Le charme des îles







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date de publication17.12.2016
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LECONTE DE LISLE (1818-1894)




- le charme des îles : né à la Réunion.

- enthousiasme fouriériste : socialisme, foi dans République et progrès social. Puis aspiration au divin.

- la religion de l’art : Refus de se plier au goût du public, art comme religion. Chef de file de jeunes qui formeront le Parnasse.

Avant de mourir, assiste au triomphe du symbolisme qu’il a vainement combattu.

- la poésie : avant 48 : ses aspirations sociales et politiques (Poèmes antiques, « Niobé)

après l’échec de la révolution, renonce aux effusions lyriques pour unir la science et l’art.
L’IMPERSONNALITE : Préface, Poèmes antiques (1852) : sonne le glas du lyrisme romantique : « Le thème personnel et se variations trop répétées ont épuisé l’attention. »

Refus des confidences trop directes : « Il y a dans l’aveu public des angoisses du cœur et de ses voluptés non moins amères une vanité et une profanation gratuites. »

Le sonnet « Montreurs » (1862) : refus de livrer à la « plèbe carnassière » son « cœur ensanglanté » :

« Je ne te vendrai pas mon ivresse ou mon mal

Je ne livrerai pas ma vie à tes huées,

Je ne danserai pas sur ton tréteau banal

Avec tes histrions et tes prostituées. »
Donc, force de ses rares confidences : nostalgie du pays natal, amertumes du citoyen ou de l’amant trahi, inquiétude métaphysique, culte de la beauté, philosophie pessimiste comme message.
UNION DE L’ART ET LA SCIENCE : poésie non lyrique et non épique, pas d’enthousiasme mais plutôt « génération savante ». Le poète doit revenir vers le passé et rentrer « dans la voie intelligente de l’époque », celle de la science et de la philosophie positiviste. Faire revivre le passé non par l’imagination ou la couleur locale (Romantiques) mais avec la documentation restituant « les idées et les faits, la vie intime et la vie extérieure ». L’art et la science doivent tendre à se confondre.

Mis L.L prend des libertés avec l’exactitude historique dans ses poèmes grecs ou hindous, ses légendes scandinaves (Poèmes antiques): il est aussi artiste, ressuscite le passé en conciliant puissance évocatrice et solidité de l’information. Vivifie l’art en faisant appel à la science.
CULTE DE LA BEAUTE : mission de l’art de réaliser la beauté (défaillances formelles du lyrisme Romantique). Préface, Poèmes antiques : assainir la langue poétiques, lui donner « des formes plus nettes et plus précises ». Intransigeance fanatique = Gautier. L’art comme

« luxe intellectuel » réservé à une élite, indépendant de la vérité, de l’utilité et de la morale avec comme seul but le Beau. Mystique de la Beauté.

Art difficile et probe, documentation minutieuse, contrôle de l’inspiration, art de peintre ou de sculpteur : reproduire les formes, les lignes, les couleurs, contours nets.

Perfection formelle : pureté de la langue, sûreté de la versification, science des sonorités et du rythme. Beauté régulière, harmonieuse, mais gravité austère.

POEMES ANTIQUES (qqs uns dans La Phalange, puis édition de 52 et en 74 avec ajouts) :

Considère que décadence et barbarie de l’esprit humain depuis l’antiquité.

Majeure partie des poème sous le signe de la beauté grecque.
Les mythes héroïques : dans La Phalange : symboles des tristesses et aspirations de l’auteur, dans Poèmes antiques, remaniement pour l’impersonnalité : Hélène, fatalité de l’amour, devient Hélène pour la guerre de Troie).

Ex. avec « Niobé » : Grèce primitive évoquée avec une magnificence qui enchante l’imagination, puis tentative scientifique pour exprimer le polythéisme grec.

L’idylle antique : après l’échec de la Révolution, c’est l’Art pour l’Art. Ne veut être que poète antique. Plutôt que résurrection du passé, la Grèce de ses rêves, terre d’harmonie, nature verdoyante,… « Les bucoliastes».

« L’enfance d’Héraclès » : effets pittoresques et plastiques de l’art parnassien, inspiré de Théocrite. Regret du paganisme grec, le christianisme fait perdre le goût de la beauté matérielle.

Les 7 poèmes hindous : Renouveler la poésie par la science. Les Orientalistes font connaître les religions de l’Inde, Leconte décrit une nature exotique et des légendes étranges, mythes et réalité historique. Décor, croyances, dépaysement. Mais montre les émotions et pb de l’humanité, fait des hindous les interprètes de son inquiétude. Philosophie de l’ Illusion (seule réalité = néant divin, ascètes perdus dans contemplation qui est mort au monde).

Les Poésies diverses : « Juin », « Midi », « Nox » avec sentiment de la nature.

Majesté, mystère de la nature , s’accorde avec philosophie sereine : solarité de « Midi ». Nuit sereine de « Nox ».

(sentiment de l’indifférence de la nature dans « La fontaine aux lianes » des Poèmes barbares,

avec cadavre d’un désespéré au cœur d’une nature luxuriante et heureuse : « La nature se rit des souffrances humaines/ Ne contemplant jamais que sa propre grandeur »).
POEMES BARBARES (1862-1878) :

Civilisations étrangères du monde gréco-romain, les « barbares ».

Civilisations mortes, religions disparues. Univers poétique à peu près nouveau. Libertés historiques. Caractère étrange et perfection formelles de ces poèmes.

Contre superstitions grossières, catholicisme. L’ensemble « Qaïn » symbolise la révolte contre les dieux. Contradiction entre puissance divine et responsabilité humaine. Qaïn meurtrier devient victime de la volonté du dieu jaloux.

Se détourne des dieux et retour dans sa foi dans le progrès. Mais finalement se réfugie dans le rêve exotique, les souvenirs du pays natal. Nature avec nostalgie des pays tropicaux (« La

Fontaine aux lianes »), coloris plus délicats, représentation de la nature des 1ers temps, … faune sauvage avec qqs traits bien choisis, veut pénétrer leur instinct, leur prête aussi aspirations humaines (angoisse métaphysique des « Hurleurs »), animaux symboles.

« Le rêve du jaguar » : représente la poésie exotique : nature tropicale (soleil accablant/ ombre bienfaisante), faune des pays chauds, vocabulaire, rythmes, allitérations et sont pour peindre félin redoutable.

La nature entretient la vie par des massacres : faim.

Mépris pour contemporains avides de richesses : « Aux modernes » :

« Hommes tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin,

Où, sur un grand tas d’or vautrés dans quelque coin…

Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches ».

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