«La poésie au miroir de la musique»







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Ecoute : « Strophe » de Gilbert Amy, le début de l’œuvre.


1 C’est l’année de la dernière anthologie de Char : Le gisant mis en lumière, publié aux éditions Billet avec des illustrations d’Alexandre Galpérine. Au même moment donc : travail sur la voix, et dialogue avec un peintre.

Noter que dans l’avant-propos, Char écrit :

Poèmes tournés vers l’amour, transcrits par le peintre en « ce musical soleil gris »…

2 « La Bibliothèque est en feu et autres poèmes », La Parole en archipel (Pléiade, Œuvres Complètes, p.378).

3 Mais Monteverdi n’est jamais nommé comme tel. De fait : très peu de noms de compositeurs dans l’œuvre de Char. Mozart, Senta (Wagner). Et puis il y a le texte de « Entre la prairie et le laurier », mais qui est une exception.

Revenir aussi sur le changement de titre : « Guirlande terrestre pour un ange de plomb » était le titre original. Nicolas de Staël aimait ce texte « âpre, brute aux arêtes franches, rude en plein ciel nue », et en aimait le titre qu’il voyait comme un « visage en calicot du Moyen Age ». Voir catalogue BNF, p131.

4 O.C., p.1391.

Le texte se trouve dans Recherche de la base et du sommet (édition de 1965), dans « Pauvreté et Privilège » : ce recueil réunit des textes parfois anciens, sans ordre apparent, mais où chaque fois la perspective historique est centrale : dans « Entre la Prairie et le Laurier », Char pense la relation poésie / musique en termes historiques. Le texte n’est pas daté et pourrait dater des années 1950. Toutefois la date de 1965 est importante : c’est l’époque de la quatrième et dernière version du Soleil des Eaux, créée à Berlin, en octobre 1965, sous la direction de Pierre Boulez.

5 Friedrich Nietzsche, « Le drame musical grec », conférence prononcée le 18 janvier 1970. Traduit de l’allemand par Geneviève Bianquis, repris dans La naissance de la tragédie, Gallimard, « NRF », 1949, p.208.

Une traduction de ce texte par Jean Paulhan était parue dans la revue Commerce, n°10 (hiver 1936).

6 Catalogue BNF, p.93 : il s’agit à l’origine d’une réunion de chansons commandées par des camarades espagnols, compagnons de Résistance, qui se constitua peu à peu d’août à novembre 1948 ; le titre original était Coplas (voir la référence à la fois à poésie espagnole et aux troubadours).

7 « Je ne suis pas séparé, je suis parmi. », « Se rencontrer paysage avec Joseph Sima », Fenêtres dormantes et portes sur le toit, II « Un jour entier sans controverse ». O.C., opus cit., p.587.

8 Pourquoi du soleil des eaux, p.1088.

9 Textes de Raimbaut de Vaqueiras, Pétrarque, Lope de Vega, Shakespeare, Blake, Shelley, Keats, Emily Bronte, Emily Dickinson, Tioutchev, Goumilev, Anna Akhmatova, Pasternak, Mandelstam, Maïakovski, Marine Tsvetaieva, Hernandez.

10 p.80

11 O.C., p.1088-1089.

12 Voici comment (Georges Bataille. « L’œuvre théâtrale de René Char », Critique, septembre 1949. )

13 « Complainte du lézard amoureux », dans « La Sieste Blanche », Les Matinaux. O.C., p.294. Char a noté le lieu et la date d’écriture du texte : « Orgon, août 1947 ».

Une gouache sur papier du peintre Joan Miró, intitulée Llanto del lagarto enamorado, parut aux côtés d’autres illustrations de La sieste blanche par des peintres amis du poète dans le second numéro de la revue Le temps de la poésie en décembre 1948.

14 Pour une analyse musicologique du Soleil des Eaux, on consultera l’excellent ouvrage de Dominique Jameux : Pierre Boulez. Fayard, Collection « Musiciens d’aujourd’hui », 1984.

15 Il s’agit d’un véritable « hapax » dans l’œuvre de René Char. Voir dans le présent volume l’article de Michel Murat sur les formes poétiques.

16 O.C., p.1372-1373.

17 Jean-Pierre Ouvrard, « Le sonnet ronsardien en musique : du Supplément de 1552 à 1580 ». Revue de musicologie, tome 74, n° 2, Les Musiciens De Ronsard ,1988, pp. 149-164.

18 Les matinaux, « La sieste blanche » : Mise en garde. O.C., p.291.

19 Livret joint avec le disque.

20 Voir catalogue de la BNF, p. 175, et suivantes.

21 Pléiade, p. 722.

22 Rapprocher du travail de lecture « en éclats » réalisé par Du Bouchet :

L’œil égaré dans les plis de l’obéissance au vent, publié en 1956 chez GLM. Auparavant, Du Bouchet avait mis en évidence dans Critique (1951) la plénitude de l’œuvre à partir de sa fragmentation et de son inachèvement.

Voir aussi la cantate radiophonique de Betsy Jolas, elle aussi proche de Char (1961).

