Lettre d’information de la sfes n°70- septembre 2007







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Lettre d’information de la SFES n°70– Septembre 2007
 
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SFES

 

Subterranea n° 143

 

Le numéro de Septembre du bulletin de la SFES vient de paraitre. Au sommaire:

Editorial - C. Kahn P. 65

Le 30ème congrès de la SFES - C. Kahn et L. Stevens

L'assemblée générale de la SFES tenue à Mirebeau le 15.7.2007 - L. Stevens

Les caves aux neufs fours. Rue haute du Bourg (Montsoreau - 49) - A. Boyer et P. Hamelain

A propos du souterrain annulaire d'Arcy à Essertines-en-Chateauneuf (Loire) - R. Delavigne

Intervention du Spéléo Secours Français suite à une explosion de gaz dans une habitation troglodytique à Nazelles-Négron (Amboise-37) - F. Gay

Ce numéro peut être commandé au prix de 8euros + 1.8 euros de frais de port chez M. Barbotte (marcel.barbotte@wanadoo.fr

Marcel Barbotte
5, Petite Rue
76220 BEAUVOIR EN LYONS

 

COLLOQUE 

 

Colloque cavesnetwork

 

Les 25 et 26 septembre 2007 se tenait à Saumùur le colloque Cavesnetwork qui a rassemblé près de 200 personnes pour débattre de l'avenir du troglodytisme, de ses risques et de son potentiel.

Les actes de ce colloque devraient suivre prochainement.

Plus d'info sur ce projet: http://www.cavesnetwork.org

 

 

PUBLICATIONS

 

Liehr Gunter, Olivier Fay « Les souterrains de Paris », Edition de Borée, 190 pages, Septembre 2007-10-05

 

 

CLABAUT Les caves de Douai. La construction civile au Moyen Âge, 2007, 332 p. 21,00 €
Malgré une prospérité remarquable au Moyen Age, Douai conserve peu de vestiges architecturaux de cette période, en dehors du beffroi et de quelques portions des fortifications, et il ne subsiste rien des constructions privées. Le dynamisme et la précocité de la recherche archéologique à Douai ont permis, à l'occasion de quelques chantiers menés en centre ville, de reconnaître l'emplacement de certaines d'entre elles mais surtout de révéler l'existence de vastes caves encore conservées dans les sous-sols de la ville. La nécessité d'un recensement global s'est donc imposée, étendu à l'ensemble de la paroisse Saint-Pierre qui reprend le noyau médiéval de la ville. Ce sont près de 50 caves anciennes maçonnées en grès d'extraction locale, très souvent extrêmement bien conservées et parfois sur deux niveaux qui ont été recensées au cours de cette étude. Leur analyse détaillée permet non seulement de mieux connaître les techniques de construction en milieu urbain au Moyen Age, mais offre aussi un catalogue typologique de premier ordre par la variété, l'élégance et la longévité des architectures mises en œuvre et des supports pour les plus vastes d'entre elles. Locaux de commerce, spécifiquement tournés vers le stockage et la conservation du vin, leur position dans le parcellaire autorise la reconstitution de grands domaines médiévaux, de certaines portions de la voirie, et permet d'échafauder des hypothèses intéressantes sur l'existence de bâtiments civils aujourd'hui disparus. C'est donc un patrimoine de premier ordre, le plus ancien de la ville, qui est conservé sous nos pieds, livre ouvert sur le Moyen Age urbain qui ne demande qu'à être feuilleté.
http://www.librairie-archeologique.com/ n°32401

 


AGRICOLA G. De Re Metallica, 1556, rééd. 2006, 508 p. 70,00 €
Traduction de l'édition originale latine de 1556, due au grand spécialiste de l'archéo-métallurgiste qu'est A. France-Lanord, fondateur du Musée du Fer à Nancy. L'ouvrage de Georg Bauer, dit Georgius Agricola est au milieu du XVIe s. le "premier grand manuel destiné à l'enseignement de l'art de la métallurgie". La qualité des illustrations, très abondantes et magnifiquement reproduites dans cette édition "à l'ancienne", comme la précision du texte font de ce livre une source documentaire inépuisable sur les mines, l'extraction et la réduction des minerais, la préparation des métaux au Moyen Age.
http://www.librairie-archeologique.com/ n°16206

 

 

J. Carpentier, Un souterrain laténien dans son contexte à Cormelles-le-Royal (Calvados) in Archéologie et prospection en Basse-Normandie, 2006, 261 p., 201 ill. n.b. 27,00 €

 

DANS LA PRESSE

 

A Paris, il y a une vie sous terre

Tout récemment, en septembre dernier, l’hôpital psychiatrique de Sainte-Anne a ouvert ses portes au public. Les visiteurs ont pu découvrir ce qui est resté une énigme pour les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale : les profondeurs des catacombes, à 30 mètres sous le centre hospitalier. Jadis, un réseau de médecins résistants s’y donnait rendez-vous. Depuis, ce sont les cataphiles, autrement dit les amateurs de cavités souterraines, qui y festoient le week-end, entre les murs tagués. Les catacombes ont leur lot de mystères. Une vie parallèle s’y déroule.

