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10- L’Apocalypse
L’Apocalypse est un genre particulier de prophétie ; étant donné son importance et l’intérêt qu’elle suscite, nous avons consacré une section entière à cette discussion. L’Apocalypse est un mélange de prophétie et de littérature apocalyptique (un genre unique de prophétie qui apparaît dans Daniel, certaines parties d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Zacharie) présenté sous la forme d’une missive.
Un livre comme l’Apocalypse soulève de sérieuses différences d’opinion, et nous devons être charitables dans nos désaccords. Quoi qu’il en soit, nous allons l’étudier et voir ce que les méthodes mentionnées ci-dessus peuvent nous enseigner, et comment elles peuvent nous aider à aller au-delà de plusieurs points de vue qui ont largement circulé. Lire le livre de l’Apocalypse dans son ensemble (tout en tenant compte du contexte du livre entier) et à la lumière de son arrière-plan (l’Ancien testament et d’autres textes) va nous aider à éviter ou à corriger plusieurs des erreurs communes dont nous avons souvent héritées.
L’Apocalypse n’est pas un livre obscur. Son but n’est peut-être pas de satisfaire notre curiosité en ce qui concerne les détails sur la fin des temps, mais c’est certainement un livre très pratique qui présente les exigences que Dieu impose à nos vies. Ainsi, il s’ouvre en promettant une bénédiction à ceux qui tiennent compte de son message et qui lui obéissent (Apocalypse 1:3), ce qui revient à dire que nous devrions suffisamment comprendre le message du livre pour lui obéir ! Un ange avait dit à Daniel que son livre serait scellé et tenu secret jusqu’à la fin des temps (Daniel 12:9) ; l’ange a dit à Jean de ne pas sceller son livre parce que la fin des temps était proche (Apocalypse 22:10). Le livre de l’Apocalypse est peut-être « caché » aux yeux de ceux qui pensent qu’ils ont besoin d’une clé spéciale pour pénétrer et ouvrir les enseignements d’une autre personne. Ceux qui essaient de l’interpréter à la lumière des événements actuels auront également du mal à le comprendre, ce qui nous oblige à réajuster nos interprétations tous les deux ans environ. Mais ce livre n’a aucun secret pour ceux d’entre nous qui le lisent d’un bout à l’autre et le comprennent en tenant compte du contexte du livre entier. Toute Écriture est utile pour enseigner et pour instruire dans la justice à partir de la période où elle a été écrite (2 Timothée 3:16-17) ; alors quelles que soient les autres significations qu’il pourrait y avoir, le livre de l’Apocalypse doit être applicable à nos vies aujourd’hui.
A- Une multitude de contresens
Au cours des deux siècles passés, les gens ont trop souvent utilisé « l’herméneutique journalistique » pour comprendre le livre de l’Apocalypse, c’est-à-dire qu’ils l’ont interprété à la lumière des événements mondiaux. C’est pour cette raison que beaucoup d’enseignants dans le domaine de la prophétie doivent souvent revoir leur interprétation du livre. Il n’y a rien de mal à ce qu’ils reconnaissent que Jésus peut revenir bientôt et qu’ainsi la prophétie puisse s’accomplir de nos jours ; en fait, nous approuvons. Mais déclarer que certains événements actuels sont bel et bien l’accomplissement d’un passage biblique mène à la désillusion lorsque la Une d’aujourd’hui finit dans la poubelle de demain.
Un exemple d’herméneutique journalistique renvoie aux interprétations relatives aux « rois qui viennent de l’Orient » (Apocalypse 16:12). Au début du 20ème siècle, plusieurs interprètes nord-américains pensaient que les « rois qui viennent de l’Orient » renvoyaient à l’Empire ottoman, situé en Turquie. Il est évident que les sept églises d’Asie Mineure occidentale n’auraient jamais considéré la Turquie comme faisant partie des « rois qui viennent de l’Orient » puisque l’Asie Mineure et la Turquie moderne ne font qu’un ! Mais, aux yeux des interprètes occidentaux d’il y a plus d’un siècle, les Turcs semblaient être le peuple le plus menaçant de l’empire de « l’Orient ». Après le démembrement de l’Empire ottoman à la fin de la Première Guerre mondiale, le nouvel empire menaçant de « l’Orient » était le Japon impérial (un empire qui menaçait aussi la Corée, la Chine, les Philippines et le reste de l’Asie). Après la défaite du Japon impérial à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, c’est à la Chine communiste que les interprètes occidentaux ont attribué ce terme.
Le seul facteur commun à chacune de ces interprétations était que ces rois hostiles se trouvaient à « l’Est » de ceux qui interprétaient le passage. Parfois les interprétations peuvent aussi révéler des sentiments anti-asiatiques qui sont impies et anti-bibliques. Pour les premiers lecteurs de l’Apocalypse de Jean, qui étaient donc « les rois qui viennent de l’Orient » ? L’Empire parthe constituait la plus grande menace militaire pour tous les habitants de l’Empire romain, surtout en Asie Mineure. Le roi parthe montait un cheval blanc et on l’acclamait en tant que « roi des rois et seigneur des seigneurs ». L’Euphrate séparait l’Empire romain de l’Empire parthe (cf. Apocalypse 9:14 ; 16:12). Bien que les Parthes aient régné dans la région de l’Iran et de l’Iraq, la géographie est moins importante que l’image : les ennemis les plus redoutés de l’Empire allaient l’envahir. En fin de compte, ce sont les barbares venant du Nord, et non l’Empire oriental, qui ont vaincu l’Empire romain ; quoi qu’il en soit, Rome a succombé à une invasion, et la conquête demeure un avertissement effrayant de jugement pour chaque génération et dans chaque lieu (Apocalypse 6:1-4).
D’autres erreurs d’interprétation prophétique abondent. La secte des Témoins de Jéhovah a faussement prédit que le retour de Christ et d’autres événements de la fin des temps auraient lieu en 1874, 1881, 1910, 1925, 1975 et 1984. Il est même arrivé à de vrais chrétiens de commettre des erreurs en fixant des dates, ce qui est contraire aux enseignements de notre Seigneur (Marc 13:32). Le père de l’Église, Hippolyte, avait conclu que le Seigneur reviendrait vers l’an 500. Saint Martin de Tours croyait que l’antéchrist était déjà vivant à son époque ; Martin est mort en l’an 397. Donc si l’antéchrist des derniers temps est encore en vie, il doit être vraiment vieux !
D’autres ont fait des interprétations « prophétiques » des événements que l’on considère assez naïves. En 1920, certains spécialistes de la prophétie ont adhéré au message d’un ouvrage intitulé : Les Protocoles des anciens de Sion, comme une confirmation de leurs enseignements. À présent, on sait que cet ouvrage est une contrefaçon utilisée par les nazis. Dans les années 1970, plusieurs chrétiens étaient inquiets au sujet d’un ordinateur en Belgique appelé « la bête » ; ils ne savaient pas que cet ordinateur existait seulement dans un roman. Aux alentours des années 1980, j’ai entendu un professeur de prophétie qui expliquait que d’ici deux ans, l’Union soviétique allait envahir l’Iran, devenir le maître de la provision mondiale de pétrole et précipiter une guerre mondiale. Inutile de dire que l’accomplissement de sa prédiction se fait attendre.
Plusieurs livres (y compris celui de Richard Kyle, The Last Days Are Here Again [Baker, 1998] ; de Dwight Wilson, Armageddon Now! The Premlilenarian Response to Russia and Israel Since 1917 [Grand Rapids : Baker, 1977]) ont compilé d’innombrables déclarations prononcées par des spécialistes de la prophétie au fil de l’histoire, et surtout au cours des derniers 150 ans, au sujet de divers événements contemporains. Ces enseignants avaient occasionnellement raison (aussi souvent que les astrologues) ; ils avaient tort dans la plupart des cas.
Ci-dessous, je donne un échantillon des erreurs commises récemment ; cette liste est tirée de l’introduction de mon commentaire sur le livre de l’Apocalypse (Revelation, NIV Application Commentary [Grand Rapids : Zondervan, 2000]).

