Roman de Gustave flaubert







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André Durand présente
‘’Madame Bovary’’

(1857)
roman de Gustave FLAUBERT
(320 pages)

pour lequel on trouve un résumé
puis successivement l’examen de :
la genèse de l’œuvre (page 6)
l’intérêt de l’action (page 7)
l’intérêt littéraire (page 10)
l’intérêt documentaire (page 11)
l’intérêt psychologique (page 14)
l’intérêt philosophique (page 19)
la destinée de l’œuvre (page 20)
le film de Claude Chabrol (page 22)
Bonne lecture !


Vers le milieu du XIXe siècle, un garçon d'une quinzaine d'années entra au Collège de Rouen dans la classe de cinquième. Tout en lui, son maintien comme sa mise, était ridicule : appelé à dire son nom, il avait prononcé « Charbovari » et ses camarades se moquèrent de ce « pauvre diable au nom inintelligible ». Ce nouveau, Charles Bovary, était un « gars de la campagne ». Il arrivait d'un village aux confins du pays de Caux et de la Normandie où ses parents s’étaient retirés. Son père étaitt un incapable qui n'avait su qu'accumuler les échecs. Sa mère, aigrie, chercha à compenser ses déceptions par son amour pour son fils. Il quitta le collège à la fin de la troisième pour étudier la médecine à Rouen. Très médiocre étudiant, il échoua une première fois à l'examen et ne réussit qu’à passer celui d'officier de santé qui permettait à l'époque d'exercer la médecine sans avoir le titre de docteur en médecine. Il s'installa à Tostes et sa mère lui fit épouser une veuve de quarante-cinq ans « laide » et « sèche », Mme Dubuc, mais qui avait du bien. Elle l'aima à la passion mais exerça à son égard une véritable tyrannie. Ainsi, la vie conjugale parut être au jeune homme une nouvelle prison.

Une nuit d'hiver, il fut appelé à la ferme des Bertaux. Le père Rouault, le maître des lieux, un paysan qui paraissait assez aisé, venait de se casser la jambe. L'officier de santé fut sensible au charme de Mlle Emma, sa fille. Il multiplia les visites aux Bertaux, jusqu'au jour où son épouse jalouse lui interdit d'y retourner. Au début du printemps, le notaire de celle-ci disparut en emportant ses fonds, la laissant à demi ruinée. Elle mourut brusquement une semaine plus tard.

Peu après, le père Rouault l'invita aux Bertaux, pour le distraire... Il revit Emma et, durant l'été, prit conscience de son amour pour la jeune fille. À l'époque de la Saint Michel, il se décida à la demander en mariage. La noce fut fixée au printemps suivant, l'hiver fut occupé par les préparatifs.

Après les noces, Charles découvrit dans mille petits détails le bonheur près d'Emma. Il s'émerveillait de trouver en elle une épouse accomplie, sachant aussi bien conduire convenablement son ménage que dessiner, jouer du piano, recevoir avec élégance. Mais la jeune femme était loin de faire semblable découverte. La réalité ne correspondait pas à ce qu'elle avait lu dans ses livres car elle avait été élevée dans un couvent, parmi des jeunes filles du monde, s’y était délectée de livres pieux, mais aussi de Bernardin de saint-Pierre, de Chateaubriand, de Lamartine, de Walter Scott, de romans sentimentaux et historiques, de poèmes romantiques, avait rêvé devant des images pieuses, des assiettes peintes, des gravures anglaises ou exotiques représentant des scènes d'amour. Et cette influence fut très forte sur « son tempérament sentimental », faisant naître en elle toutes sortes de songes romanesques, d’amours fabuleuses et de luxe, dont la vie humble et rangée que lui offrait un époux bon mais médiocre, totalement dépourvu de mystère et de raffinement, ne permettait pas la réalisation. La jeune femme que l'ennui menaçait devait se heurter, de plus, à l'hostilité jalouse de sa belle-mère.