Il n’y a pas si longtemps, le 3 septembre 2004, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour une affaire de « vol d’électricité ». La police, informée par un cataphile, venait de découvrir deux cavités souterraines à 18 mètres de profondeur sous le Trocadéro (dans le 16e arrondissement). L’une des deux était une salle de cinéma de 400 mètres carrés avec un matériel en état de marche. Cette salle de projection sauvage comportait un écran, des chaises et des gradins taillés dans la pierre. Juste à côté, un espace avait été aménagé en salle à manger avec bar. On y a retrouvé des bouteilles d’alcool et des films noirs des années 1950 et 1960. Il y avait même un téléphone. Un dispositif avait été mis en place pour faire fuir les curieux : à l’entrée, toute présence humaine déclenchait un bruit d’aboiements de chiens.

Lorsque les policiers sont redescendus avec des agents EDF pour établir l’origine du courant, tout avait été débranché. Une affichette avait été apposée, vraisemblablement par les utilisateurs des lieux, indiquant « Ne nous cherchez pas ». Personne n’a été interpellé. Cela étonne à première vue, mais le service des carrières de la ville de Paris ne connaissait pas cette salle. Dans le même temps, quelques détenus au niveau inférieur de la prison de la Santé, construite sur un gruyère, signalent aux gardiens des bruits étranges qui proviennent des sous-sols. Il ne s’agissait pas d’une tentative d’évasion mais de cataphiles qui faisaient la fête dans une salle aménagée des catacombes. Là encore, personne n’a été retrouvé.

Il y a 300 kilomètres de galeries qui s’étendent sous la ville des lumières. Ce sont d’anciennes carrières de gypse et de calcaire dont l’exploitation, qui a démarré au XIIe siècle, servait à fournir les matières premières nécessaires pour la construction de la ville. Abandonnées, elles sont recouvertes progressivement, et accueillent les ossements des cimetières parisiens depuis 1786. Aucun plan n’avait été tracé et aujourd’hui seule une infime partie du réseau est ouverte au public, là où les ossements de générations de parisiens s’empilent pour former des murs : ce sont les catacombes officielles, à Denfert-Rochereau. Ailleurs, c’est l’aventure. C’est dans les années 1960 et 1970 que la cataphilie atteint son sommet. Les étudiants s’en servaient pour contourner les CRS en mai 68, et « descendre dans les catas » était devenu une pratique courante, aussi dangereuse qu’interdite, chez les lycéens et étudiants.

Des cartes s’échangent, et l’on se réunit dans les salles souterraines après avoir marché sur des centaines de mètres en file indienne et le dos courbé, une torche à la main. Il faut ramper, se faufiler dans des chatières où l’on peut à peine passer et traverser des galeries parfois inondées où l’eau monte jusqu’aux genoux. On est à près de 20 mètres sous terre, plus bas encore que le métro et les égouts. Il y fait 15 degrés l’été comme l’hiver et le silence est roi. C’est une entrée dans un autre monde. Le dépaysement est radical. On y tombe sur d’anciens abris anti-aériens, d’anciens bunkers allemands, des ossuaires, des fontaines... Certaines salles ont une histoire vieille de plus de deux siècles, à l’exemple de la tombe de Philibert Aspairt, le portier du Val-de-Grâce qui a perdu son chemin dans les souterrains de Paris en 1793.

Une identité cataphile se développe, et une forme d’art contemporain prend forme : aménagement et décoration de salles, sculptures étonnantes (parfois des villes miniatures entières sont taillées dans la roche, à côté de gargouilles), graphes et fresques. Chaque médaille a cependant son revers. La police, narguée, reçoit des plaintes de cataphiles eux-mêmes qui se sont retrouvés dépouillés, agressés ou violés dans les catacombes. Les autorités dotent alors l’Inspection Générale des Carrières (IGC) de moyens renforcés. En 1981 le commandant Jean-Claude Sarratte obtient une équipe complète. Le jeu du chat et de la souris commence. Les Renseignements Généraux infiltrent les groupes de cataphiles pour mieux les connaître. Ils s’aperçoivent qu’il ne s’agit en rien de grand banditisme, de groupuscules, de sectes ou de gens manipulés. Pas de messe noire ou de trafic de drogue. Aucune récupération ou revendication mis à part le cas de quelques militants d’extrême-droite de la faculté d’Assas. Ce qui motive « l’accroc des catas » est une passion pour le patrimoine méconnu. Un profil type a été établi. Le cataphile est jeune (68% n’ont pas même 25 ans), masculin (il n’y a que 16% de femmes), étudiant (c’est le cas de 41% d’entre eux) et descend dans la majorité des cas le week-end.