Le texte de Char date de 1952.

23 Le Marteau sans Maître est créé le 18 juin 1955 à Baden-Baden, avec Sybilla Plate, et des membres du SWF de Baden-Baden, sous la direction de Hans Rosbaud.

24 En particulier dans « Recherches maintenant » (1954), un texte où Boulez évoque une musique, qui, à l’image du langage, comporterait « parenthèses » et « italiques ». Boulez revient sur cette idée dans les entretiens avec Célestin Deliège (Par volonté et par hasard, opus cit., p.85) :

« …j'ai toujours été frappé par l'unidimensionnalité de la musique. Jusqu'à cette période, l'œuvre musicale avait un début et une fin : on allait d'un point à un autre dans une sorte de déroulement unique, impossible à modifier. Dès cette période, j'ai pensé à des développements, des déroulements modifiables. C'est pour cela que, dans le Marteau sans Maître, il y a trois cycles fondés sur trois poèmes différents. Ces trois poèmes engendrent différentes pièces : un cycle en comprend trois, un autre deux, et le dernier quatre ; mais, au lieu de donner les uns après les autres les cycles, qui ont été composés séparément, je les ai distribués en les interpénétrant. Il y avait déjà là un essai de perméabilité de la dimension musicale. Les pièces font partie d'un cycle ; ce cycle est arrêté par un autre : je voulais manifester par là une très nette préoccupation d'une dimension autre qui circule dans l'ordonnance de l'œuvre. Le fait qu'il y a non pas une mais plusieurs continuités, le fait que les cycles s'interpénètrent et que, dans la dernière pièce, ils s'interpénètrent à l'intérieur d'une seule pièce (la dernière pièce est un microcosme de l'œuvre entière), cela constitue une étape importante dans une démarche qui, déjà, était un premier pas vers la brisure effective de la continuité musicale. »

25 C’est là un mot cher à Pierre Boulez.

26 Pierre Boulez, « Dire, jouer, chanter » (Sur le Pierrot Lunaire de Schoenberg et le Marteau sans Maître de Boulez. Cahiers Renaud-Barrault, n°41, 1963). Repris dans Points de repère. Textes réunis et présentés par Jean-Jacques Nattiez. Deuxième édition revue et corrigée (1985). Christian Bourgois.

27 « Poésie – centre et absence – musique. » Conférence prononcée à Donaueschingen en 1962, à propos de « Poésie pour Pouvoir » sur un poème de Henri Michaux. Paru en allemand in Melos, vol. XXX, n°2, février 1963. Repris dans Points de repère, opus cit..

28 Boulez évoque dans la même phrase les « décombres » : « … la structure du poème, ses rapports formels, sont le matériel de base de la structure musicale équivalente, qu’elle soit simple support réduit au minimum de son autonomie, qu’elle devienne ample commentaire se modelant sur l’architecture (je n’ose dire : sur les « décombres »...) du verbe, telle la vie végétale prenant racine sur la pierre construite pour l’éclater. »

29 « Lettera Amorosa », La Parole en archipel. O.C., opus cit., p. 343. On retrouve plus loin l’image de la « sève » comme une métaphore de l’union amoureuse. Mais il s’agit cette fois d’une union refusée, repoussée, car les amants sont loin l’un de l’autre : « Nos paroles sont lentes à nous parvenir, comme si elles contenaient, séparées, une sève suffisante pour rester closes tout un hiver ; ou mieux, comme si, à chaque extrémité de la silencieuse distance, se mettant en joue, il leur était interdit de s’élancer et de se joindre. Notre voix court de l’un à l’autre ; mais chaque avenue, chaque treille, chaque fourré, la tire à lui, la retient, l’interroge. » O.C., opus cit., p.344.

30 « Le poème, centre de la musique a loisir d’en être, telle la pétrification d’un objet, à la fois MEconnaissable et REconnaissable. », « Poésie – centre et absence – musique », opus cit.

31 « Le poème constitue en effet pour moi l’objet d’une cristallisation musicale. », « Construire une improvisation ». Conférence donnée à Strasbourg en 1961 sur la « deuxième improvisation » sur un sonnet de Mallarmé. Texte allemand d’après la bande magnétique, publié in Melos, sous le titre « Comment travaille l’avant-garde aujourd’hui », vol. XXVIII, n° 10, octobre 1961, p.301-308. Repris dans Points de repère, opus cit., p.143.

32 « L’action de la justice est éteinte », Le Marteau sans Maître. O.C., opus cit., p.29. René Char reprendra ce texte dans les anthologies de ces propres poèmes : Commune présence, 1964 (dans la troisième partie : « Haine du peu d’amour ») ; Poèmes, 1969.

33 Entretien avec le compositeur, le 13 décembre 2006.

34 Ibid.

35 Sous ma casquette amarante. Entretiens avec France Huser (1980). O.C., opus cit., p.861.

36 « Se rencontrer paysage avec Joseph Sima », Fenêtres dormantes et portes sur le toit, II « Un jour entier sans controverse ». O.C., opus cit., p.587.



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