À la fin de septembre, pourtant, un événement vint rompre la monotonie de son existence : les deux époux furent invités à un bal au château de la Vaubyessard, chez le marquis d'Andervilliers. Emma, émerveillée, découvrit alors furtivement un autre monde fait de luxe et de bonheur, ce monde enchanté auquel elle avait tant rêvé, existait. Cela précisait des aspirations et des regrets, jusque-là assez vagues, lui donnant le goût du luxe et le désir d'amours romanesques. Dansant avec un vicomte, elle trompa en pensée son mari. Le retour à Tostes fut silencieux et morose. Dès le lendemain, elle se réfugia dans le souvenir de ce bal qui offrit un nouvel aliment à son imagination. Elle rêva de Paris et se mit à lire Balzac et Eugène Sue. Mais rien ne pouvait assouvir ses désirs vagues, et elle s'irritait de plus en plus de la sottise absolue de son mari.

Les saisons se succédant, l'ennui s'accrut, le caractère de la jeune femme s'altéra et elle se laissa dépérir. Un an et demi après le bal de la Vaubyessard, on lui trouva une maladie nerveuse, et Charles, qui était resté quatre ans à Tostes, dut se résoudre, pour « la changer d'air », à déménager à Yonville-l'Abbaye, gros bourg où se tenaient des comices agricoles renommés. Il espérait que la vie à cet endroit distrairait sa femme alors enceinte.

À l'auberge du ‘’Lion d'Or’’, la patronne, Madame Lefrançois préparait le dîner : on attendait les Bovary. Monsieur Homais, le pharmacien progressiste et athée, tout à fait pédantesque mais n’émettant que des idées reçues, était là, bavardant inlassablement. Entrèrent ensuite le percepteur, Binet, et le curé, Bournisien. Enfin, la diligence arriva : les Bovary descendirent en même temps que Lheureux, marchand d'étoffes et de nouveautés.

Pendant que le pharmacien et l'officier de santé s'entretenaient de l'exercice de la médecine, Emma engagea une conversation romantique avec Léon Dupuis, clerc de notaire et habitué de l'auberge, qui dîna avec eux. Ils se confièrent leurs goûts communs.

Emma donna naissance à une fille, qui fut prénommée Berthe, ce qui la distraya un peu. Pourtant, la petite fut mise en nourrice chez Mme Rollet. Emma étant allée la voir au bras de Léon, Mme Tuvache, la femme du maire, trouva qu’elle se compromettait.

La vie passait avec une monotone régularité dans la platitude de la vie de province. Mais Emma guettait chaque jour le passage de Léon. Le dimanche, Homais recevait : on jouait au trente et un, à l'écarté, aux dominos, Léon et Emma regardaient ensemble ‘’L'illustration’’ et échangeait des cadeaux. Insensiblement, le jeune homme en vint à lui faire la cour. S'il ne put vaincre tout d'abord sa résistance, il suscita chez elle un tendre intérêt.

En février, une promenade aux environs d'Yonville en compagnie des Homais et de Léon donna l'occasion à Emma d'opposer la platitude de Charles au charme du jeune homme. Elle comprit qu'elle était amoureuse de lui. Le lendemain survint Lheureux qui lui proposa des écharpes, des cols brodés et autres colifichets. Elle résista à la tentation et s'efforça par la suite d'être une maîtresse de maison accomplie. Son calme apparent cachait, en fait, une douloureuse lutte intérieure entre des sentiments violents : amour pour Léon, orgueil de rester vertueuse, haine à l'égard de son mari.

Un soir d'avril, l'angélus rappela à Emma le souvenir de son couvent. La religion, peut-être, pourrait l'aider. Elle se rendit à l'église dans le dessein de confier son trouble au curé. Mais le dialogue entre elle et lui ne fut qu'une suite de malentendus grotesques qui la laissèrent aussi malheureuse qu'avant. Quant à Léon, considérant Emma comme inaccessible et « las d'aimer sans résultat », il s'enfonçait dans la mélancolie ; il décida alors de partir terminer son droit à Paris et vint lui faire ses adieux. Au cours de la soirée qui suivit son départ, Homais annonça que des comices agricoles allaient avoir lieu dans l'année.