Alors que les médias sont dans les deux camps, la police bétonne les entrées des galeries, mais les cataphiles parviennent à tout déboucher. L’IGC actionne le frein. Alors les cataphiles, qui se comptaient par milliers à la fin des années 1970 ne sont plus que 250 au début des années 1990. Ceux qui restent sont passionnés, tenaces et courageux. Il faut en effet contourner les CRS, les accidents et les mauvaises rencontres et éviter la leptospirose. La partie la plus intéressante des catacombes s’étend aujourd’hui sous le 14e et une partie du 13e arrondissement.

L’on y accède par un trou proche des rails d’une voie. Fréquemment bouchée puis débouchée, cette entrée semble comme indiquée par les célèbres petits hommes blancs peints par Jerôme Mesnager, que l’on retrouve à l’intérieur même des galeries. Alors que le soleil se couche, des cataphiles, par groupe de quatre ou cinq, marchent sur les rails jusqu’à l’entrée, armés d’un casque avec lampe frontale. Taara, une blonde au visage très pâle, empreinte ce passage depuis une dizaine d’années, elle en connaît tous les recoins et témoigne d’une solidarité entre les cataphiles. « On s’échange des infos. Les rencontres soudaines sont amicales. C’est comme des aventuriers qui se croisent à l’autre bout du monde. » Le célèbre graffeur Bando s’est également illustré dans les catacombes, emportant dans son sillage l’auteur du livre Paris Tonkar, Tarek ben Yakhlef.

Au rang des espaces remarquables, notons la « salle Z » et ses voûtes, tournées, consolidées et inspirées de l’art roman. La salle Z est un lieu de prédilection pour les fêtes cataphiles, même si la fréquentation a beaucoup diminué. Un nom qui revient assez souvent également est « la plage ». Il s’agit d’une salle construite depuis une vingtaine d’années et dont le sol est constitué de sable de comblement. L’on remarquera sur ses murs une réplique d’une peinture du Japonais Hokusai. Enfin, on ne peut descendre dans les catas sans passer par « le château ». Cette grande salle ornée de gargouilles comporte une table ronde cernée par des bancs. Un château fort miniature y a été sculpté et un chandelier en fer forgé se dresse au milieu.

Les cataphiles s’appellent tous par leur pseudonyme. Certains grands noms sont incontournables. On retiendra Vox Cataphilus, Caron l’ange gardien, L’Araignée noire, Hamster jovial, Sas le prince des catacombes, Le baron blanc, Gaspe le lézard, La Mouette du 13e, Krapulax, Doc Tintin, Le Faux Boss, Frank en stein, Phantom, Cataschtroumpf, Barbara Glowceski, Fredy Panzer, Dragon buveur, K-taclysme et Hypnose. Beaucoup ont ouvert des sites dédiés à leur passion sur Internet. Mais attention, les cartes qu’ils mettent à disposition peuvent ne plus être d’actualité. Alors attention à ne pas se perdre.

Par Alexandre Holtrop

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29797

 


--- SFES ---
 
Fondée en 1971, la Société Française d'Etude des Souterrains (SFES) est une société savante qui a pour vocation principale l'étude des cavités artificielles creusées par l’homme (souterrains aménagés, carrières, troglodytes, …). La SFES regroupe des personnes de tous horizons, archéologues amateurs et professionnels, spéléologues, historiens, mythologistes ou simple curieux, réunies par l'intérêt porté à tous les domaines de recherche concernant le monde souterrain. La SFES constitue un espace d'échanges entre tous les spécialistes des souterrains. Pour cela, elle publie une revue trimestrielle Subterranea et organise un congrès annuel.
 
Pour devenir membre de la Société Française d’Etude des Souterrains envoyez-nous un e-mail chez sfes@chez.com avec votre adresse postale. Vous recevrez un dépliant expliquant plus en détails les buts et activités de notre société ainsi qu’un formulaire d’adhésion.
 
Prix de la cotisation pour 2007:
35 euros pour une personne
40 euros pour un couple
20 euros pour les étudiants
20 euros pour les personnes en difficulté économique 50 euros pour les sociétés
 
 
VISITEZ le site Internet de la SFES :
http://www.chez.com/sfes
 

 

 

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