  • Christophe Colomb a voyagé vers le Nouveau Monde dans l’espoir de précipiter la venue du nouveau ciel et de la nouvelle terre dont il est fait mention dans la Bible.

  • Pendant la Réforme, Melchior Hoffman a fait exprès d’être arrêté à Strasbourg parce qu’il croyait que cette ville allait bientôt devenir la nouvelle Jérusalem.

  • Pendant la Réforme également, Thomas Müntzer a soutenu la révolte paysanne de 1524, croyant que cela allait précipiter le jugement dernier. Les paysans furent vaincus et Müntzer fut exécuté. Pendant cette période, les spéculations sur la fin des temps étaient fortement ancrées dans la société au point que certains sont morts pour leurs convictions.

  • Lors de la persécution des premiers dirigeants baptistes en Angleterre par le roi James I, ceux-ci croyaient vivre la dernière tribulation.

  • Plusieurs Américains croyaient que le roi George III (probablement l’un des dirigeants anglais les plus pieux, comme l’a reconnu John Wesley) était l’antéchrist de la fin des temps.

  • Plusieurs serviteurs de Dieu aux États-Unis s’attendaient à ce que la guerre civile établisse le royaume de Dieu. Certains de ces serviteurs souhaitaient voir Dieu mettre en déroute leurs ennemis.

  • William Booth, leader apostolique de la fin du dix-neuvième siècle et fondateur de l’Armée du Salut, faisait un travail extraordinaire pour Dieu ; il était convaincu que l’Armée du Salut « avait été choisie par Dieu comme l’agence principale qui allait établir une fois pour toutes » le royaume de Dieu.