Le chagrin d'Emma s'apaisa peu à peu, mais les « mauvais jours de Tostes » recommencèrent. Elle eut des malaises, se passa quelques fantaisies, acheta par exemple une écharpe à Lheureux. Un jour de marché, Rodolphe Boulanger, le nouveau châtelain de la Huchette, entra en contact avec les Bovary à l'occasion d'une saignée à faire à un de ses fermiers. Il trouva Emma très jolie. Cynique aristocrate, célibataire et coureur de jupons invétéré, il décida aussitôt de la séduire.

À la mi-août, tout le village fut en fête pour la solennité des comices. Rodolphe n'attendait que cette occasion pour faire sa cour à la jeune femme. Il s'arrangea pour être seul avec elle, et c'est ensemble qu'ils assistèrent à l'examen des bêtes, à l'arrivée des notables. Du premier étage de la mairie, ils entendirent les discours officiels, auxquels il apporta le contrepoint de ses lieux communs séducteurs. Les discours furent suivis de la distribution des récompenses. La fête se termina par un feu d'artifice. M. Homais rendit compte des comices dans un article du ‘’Fanal de Rouen’’, dont il était le correspondant.

Aux premiers jours d'octobre, Rodolphe rendit visite à Emma. Il joua d'abord la comédie du désespoir, puis de l'amant romantique, et, Charles survenant, suggéra pour la santé d'Emma l'exercice du cheval. Sur l'insistance de son mari, la jeune femme partit donc un jour pour une promenade à cheval en compagnie de Rodolphe. Yonville dépassé, ils pénétrèrent dans une forêt. Elle s'y abandonna à son compagnon. Les rendez-vous des deux amants furent désormais quotidiens. Dans son exaltation, la jeune femme poussa même la hardiesse jusqu'à se rendre de bon matin, et chaque fois qu'elle le put, au château de Rodolphe. Celui-ci commença à prendre peur.

Emma fut elle-même gagnée par la crainte car elle rencontra Binet au retour d'une de ses escapades matinales. Ce fut donc sous la tonnelle du jardin des Bovary qu'eurent lieu les rendez-vous pendant tout l'hiver. Mais Rodolphe à la fin se lassa. Emma elle-même, à l'arrivée du printemps, bien que toujours subjuguée, prit conscience du sentiment douloureux qui l'étreignait. Elle rêva à son enfance et dressa le bilan amer de son existence après la lecture d'une lettre naïve et charmante de son père. Il lui prenait des accès de tendresse maternelle et elle voulait revenir à son mari.

Sur la sollicitation d'Homais et d'Emma, Charles se laissa convaincre d'opérer de son pied-bot Hippolyte, le garçon d'écurie du ‘’Lion d'Or’’. L'opération se déroula bien, et Emma se prit à éprouver quelque tendresse pour son mari. Malheureusement, des complications survinrent vite, la jambe d'Hippolyte se gangréna. M. Canivet, célèbre médecin de Neuchâtel, dut pratiquer l'amputation de la cuisse. La déception fut totale pour Emma. Humiliée d'avoir pu croire encore son mari capable d'être autre chose qu'un médiocre, ses dernières velléités de vie vertueuse disparurent, elle se détacha irrémédiablement de lui et retrouva Rodolphe avec ardeur.

Sa passion pour son amant ne fit désormais que croître. Elle s'engagea de plus en plus, lui offrit des cadeaux, contractant pour cela des dettes auprès de Lheureux. Rodolphe, incapable de comprendre cet amour, la traitait sans façons. Il acquiesça pourtant à son projet de fuite ensemble en Italie, qui fut enfin fixé au début de septembre. Tout était prêt, Lheureux une fois de plus avait procuré le nécessaire. Les amants se quittèrent à minuit l'avant-veille du départ. Mais Rodolphe savait déjà qu'il ne partirait pas avec Emma et sa fille.

