Les emblÈmes de la RÉpublique







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Bibliographie 
-Maurice Agulhon, La République. L’élan fondateur et la grande blessure (1880-1932), t. I, Éd. Hachette, coll. Hachette-Littérature, Paris, 1990.

    -M. Agulhon, Marianne au combat, l’imagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 1880, Éd. Flammarion, Paris, 1979.

    -M. Agulhon, Marianne au pouvoir, l’imagerie et la symbolique républicaines de 1880 à 1914, Éd. Flammarion, Paris, 1989.

    -M. Agulhon, Les Métamorphoses de Marianne de 1914 à nos jours, l’imagerie et la symbolique républicaines, Ed. Flammarion, Paris, 2001.

    -M. Agulhon et Pierre Bonte, Marianne, les visages de la République, Éd. Découvertes/Gallimard, Paris, 1992 (synthèse très illustrée du contenu des trois ouvrages précédents).

-M. Agulhon, « L’idée de République et de parti républicain dans les débuts de la Troisième République », Les Opportunistes. Les débuts de la République aux républicains, Les Entretiens d’Auxerre, Éd. de la Maison des sciences de l’homme, Paris, 1991.

    -M. Agulhon, Histoire vagabonde, t. I, II (1988) et III (1996), recueils d’articles, Éd. Gallimard, Paris.

    -M. Agulhon, De Gaulle. Histoire, symbole, mythe, Éd. Plon, 2000 (rééd. Pluriel).

    -M. Agulhon (avec le concours de Patrick Cabanel, Georges Mailhos et Rémy Pech), Les mots de la République, Éd. Presses universitaires du Mirail, coll. Les mots de, Toulouse, 2007.

    -M. Agulhon, Annette Becker et Évelyne Cohen (études réunies par), La République en représentations. Autour de l’œuvre de Maurice Agulhon, Éd. Publications de la Sorbonne, coll. Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles, n° 64, Paris, 2006.

    -Eric Anceau, Napoléon III, un Saint-Simon à cheval, Éd. Tallandier, 2008.

-Serge Berstein et Odile Rudelle (direction), Le Modèle républicain, Éd. Presses Universitaires de France, Paris, 1992.

-Olivier Christin, Une révolution symbolique. L’iconoclasme huguenot et la reconstruction catholique, Les Éditions de Minuit, Paris, 1991.

-Alain Corbin, Les conférences de Morterolles, hiver 1895-1896. À l’écoute d’un monde disparu, Éd. Flammarion, Paris, 2011.

-Vincent Duclert et Christophe Prochasson (direction), Dictionnaire critique de la République, Éd. Flammarion, Paris, 2002 (surtout pour la deuxième partie, « Les Modèles et les Représentations », entièrement consacrée à la République, à ses formes variées, à ses tenants ou adversaires).

-Charles Guyon, Le Lion contre l’Aigle. Belges et Allemands, Éd. Larousse, coll. Les Livres roses pour la Jeunesse, n° 201, Paris, 1917.

-Blandine Kriegel, Philosophie de la République, Éd. Plon, Paris, 1998.

-B. Kriegel, Querelles françaises. Entretiens avec Alexis Lacroix, Éd. Grasset, Paris, 2008.

-L’Enseignement philosophique, revue de l’association des professeurs de philosophie de l’enseignement public, 39e année, n° 3, janv.-fév. 1989, numéro spécial « L’idée de République ».

-André Loez, 14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins, Éd. Gallimard, coll. folio- histoire, Paris, 2010.

-Claude Nicolet, L’idée républicaine en France. Essai d’histoire critique, Ed. Gallimard, 1982.

-Pierre Nora (dir.), Les lieux de mémoire, t. I, La République, Ed. Gallimard, coll. Bibliothèque illustrée des histoires, Paris, 1984.

Mona Ozouf, Composition française. Retour sur une enfance bretonne, Éd. Gallimard, Paris, 2009.

-Michel Pastoureau, Les Emblèmes de la France, Éd. Bonneton, Paris, 1989.

-Sociétés et Représentations n° 12, octobre 2001, numéro spécial « Dramaturgie du politique » (pour sa bibliographie, p. 349 à 360).

