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Marc-Antoine BAUDOT :

MEdecin terroriste à toulouse



BIBLIOGRAPHIE


Archives nationales. Décrets et correspondance de Baudot et Chaudron-Rousseau, oct.93 - nivôse an II.

BAUDOT Marc-Antoine. Notes historiques sur la Convention Nationale, le Directoire, l’Empire et l’exil des votants, publié par Mme Vve E.Quinet.Paris, impr.D.Jouaust,1893.

CASTEX J.et PERONNET M. La Révolution Française dans la Haute-Garonne, Horwath, 1989.

CONNAC E. La révolution à Toulouse et dans le département de la Haute-Garonne. Revue des Pyrénées, 1899-1901.

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LENÔTRE G. Sous le bonnet rouge, Grasset, Paris, 1936.

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PENTIER Yves. Les comités révolutionnaires toulousains(1791-1795) mém. de maîtrise, 1971.

RAMET H. Histoire de Toulouse, s.d.

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ROUDINESCO Elisabeth. Théroigne de Méricourt. Le Seuil, Paris, 1989.

SAUCEROTTE Constant. Les médecins pendant la Révolution. Ed. L.Pariente, Paris 1989.

TAILLEFER M. La révolution en pays toulousain. Ed. Loubatières, 1989.

TRIMOULIER A. Un missionnaire de 93 : M.A. Baudot, 1908

WALLON Henri. Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en l’an II, Paris, Hachette, 1889-1890, 5 vol.

CHRONOLOGIE BIOGRAPHIQUE


1. Naissance le 18 mars 1765 à Liernolles dans l’Allier,au château de la Forêt de Viry,fils de Jean-Marie, fermier aisé .Il a pour parrain Marc-Antoine Durand,docteur en médecine,procureur du Roi et syndic de la ville de Paray.
2. Etudes à Montpellier.Thèse en 1786.Cette même année,le 10 septembre,mariage à Charolles.

de Marc-Antoine Baudot,docteur en médecine, demeurant à Digoin,fils de sieur Jean-Marie baudot,

bourgeois demeurant à Digoin,et de dame Claude Deshaires et de

demoiselle Nicole Marie-Rose de Gouvenain,fille mineure demeurant en cette ville,fille de feu Jacques de Gouvenain,bourgeois en icelle,et dame Philiberte Aubery.

3. Installation à Charolles comme médecin de 1787 à 1792. Inscrit à la Société des amis de la Constitution.

Le 12 juin 1791 est baptisé Jean-Jacques Camille Robert Pierre, né le jour précédent,fils ainé et légitime de Marc Antoine et de Rose.Le parrain est Jean Perrin, homme de loi et sa marraine Philiberte de Gouvenain épouse de Claude Garnier, avoué en cette ville. En août 1793 Jean-Jacques est en nourrice chez les citoyens Garnier !

Le 3 septembre 1789 Marc-Antoine est réprimandé par les officiers de l’état major pour son attitude moqueuse vis à vis de la milice nationale quelque peu mise à mal par la grande peur.



  1. « Monte » à Paris faire de la politique de 1792 à 1799.

Elu suppléant à la Législative, il est appelé, après la démission de Desplaces, à y siéger à partir de juillet 1792.

Réelu à la Convention, il siège à la Montagne avec les dantonistes.

En janvier 1793 il vote la mort du Roi, contre l’appel au peuple et contre le sursis.

Le 12 avril 1793 (donc absent le 13 lorsqu’on procéda à l’appel nominal sur la mise en accusation de Marat) il est envoyé comme représentant en mission dans le Sud-Ouest à Bayonne puis à Toulouse où il dénonce les manoeuvres fédéralistes et girondines des autorités,exige leur destitution,tous furent arrêtés et guillotinés.

En juillet, sur rappel, il retourne à Paris. Il dénonce à la Convention les autorités de Toulouse comme étant de connivence avec celles de Bordeaux et demande qu’elles soient appelées à rendre compte de leur agissements.

Renvoyé en mission dés la fin juillet dans le Lot, puis à Montauban,à Limoges, à Bordeaux où il rejoint Tallien, à Toulouse où on le délègue à mettre à éxécution le décret de mise hors la loi de la commission insurrectionnelle de Bordeaux où la mise au pas ne se passa pas aussi facilement qu’il l’espérait et il dut se résoudre à appeler à la rescousse la troupe pour réduire les agitateurs.en septembre il est chargé d’apaiser les troubles qui ont éclaté dans la haute-garonne,l’ariège et le tarn où les nobles et les prêtres réfractaires s’agitent. Avec Chaudron-Rousseau il fait arrêter 1500 suspects à Toulouse et autorise des actes de vandalisme .il repart pour bordeaux où il organise le pillage et rentre presque aussitôt à paris.