Rentré chez lui, il lui écrivit une lettre pour justifier sa décision, et la lui fit porter le lendemain à deux heures. La jeune femme comprit aux premiers mots et s'enfuit au grenier où, dans un vertige, elle eut la tentation du suicide. Redescendue pour le repas, elle entendit passer le tilbury de Rodolphe et perdit connaissance. Une fièvre cérébrale la cloua au lit jusqu'au milieu d'octobre, où elle eut une rechute.

Lheureux, commerçant avisé et usurier retors, se montra plus menaçant et plus arrogant. Charles, qui ne pouvait rembourser les dépenses engagées par sa femme, dut souscrire un billet et même lui emprunter de l'argent. Dans l'inaction de sa convalescence, Emma reçut des visites du curé et sombra dans la dévotion, s'adonna à des lectures pieuses et se livra à des charités excessives, eut des accès de mysticisme naïf, voulut devenir sainte. Mais ces velléités ne durèrent que jusqu'au début du printemps. Un jour, après une conversation avec le curé sur la moralité du théâtre, Homais suggéra aux Bovary d'aller à Rouen assister à “Lucia de Lammermoor”. L'idée fut mise à exécution dès le lendemain.

Les Bovary arrivés en avance eurent tout le temps d'observer la salle, puis le décor. Le ténor Lagardy et la musique étanchèrent le désir d’évasion d’Emma. À l'entracte, Charles, qui était allé chercher un rafraîchissement pour sa femme, rencontra Léon qui était clerc de notaire à Rouen. Il vint saluer Emma. Il avait acquis plus d'aisance et, au café où il avait emmené les Bovary, s'arrangea pour faire rester la jeune femme un jour de plus à Rouen.

Le lendemain, il se rendit à l'Hôtel de la Croix-Rouge où Emma était descendue. Une longue conversation s'engagea, où ils s'exaltèrent en évoquant leurs rencontres à Yonville, leurs peines, leurs rêves. Il obtint un nouveau rendez-vous pour le lendemain à la cathédrale. Dès son départ, elle lui écrivit une lettre pour se dégager de ce rendez-vous, mais, ne sachant pas l'adresse de Léon, elle décida de la lui remettre elle-même.

Le lendemain, Léon se promenait dans la cathédrale en l'attendant. Emma arriva enfin, lui tendit un papier, se ravisa, puis alla s'agenouiller. Comme ils allaient enfin partir, le suisse s'approcha et leur fit visiter le monument, à la grande impatience de Léon qui n'osa l'éconduire et subit sans broncher ses explications. Débarrassé de l'importun, il proposa une promenade en fiacre à travers Rouen, au cours de laquelle ils firent l’amour.

Emma était à peine rentrée à Yonville qu'elle dut passer chez Homais, dont elle trouva la maison toute bouleversée : Justin, l'aide de l'apothicaire, avait commis une faute grave, il avait pris, pour faire des confitures, une bassine dans « le capharnaüm » où son maître rangeait l'arsenic. Homais apprit enfin brutalement à Emma la nouvelle qu'il était chargé d'annoncer : le père de Charles était mort. Le lendemain, les deux époux, aidés de Mme Bovary mère, préparèrent les funérailles. C'est alors que Lheureux se présenta pour faire renouveler un billet et suggéra à Emma d'obtenir une procuration de son mari. Elle offrit à Charles de se rendre à Rouen pour consulter le clerc de notaire sur cette question, ce qui fut le prétexte d'un séjour de trois jours.

Après cette escapade, impatient de revoir sa maîtresse, Léon vint à Yonville, dîna au ‘’Lion d'Or’’ et rendit visite aux Bovary. Les deux amants décidèrent de trouver un moyen de se voir régulièrement. Emma fit de nouvelles dépenses auprès de Lheureux. Elle s'arrangea pour que son mari lui permette de se rendre une fois par semaine à Rouen, le jeudi, y prendre des leçons de piano.