    -Un territoire de signes. Les manifestations de la symbolique républicaine de la Révolution à nos jours, colloque dédié à Maurice Agulhon (du 1er au 3 octobre 2008) et organisé par l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et l’Université Paris Diderot-Paris VII sous la direction de Pascal Ory, Evelyne Cohen, Gérard Monnier, Marie Lavin, Alice Thomine-Berrada et Marc Le Cœur, actes à paraître aux éditions Les Publications de la Sorbonne.

    -Michel Vovelle (dir.), Révolution et République. L’exception française, Éd. Kimé, Paris, 1994 (Actes du colloque de Paris I-Sorbonne 21-26 septembre 1992, à l’occasion du bicentenaire de la Première République).



CONCLUSION
Comme nous l’avons souvent dit, il y eut et il y a toujours, à gauche comme à droite du spectre politique français, des secteurs exprimant leur refus de certains des emblèmes républicains, même si ces secteurs oscillent, comme des vagues, entre flux et reflux. Nous avons rencontré bien des contre-modèles : contre-Marseillaise, contre-14 Juillet, contre-Marianne, contre-Panthéon, contre-devise, contre-drapeau national, autant de manifestations d’un refus de la République, ou de la République modérée, ou enfin de refus de l’intégration républicaine. Sont ainsi dénoncés le « sanglant » bonnet phrygien, l’« infâme » Marseillaise, le 14 Juillet « fête de l’assassinat » ou « des têtes coupées » (à droite) ou encore « fête des bourgeois », « fête des autres » (à gauche), etc. Face au modèle républicain, c’était une volonté affichée d’autonomie ou d’opposition radicale. L’acceptation des emblèmes aujourd’hui en place ne fut donc pas chose aisée, allant de soi. Les combats menés à leur propos ne doivent pas être oubliés, même si, en l’occurrence, leur oubli a bien contribué à cette acceptation, assez générale mais pas unanime, de l’imagerie républicaine dans l’imaginaire national.

Nous avons ainsi rappelé, ressuscité les passions, les ferveurs et fureurs passées, pour contribuer à maintenir, à transmettre ou à fixer la connaissance de la République en image, et en musique, avec ses emblèmes, représentations figurées de principes et de valeurs. Il était souvent nécessaire de partir des origines de ces emblèmes pour en fixer la connaissance, la reconnaissance, et pour qu’on puisse en parler, en discuter en connaissance de cause. Il ne s’agissait pas d’embellir ce passé fougueux pour susciter une quelconque nostalgie, mais de rappeler l’âpreté des combats.

Pour l’essentiel, les rivalités entre républicains et antirépublicains ne sont plus d’actualité ; elles ne sont plus que de « l’histoire ancienne ». Le temps qui passe a apaisé les passions, le passé a été recomposé ; aussi les emblèmes de la République auraient-ils même tendance à susciter non plus l’hostilité mais l’indifférence ou, pire, l’étonnement amusé porté aux objets surannés d’antan. La France ne connaît pas, ou plus, une situation comparable à celle des États-Unis d’après le 11 septembre avec l’ostention et l’exaltation en tout lieu de la bannière étoilée. Elle ignore celle, inverse, de la Belgique, de plus en plus fédérale et divisée, et de l’Italie actuelle. Là-bas en 2010-2011 la Ligue du Nord est un parti important (10% des voix au scrutin européen de juin 2009, mais c’est pour ses adversaires le « parti anti-italien ») dont plusieurs membres participent ou ont participé au gouvernement. Cette Ligue mène une campagne contre des emblèmes nationaux, en particulier contre l’hymne national, le Fratelli d’Italia, icône longtemps vénérée née en 1847 dans les luttes pour l’unité italienne, et contre le drapeau tricolore vert blanc rouge, datant de 1796, qui devrait s’effacer devant les étendards régionaux ; osons rappeler qu’il y a quelques années déjà le président de la Ligue du Nord, Umberto Bossi, déclarait « se nettoy[er] le cul avec le drapeau national » ! Rien de comparable en France, à ce jour.
Les emblèmes français ont pris naissance ou se sont enracinés en France essentiellement sous la Révolution ou sous une Troisième République héritière putative de la Première. Mais il faut prendre en compte des refus nouveaux qui se manifestent dans des populations marginalisées de notre fait ou du leur, ou du fait de l’un et l’autre... Pour ceux des Français dont les parents ou grands-parents sont venus d’ailleurs, quand les emblèmes étaient déjà fixés, ce sont souvent des images qui ne font plus image, pour reprendre une expression de Danielle Tartakowsky. Pour ces populations moins informées et moins convaincues, le bonnet phrygien n’est-il pas un simple bonnet de « schtroumf » rouge au lieu d’être bleu, la Marseillaise un hymne sportif, le 14 Juillet une fête des pétards ?