Début novembre il est envoyé avec Lacoste à l’armée du Rhin et de la Moselle ; il annonce d’emblée « en changeant de climat, je ne changerai pas d’ardeur révolutionnaire » ; il est à Strasbourg, aux cotés de Saint-Just, vit parmi les soldats, préside des conseils de guerre, nomme Hoche à la place de Pichegru, assiste à la victoire de Reichshoffen.

En janvier 1794 de nouveau en Alsace et au Mont-Terrible.

Secrétaire de la Convention le 21 mars, il assiste à la fête de l’Etre Suprême, refuse de participer au complot contre Robespierre absent pour congé le 9 thermidor ; il est à Châlons sur Saône, le 30 juillet il part pour les pyrénées orientales et y reste plusieurs mois. Il apprend par les journaux alors qu’il prend un peu de repos bien mérité à Charolles qu’il est décrété d’arrestation le 1er juin 1795 pour ses interventions en Alsace,il fuit à Venise.

Il rentre à Paris le 9 octobre 1795 et est amnistié le 15 ! Son mobilier a été saisi et vendu, ses papiers dispersés !

Il reste quelques mois à Paris, puis revient exercer la médecine à Charolles, il achète le château d’Estrées en 1795 et d’autres terres, se fait discret et réapparait toujours à Paris où il sollicite auprés de Bernadotte un poste au Ministère de la Guerre en juillet 1799 qu’il abandonne au départ de Bernadotte.


5. Pendant l’Empire il retourne à Charolles ; il habite la même maison que les parents d’Edgar Quinet.

Il semble qu’il reprenne l’exercice de la médecine,il fait un voyage aux Etats-unis. Son fils Pierre, lieutenant, meurt pendant la campagne de Russie. Il a trois autres enfants. Au moment des cent jours, par haine des bourbons,il accepte de Napoléon un emploi de lieutenant de police à Morlaix, sept mois plus tard il tombe sous la loi de bannissement.


6. Après le retour de Louis XVIII , en 1816, il doit s’exiler. Mis en prison comme ancien membre de la Convention et surtout comme régicide il doit partir pour l’étranger : en Suisse, à Bruxelles puis à Liège. Il commence à écrire en exil des mémoires.


7. Retourne en France en 1830 après la révolution de juillet à 65 ans et finit ses jours à Moulins, meurt en 1837.

« Personne ne leur tendit la main ; ils reparurent étrangers dans leur propre maison ; leur ombre toute seule eût fait plus de bruit.....Ils voulurent revoir leur province natale : pas un seuil ne s’ouvrit à eux ; le séjour leur devint bientôt insupportable. Après s’être convaincus qu’ils étaient inconnus aux vivants,ils se retirèrent à l’écart, dans quelque abri obscur,regrettant l’exil d’où ils étaient sortis.... ». E.Quinet à propos des conventionnels bannis.

Ses obsèques eurent lieu sans l’assistance du clergé !
Au total, un parcours chaotique, dominé par son engagement dans la Révolution avec comme point fort son action de représentant en mission auprés des armées de la République et à Toulouse. Il faut aussi se souvenir du médecin, peu engagé dans une pratique quotidienne, mais dont on doit seulement retenir une thèse incendiaire, du mémorialiste posthume et enfin du conventionnel exilé fidèle juqu’au bout à ses engagements de jeunesse.

« Madame, il y a ceux qui ont la fièvre pendant 24 heures,

moi je l’ai eu pendant 10 ans. »

