003 les rebelles locaux au pouvoir central soudanais. Les troupes européennes au Tchad et en Centrafrique viendraient en appui au déploiement prévu en 2008 au Darfour d'une force militaire ONU-UA (Union africaine) de 26 000 hommes.

Le projet de résolution, dont Le Monde a pris connaissance, devait être "mis au bleu" lundi, dernière étape de procédure permettant un vote du Conseil de sécurité, qui se réunira au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement. Paris souhaite faire adopter dès mardi la résolution, placée sous le chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui autorise le recours à la force.

Le texte prévoit la mise en place "pour une durée d'un an", au Tchad et en Centrafrique, d'une "présence multidimensionnelle" destinée à favoriser le retour des réfugiés et des personnes déplacées, à "contribuer à la protection des populations civiles en danger", à faciliter l'aide humanitaire et les efforts de reconstruction et de développement.

L'opération comportera deux volets : l'un, policier, relevant de l'ONU (300 policiers onusiens appuieront environ 850 policiers tchadiens devant être déployés dans les camps de réfugiés) ; l'autre militaire, sous l'égide de l'Union européenne (UE), dont le contingent aura pour mission de sécuriser des zones très volatiles, parcourues de milices armées, dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique.

Les responsables français ont eu du mal à convaincre des pays européens de contribuer à un tel déploiement, car plusieurs capitales ont exprimé des doutes sur les modalités d'une opération qui, de fait, constituera un appui militaire important à des régimes du "pré carré" français en Afrique, aux prises avec des rébellions armées locales. Au Tchad, l'armée française est intervenue à plusieurs reprises en 2006 pour bloquer des attaques de rebelles menaçant la capitale, N'Djamena. En Centrafrique, elle a combattu fin 2006 pour reprendre la ville de Birao, tombée aux mains de rebelles armés.

L'équipe du ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est employée à lever les réticences de pays européens qui craignent de voir leurs soldats entraînés dans un bourbier régional où la France n'est pas perçue comme une partie neutre. La Suède, la Pologne, la Belgique, l'Espagne, l'Autriche, la Roumanie et la Grèce ont notamment été sollicitées. Les officiels français ont répété à leurs interlocuteurs que la priorité était de soulager les souffrances des civils affectés par la guerre du Darfour, et qu'il s'agissait d'une occasion de mettre en valeur la capacité de l'Union européenne à avoir une politique de sécurité et de défense commune.

Ils ont aussi rappelé que le déploiement d'une force internationale dans ces régions a été prôné par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et son prédécesseur Kofi Annan. L'UE a finalement donné un accord de principe fin juillet, mais la composition de la force destinée au Tchad et en Centrafrique, qui pourrait être déployée à partir du mois d'octobre, n'est pas encore finalisée.

La proportion de soldats français qu'elle comportera (les diplomates parlent de 50 %) est l'une des questions sensibles. Des organisations humanitaires internationales présentes dans ces régions craignent qu'une opération à composante trop française dérape vers des combats contre les rebelles tchadiens et centrafricains. Des ONG comme Oxfam et Action contre la faim ont fait des démarches pour inciter la Suède et d'autres pays européens à envoyer le plus de soldats possible afin de "diluer" la part française.

Ces ONG s'inquiètent des menaces proférées, depuis fin juillet, par plusieurs chefs rebelles tchadiens, dont Timane Erdimi et Mahamat Nouri qui, dans un communiqué, ont mis en garde contre "les initiatives françaises visant à transformer les troupes françaises au Tchad en une force européenne", et prévenu que cela mènera "directement à un conflit avec nos forces armées".

Les pays européens devant contribuer à la force ont insisté pour qu'une relève de ce dispositif militaire au Tchad et en Centrafrique soit assurée au bout d'un an par une force de l'ONU, afin que l'engagement de leurs troupes soit clairement limité dans le temps. Le projet de résolution déposé par la France au Conseil de sécurité est cependant vague à ce sujet. Il évoque seulement "une possible opération des Nations unies en fonction de l'évolution de la situation".

La raison en est que le président du Tchad, Idriss Déby, s'il a accepté la force européenne, rechigne à laisser l'ONU se déployer militairement sur une partie sensible de son territoire national, dans des zones frontalières avec le Soudan. Il avait déjà refusé une demande de la France, en 2006, pour qu'une force internationale soit déployée le long de la frontière.

Des experts de la région, notamment ceux de l'organisation Human Rights Watch, ajoutent que le déploiement de la force européenne intervient trop tardivement, alors que des pans entiers de l'est du Tchad sont déjà investis par des groupes armés ayant des bases au Soudan.

Malgré les questions qu'il suscite, le déploiement d'une force européenne au Tchad et en Centrafrique est perçu par les entourages de MM. Sarkozy et Kouchner, qui ont fait de la question du Darfour une de leurs priorités, comme un succès diplomatique de la France. Ce projet a été activement défendu à partir du mois de juin, lorsque l'idée, évoquée un temps par M. Kouchner, d'ouvrir des "couloirs humanitaires sécurisés" vers le Darfour à partir du Tchad a été abandonnée en raison de l'ingérence que cela aurait représenté aux yeux du Soudan. Paris avait alors cherché à compenser ce revers en organisant un pont aérien transportant de l'aide humanitaire aux réfugiés du Darfour massés dans l'est du Tchad.

Natalie Nougayrède
Article paru dans l'édition du 25.09.07.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-958715@51-947123,0.html
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