Pourquoi ne pas tenter avec ces nouveaux Français ce que les pères-fondateurs de la République en France avaient si bien réussi, grâce à Gambetta et à ses compagnons « opportunistes », auprès d’un monde rural qu’ils avaient commencé, dans un premier temps, par stigmatiser maladroitement en qualifiant, sur le ton du mépris, l’Assemblée nationale de 1871 d’« assemblée de ruraux ». Certes bien des Français en sont au temps du mépris ou de l’hostilité à l’égard des descendants de ces nouveaux venus dont l’identité humiliée ou niée risque de se radicaliser par réaction, alors que la « douce France » conserve sans doute un grand pouvoir de séduction quand elle ne se replie pas frileusement sur elle-même, quand elle garde confiance en elle-même et en ses valeurs républicaines ouvertes sur l’universel, celles des pères-fondateurs précisément. La France était, au temps de ces fondateurs, plus admirée dans le monde que l’Empire allemand, symbole de force. À l’heure où certains considèrent que « la nation se fissure en silence », il est bon de rappeler les démarches républicaines anciennes mais porteuses d’avenir.

Aujourd’hui nombre de descendants de ceux qui avaient été tenus dans un « rapport asymétrique » vis-à-vis des citoyens français de l’époque ont plus de rancœurs à l’égard de la France d’hier et d’aujourd’hui que n’en avaient les paysans des années 1870 et le problème posé, sans être insoluble, est différent. Il reste à résoudre ce problème sans obliger chacun à dissoudre sa mémoire, sa spécificité, son altérité dans l’uniformité d’un « creuset républicain ». L’approche faite en son temps par un Gambetta mérite en tout cas d’être méditée : cet homme d’État sut intégrer dans son républicanisme les valeurs des « ruraux », s’ouvrir donc à l’altérité identitaire de l’autre.
Les symboles identitaires ont été très critiqués par certains historiens comme l’austro-britannique Éric Hobsbawm (L’Invention de la tradition, 2006 ; Aux Armes historiens, 2007. Nations et nationalisme depuis 1780. Programme, mythe, réalités, 1992). Cet auteur présente par exemple le culte de Marianne et celui de la Révolution française fin XIXe comme de purs masques créés intentionnellement pour écarter la menace d’une nouvelle restauration monarchique et d’une nouvelle Commune. Certes, mais c’est là occulter la ferveur et la passion qui soulevaient les protagonistes de part et d’autre ; ajoutons que l’auteur malmène tout autant les emblèmes et rituels dynastiques ou nationaux qui s’épanouissent au même moment en Angleterre, en Allemagne ou en Russie. Il considère que toute évocation des emblèmes nationaux porte déjà en elle-même la menace d’une dérive nationaliste plutôt qu’une volonté de civisme ; il y voit l’amorce et l’annonce des excès des pires nationalismes du XXe siècle et des tragédies consécutives. C’est sous-estimer, pour le cas français, les valeurs généreusement universelles sous-tendues par Marianne et par les autres emblèmes de la République comme cette devise « Liberté, Égalité, Fraternité » dont on a pu dire qu’elle exprimait plus qu’un idéal politique, un idéal humain. C’est nier la vigueur de ce que le général de Gaulle, celui dont le nom même a la capacité d’évoquer deux millénaires d’histoire du pays, appelait dans ses Mémoires de guerre le « pacte plusieurs fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde ». Le respect de ces divers emblèmes et valeurs a pour le moins imposé, et impose toujours, aux responsables politiques du pays certaines conduites et obligations dans la pratique de la démocratie.