Les jeudis d'Emma s'écoulaient de façon rituelle : le départ d'Yonville au petit matin, la route, le panorama de Rouen, la ville qui s'éveillait, la chambre douillette des rendez-vous, puis le retour où elle rencontrait un aveugle horrible qui l’effrayait. Mais elle s'abandonnait avec fougue à sa passion qui réveillait en elle ses désirs de luxe et lui faisait accumuler les dettes.

Elle prit l'habitude de mentir pour tenir secrets les motifs réels de ses voyages. Un jour, Lheureux l'aperçut au bras de Léon, profita de la situation pour, lui demandant le remboursement de ses dettes, la pousser à vendre une propriété et il lui faire signer de nouveaux billets à ordre. La situation financière du ménage était de plus en plus précaire et, quand la mère Bovary dont on avait demandé l'aide l'apprit, elle fit une scène qui provoqua une attaque de nerfs chez sa belle-fille. Rien pourtant ne l'arrêta. Un soir, elle resta à Rouen. Charles s'y rendit en pleine nuit, mais ne la retrouva qu'à l'aube. Après cet incident, elle alla désormais à la ville quand bon lui sembla. Léon était de plus en plus subjugué.

Un jour, Homais prit la diligence pour Rouen en même temps qu'Emma. Il voulait y retrouver Léon qui l'avait un jour invité à revoir les lieux de sa jeunesse. Le clerc dut subir son bavardage pendant de longues heures sans oser se débarrasser de lui. Emma, exaspérée, quitta l'hôtel où elle l'attendait. Elle se rendit bien compte alors de tous les défauts de son amant et, bien que toujours avide de ses caresses, elle ne put plus se cacher désormais l'alternance de déception et d'espoir que connaissait sa passion affaiblie.

Une menace de saisie la ramena à la conscience des questions matérielles. Lheureux lui fit signer de nouveaux billets, à échéances rapprochées. Il fallait de l'argent à Emma : elle se fit payer des factures de son mari, vendit de vieilles choses, acheta dans l'intention de revendre, emprunta à tout le monde, engagea même un cadeau de noces au mont-de-piété. Tout dans sa maison annonçait la ruine et le laisser-aller... Léon, cependant, soucieux de respectabilité au moment de devenir premier clerc, était fatigué d'elle qui, pour sa part, était aussi dégoûtée de lui mais n'avait pas le courage de le quitter.

Un soir, en rentrant à Yonville après une nuit passée au bal masqué de la mi-carême, elle apprit la nouvelle de la saisie de ses meubles. Elle rendit visite à Lheureux qui se montra brutal et cynique et qu’elle ne put fléchir.

Elle se sentait traquée. Le procès-verbal de saisie, suivi le surlendemain de l'annonce de la vente, la contraignit aux démarches les plus humiliantes. À Rouen d'abord où, le dimanche, elle n'essuya que refus de la part des banquiers et ne reçut qu'une promesse vague de Léon à qui elle alla même jusqu'à suggérer de voler à son étude l'argent dont elle avait besoin. À Yonville ensuite, Me Guillaumin, le notaire, la reçut sans égards, mais s'enhardit à lui déclarer une passion cachée, tandis que Binet, sollicité, s'esquiva. Réfugiée chez la mère Rollet dans l'attente, vite déçue, de l'arrivée de Léon, elle eut soudain l'idée de s'adresser à Rodolphe. Elle fut d'abord toute tendresse en retrouvant son premier amant. Mais il ne put lui donner les trois mille francs qu'elle lui demandait : il ne les avait pas. Elle s'emporta et le quitta, bouleversée. Son tourment était tel qu’elle avait des hallucinations. Elle courut chez Homais, y avala de l'arsenic qu’elle prit dans le « 
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