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II.Quelques essais de définition :


Dans cette rétrospective rentrent différents types de films, tous centrés sur les travailleurs et le monde du travail en général, et surtout les ouvriers en particulier. Mais on y trouve des informations sur tous les corps de métier, y compris des métiers dits intellectuels, et parfois sur les luttes agraires, dans le monde rural.

Mais il n’y a pas une filmographie spécifique et exhaustive sur le monde rural dans ce corpus, car cela alourdirait considérablement une brochure déjà bien remplie. On compte pour la seule période 1911-1981, et rien que pour les fictions, près de 300 films qui traitent du monde rural !1 Entre 1968-1981, une centaine de films « d’intervention » concernent la paysannerie et ses luttes.

J’ai constamment privilégié les films qui décrivent des luttes, des résistances, des réflexions et des organisations ouvrières, officielles ou marginales. Au départ la filmographie tournait surtout autour du syndicalisme, du mouvement gréviste et des mouvements plus radicaux. Mais je n’ai pas retenu tout ce qu’on attribue au « mouvement ouvrier » car cette expression imprécise et galvaudée désigne plutôt un mouvement politique parfois plus général que de classe (même s’il dit se faire pour les ouvriers), et dont les films traitent autant des élections, des partis politiques, des fêtes populaires… que des ouvriers eux-mêmes.

Chaque fois que j’en ai eu la connaissance, j’ai indiqué s’il s’agissait de cinéma-vérité, de cinéma-direct, de cinéma participatif (entre réalisateurs et acteurs), voire de cinéma underground, alternatif, militant...
Tous les types de films sont représentés, tant au niveau technique (16 mm, super-8, vidéo, 36 mm…) qu’au niveau thématique. Mais sont exclus les diaporamas.

  • Films de fiction, essentiellement ceux qui ont des traits sociaux, populistes ou populaires…

  • Films documentaires sur un secteur économique, une entreprise ou une administration, un groupe de militants, un conflit…

  • Films engagés ou militants ou politiques ou citoyens ou de contre-information… On parle aussi du concept de « cinéma d’intervention » en mettant l’accent sur la description des luttes, et la participation des cinéastes à ces mêmes luttes, ou aux objectifs qu’elles se fixent. C’est donc une forme de cinéma-direct volontairement engagé. Comme le note Sébastien LAYERLE on parle également de « cinéma inséré », de « cinéma civique », de « cinéma de sensibilisation », ce « cinéma de rupture » et même de « cinéma décentralisé » si on fait référence à une vision libertaire de la production… Certains cinéastes se réclament de SOLANAS et parlent de « troisième cinéma » entre cinéma commercial et cinéma dit d’auteur. C’est un peu la lignée du Monde diplomatique, qui intitule son numéro de Manière de voir 88 d’août-septembre 2006 : « Cinémas engagés ». Les essais de ciné-tract des années 1960 ont toute leur place.

  • Films de propagande, tant patronale (commandites) que politique ou syndicale. Le terme propagande est pris dans ses deux sens : propre, de propagation, de promotion – diffusion d’idées, de thèmes, d’alternatives… ce qui est respectable quant on sait de quoi il s’agit ; péjoratif, de positions figées et manichéennes, ce qui n’est finalement que « bourrage de crâne », quelque soit la qualité artistique ou la profondeur du propos.


Globalement sur le monde ouvrier et syndical, on peut distinguer différentes représentations et définitions :

  1. le cinéma ouvrier ou syndicaliste fait par les acteurs eux-mêmes : forme de regard sur soi, sur son passé et sur son avenir. Il s’agit surtout de films militants, engagés, et ils sont en général peu nombreux. L’authenticité sociale apparente n’empêche évidemment pas les dérives ouvriéristes ou propagandistes. C’est l’éternelle question : peut-on se représenter soi-même objectivement, évidemment non, personne n’en est capable, mais encore faut-il le reconnaître. Mais ce sont des positions sympathiques, car leurs auteurs tentent de faire eux-mêmes leur production, et donc d’acquérir l’autonomie. La plus belle production en ce sens apparaît en deux grands moments : la révolution espagnole de 1936-39, surtout dans son axe libertaire, et les productions militantes tentées dans la foulée soixante-huitarde. Les mouvements de 1995 en France relancent ce type de productions, surtout dans le milieu cheminot où les autoproductions abondent.

  2. Les fictions qui prennent l’ouvrier ou le syndicaliste comme thème, ou qui y font allusion. C’est plus un cinéma de genre qu’un cinéma ouvrier ou syndicaliste. Mais la fiction dépend bien sûr de l’intention du ou des réalisateurs et scénaristes : des films de fiction sont parfois plus militants ou plus bénéfiques que des films qui se veulent plus réalistes. Malgré tout, l’énorme majorité des films qui « montrent » des ouvriers restent au niveau des poncifs, que ce soit un cinéma dit social ou populiste. Une des exceptions parmi les plus heureuses dans la durée et la quantité de la production s’incarne dans le cinéma de Ken LOACH.

  3. Les documentaires : un documentaire apparaît plus réaliste qu’une fiction, mais c’est l’intention et les choix qui déterminnte le type de film dont il s’agit. Tout documentaire est aussi un montage, dépend d’un scénario, et est donc plus proche de la fiction qu’on ne le pense. En plus, si le documentaire est fait sur commande du MEDEF ou de la CGT, c’est évident qu’il révèle un côté illustrateur complaisant, ou totalement propagandiste. Mais les nuances sont multiples : des documentaires apparemment objectifs, du fait des scénarios et des images montrées, font apparaître parfois des sens insoupçonnés au départ.


On peut donc reprendre légitimement la formule de précaution de Tangui PERRON : toute analyse doit se demander « qui filme, pour qui, au nom de qui ? »2. Mais c’est encore nettement insuffisant : il faut ajouter pourquoi ?. Et il faut prendre en compte ce que le spectateur en tire, comment il se l’approprie. La magie du cinéma c’est que comme toute œuvre, elle échappe à son réalisateur pour répondre à des attentes et à des interprétations multiples.
J’ai vu beaucoup de ces films, mais absolument pas tous ceux qui sont cités, très loin de là : si des erreurs subsistent, signalez les moi (Cf. contacts en dernière page) et soyez indulgents.
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