Marc-Antoine BAUDOT

1765-1837
*

Le corps médical en 1789




Qu’en était-il du corps médical en 1789 ? J’entends le corps des praticiens. Sans occuper une position sociale comparable aux aristocrates ou à celui du haut clergé, ni même comparable au statut des professions juridiques, le médecin occupe une situation sociale relativement aisée, il ne s’oppose pas dans sa majorité et de façon systématique au régime monarchique. Les cahiers de doléances des médecins témoignent d’ailleurs de leurs préoccupations plus réformistes que révolutionnaires. Ils appellent de leurs voeux une réforme des études médicales : en particulier ils réclament des cours de médecine pratique dans les hôpitaux, des cours d’anatomie et des dissections. Ils demandent la disparition des médecins à privilèges. Au passage,ils en profitent pour régler une vieille querelle qui les oppose encore aux chirurgiens (plus pour longtemps) en exigeant que ces derniers soient plus instruits dans le traitement des affections médicales !Ils n’oublient pas enfin de prendre la défense de leur corporation contre les charlatans les plus divers. De fait, pendant la révolution, chacun se détermina en fonction de ses opinions. Il y eut ceux qui restérent spectateurs de ce grand chambardement tout azimut et qui ne furent pas inquiétés,ceux qui émigrèrent, ceux qui participèrent plus ou moins activement à la Révolution :c’est ainsi qu’il y eut 16 médecins députés à l’Assemblée Constituante, 22 à la Législative et 39/749 députés à la Convention, n’oublions pas enfin qu’il y eut 104 de nos confrères qui furent guillotinés !
Le docteur Marc-Antoine Baudot, à coté de Marat et de Guillotin et de bien d’autres fut un de ceux qui participa de très près à ce moment exceptionnel de l’Histoire de France.

*

LE MEDECIN




  1. Les études.


C’est à Montpellier que Baudot fait ses études de médecine. Il s’agissait d’études coûteuses, presque exclusivement théoriques. « Le bachelier ne fréquente pas l’hôpital, il apprend la médecine dans ses livres classiques et aux cours non moins classiques de ses maîtres ». Il y a des cours d’anatomie, de botanique, de pathologie interne, de thérapeutique mais pratiquement jamais de présentation clinique au lit des malades. La fin des études est sanctionnée par des examens, aprés acquittement de tous les droits et surtout par la rédaction d’une thèse.

B. La thèse
La plupart ne sont pas trés originales. Les sujets les plus divers sont abordés. C’est ainsi que j’ai relevé par exemple les sujets suivants présentés à la même époque où Baudot lui-même présentait la sienne : Défense de l’allaitement maternel, Salubrité de l’air des villes,

Prescription du vin mousseux dans les affections putrides, Le médecin doit-il se marier ? Vertus de l’équitation chez la femme........Pour ce qui concerne B. il présente une première thèse le 9 novembre 1786 qui est refusée dans ces termes : « ce jour Mr le doyen et les professeurs ont estimé qu’il était de leur devoir de refuser la thèse de Mr B. comme étant contraire aux bonnes moeurs,sur quoi lecture faite de la dite thèse, il a été unanimement délibéré que le sieur B. serait sur le champ mandé dans le conclave et qu’il lui serait notifié en présence du syndic des étudiants que l’université avait vu avec autant de surprise que d’indignation qu’il se fut permis de publier une thèse aussi répréhensible quant aux moeurs et qu’en conséquence il eut à remettre tous les exemplaires pour être brulés sur le champ. » Il soutient quelques jours après, le 11 novembre, une deuxième thèse, cette fois admise:USUM VENERIS SALUBERRIMUM* avec, comme citation sur la page de couverture, ces vers de Plutarque :

Ceux qui par trop fuyant Vénus estrivent,

Faillent autant que ceux qui trop la suivent.

Clin d’œil manifeste à ses maîtres qui cette fois accepte ce travail probablement pas très éloigné du premier mais peut-être quelque peu édulcoré. Il n’empêche que B. se montre déjà révolutionnaire dans un domaine à propos duquel les sans-culottes oublieront d’ailleurs de légiférer !

C. La vie professionnelle.
Baudot, ses études terminées,s’installe à CHAROLLES.Nous ne savons rien de sa vie professionnelle.Comme la plupart d’entre nous il devait partager son temps entre ses consultations et ses visites.Pendant l’Empire il reviendra s’installer à Charolles, le jeune Edgar Quinet qui se souvient très bien de lui et de cette époque, ne garde par contre aucun souvenir médical. Ce qui est sûr, c’est qu’à aucun moment Baudot ne parle de son métier de médecin ou alors c’est pour en dire le peu d’intérêt qu’il lui accorde : « Il faut maudire le charlatanisme sous toutes ses formes, y compris la médecine, qui ne doit son prestige, comme la religion,qu’à l’aveuglement des hommes ? ». C’est peu dire dans quelle estime il tenait la médecine.

*

LE POLITIQUE




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