Par ailleurs, en France même, certains vont loin dans le pessimisme, cette fois à propos du présent et de l’avenir ; c’est le cas de Jean-Pierre Chevènement, dans La France est-elle finie ? ou de Jean-Pierre Rioux avec son essai de 2006, La France perd la mémoire. Voilà un inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale, par ailleurs paladin de la France du certificat d’études, du certif et de la future Maison de l’Histoire qui, en un exercice d’école un peu convenu, égrène de bien inquiétantes têtes de chapitres : « Les grands souvenirs refroidis », « La princesse sans contes », « La retraite d’Astérix », « Le passé à l’encan »… La victoire de la République en 1918-19 ou en 1944-45 n’aurait-elle été qu’un triomphe d’agonisante ? Face à un tel noir tableau,  on peut préférer rafraîchir les mémoires qu’il dit défaillantes, revivifier et transmettre le souvenir (le flambeau ?) des emblèmes, et des valeurs qui sous-tendent ceux-ci, démarche qui peut contribuer à éclairer, et au besoin à raffermir, l’identité républicaine de la France. Cet auteur semble d’ailleurs s’engager actuellement dans une telle voie pour la Maison de l’Histoire.
Soulignons encore un phénomène propre aux emblèmes politiques que nous venons d’aborder : leur extraordinaire plasticité. Ces emblèmes non seulement se modifient avec le temps mais encore, à tout moment, sont instrumentalisés par les différents groupements politiques, pour séduire ou effrayer, et cette instrumentalisation, tout en les dévoyant, leur donne vie et vigueur. Pensons aux très nombreuses transformations de l’accueil fait au bonnet phrygien depuis 1789, bien ou mal reçu selon les temps et les publics, ou bien à cette Marseillaise oscillant de gauche à droite, de la Révolution au nationalisme extrême, avec des « retours de flammes » étonnants en France comme à l’étranger. La symbolique de la République, avec son bonnet phrygien, son allégorie féminine de la République-Liberté, son drapeau tricolore, son 14 Juillet, sa Marseillaise, etc., commence dans un mouvement dressé contre la Monarchie et la contre-révolution pour terminer, à l’issue d’une évolution plus que séculaire, par représenter la Nation, la France ; ces emblèmes représentent aujourd’hui la France face à l’étranger et non plus la France de gauche par rapport à la France de droite : glissement progressif des emblèmes, nationalisation de ce qui, au départ, était signe partisan. Qui aujourd’hui songerait à briser des bustes en plâtre de Marianne ? Pourtant les préfets de Napoléon III, de Mac-Mahon comme de Pétain (ce dernier dans un retour de flamme contre-révolutionnaire favorisé par l’Occupation et le gel du pays), y employaient volontiers leurs gendarmes ou policiers.

Certes le temps a fait son œuvre, il a en partie effacé la connaissance que l’on avait du sens originel des divers emblèmes républicains. Parallèlement s’amplifient les effets de l’affaissement des capacités d’intégration de la République et se manifeste un certain repli identitaire qui est fermeture à l’autre.

Face à ces phénomènes, quand la République, arrivée au port, tangue parfois fortement et que le citoyen balance entre Europe et région, il peut être utile de rappeler ainsi ce passé houleux et passionnel, sans pour autant chercher à le ressusciter dans la cité d’aujourd’hui : comme l’a dit Paul Ricœur, les historiens « ne doivent pas oublier que ce sont les citoyens qui font réellement l’histoire - les historiens ne font que la dire », a posteriori bien sûr…

Notre but était essentiellement de présenter au lecteur, à partir de l’apport d’une trentaine d’années de recherche historique portant sur les emblèmes républicains, un certain passé dont le souvenir ne doit pas mourir.
Et terminons par cette heureuse découverte historiographique : la rencontre tant de chercheurs étrangers parmi les spécialistes reconnus de tel ou tel emblème français, depuis les Allemands Hinrich Hudde et Gerd Krumeich, respectivement pour la Marseillaise et pour Jeanne d’Arc, jusqu’à l’Américain Daniel J. Sherman pour les monuments aux morts ou aux Britanniques Richard Wrigley pour le bonnet phrygien et Sudhir Hazareesingh pour la fête nationale, sans compter, mais hors sujet, l’Américain Steven L. Kaplan pour la baguette et le pain français…

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