Plus récemment, les chrétiens américains ont acheté plus de 3 millions de copies du livre d’Edgar Whisenant, 88 Reasons Why the Rapture Could be in 1988 [88 raisons pour lesquelles l’enlèvement aura lieu en 1988]. Le patron de l’une de mes amies qui travaillait dans une libraire chrétienne la poussait à vendre autant de copies de ce livre que possible avant la fin 1988 ; plus personne ne l’achèterait en 1989. Et il avait raison ; la nouvelle version du livre dans laquelle l’auteur avait révisé la venue de Jésus pour 1989 n’a pas fait recette. Qu’on ne dise pas que les chrétiens américains sont facilement trompés – du moins pas deux fois de suite par le même auteur l’année suivante. Mais le monde était aux aguets : le journal de l’université où je préparais ma thèse de doctorat se moqua des prédictions erronées. D’autres ont prédit le retour du Seigneur pour des dates variées dans les années 1990 ou en l’an 2000. Comme l’a fait remarquer un auteur, tous ceux qui ont prédit les temps et les saisons n’avaient qu’une seule chose en commun : ils ont tous eu tort !
Les interprètes se sont souvent basés sur deux hypothèses : d’abord, nous faisons partie de la dernière génération ; ensuite, toutes les prophéties s’appliquent à la dernière génération. La première hypothèse est toujours possible, mais on ne peut jamais l’affirmer de façon dogmatique ; chaque génération à la recherche de « signes » potentiels a espéré être la dernière génération. (Sur le plan biblique, la dernière génération a besoin de faire plus qu’espérer : nous devons à tout prix terminer la tâche d’évangélisation mondiale.) La deuxième hypothèse est tout simplement fausse ; plusieurs prophéties se sont déjà accomplies dans la Bible et d’autres s’accompliront lorsque Jésus reviendra. Elles n’appartiennent pas toutes à la dernière génération précédant le retour de Christ.
Divers points de vue concernant le livre de l’Apocalypse
Traditionnellement parlant, les lecteurs ont adopté l’une des approches suivantes pour interpréter le livre de l’Apocalypse :

  1. L’approche prétériste : ceux qui croient que tout s’est accompli au premier siècle.

  2. L’approche historiciste : ceux qui croient que le livre de l’Apocalypse a prédit les détails de l’histoire subséquente consignée dans les livres d’histoire.

  3. L’approche idéaliste : ceux qui croient que le livre de l’Apocalypse contient des principes intemporels.

  4. L’approche futuriste : ceux qui croient que le livre de l’Apocalypse parle de l’avenir.


L’interprétation historiciste a été largement abandonnée parce que l’histoire ne s’adapte pas très bien au profil du livre de l’Apocalypse. (Ceci est vrai même pour les lettres aux sept églises qui ont été considérées par quelques-uns comme des étapes de l’histoire de l’Église. À l’heure actuelle, très peu d’érudits acceptent ce mouvement d’interprétation, même dans la tradition « dispensationaliste » où elle était autrefois couramment acceptée. Le dispensationalisme a aussi beaucoup changé depuis sa création.
Pour ce qui est des autres courants d’interprétation, ils sont tous valables si tant est que nous n’utilisions pas un point de vue pour exclure les autres. Il est vrai que le livre de l’Apocalypse, comme les autres livres bibliques, a d’abord été écrit pour un public des temps anciens (point de vue prétériste) ; à l’instar de Paul qui, à travers les épîtres, s’adresse à certaines églises, le livre s’adresse de façon explicite aux sept églises d’Asie Mineure (Apocalypse 1:4) ; qui plus est, le livre de l’Apocalypse est écrit en grec et utilise des symboles que les lecteurs du premier siècle comprenaient. Mais cela ne veut pas dire que le livre ne parle pas du futur ou n’articule pas des principes utiles pour des générations ultérieures.
Le livre de l’Apocalypse renferme des principes intemporels relatifs à l’Église de toutes les générations. Il parle de l’avenir, en plus du présent et du passé. Les lecteurs peuvent être en désaccord en ce qui concerne la partie du livre de l’Apocalypse qui se réfère au futur, mais presque tous sont d’accord sur le fait que le passage d’Apocalypse 19-22 parle du futur. De même, au moins une partie du livre se réfère au passé : la prise de l’enfant dans Apocalypse 12 (qui, d’après la majorité, représente Jésus) a déjà eu lieu.
Cependant, outre ces points, les lecteurs sont arrivés à des conclusions étonnement différentes concernant les enseignements de l’Apocalypse à travers l’histoire. Nous pouvons illustrer cette divergence en commentant sur le « Millenium », la période de 1000 ans mentionnée dans Apocalypse 20. Plusieurs lecteurs influencés par une tradition particulière peuvent être surpris d’apprendre que des personnes qu’ils respectent dans l’histoire de l’Église adhéraient à d’autres interprétations. Cette surprise nous enseigne quelques leçons : Dieu n’utilise pas ses serviteurs sur la base unique de leurs points de vue sur la fin des temps, et nous devons toujours recourir à la Bible pour voir ce qu’elle nous enseigne. Le fait que toutes les personnes que nous connaissons partagent un certain point de vue ne veut pas dire que ce point de vue est correct ; il y a 150 ans, la majorité des chrétiens adhéraient à un point de vue différent, et 100 ans plus tôt, un autre courant d’interprétation était mis en valeur.
Après que le livre de l’Apocalypse ait été terminé, les pères de l’Église primitive (les responsables de l’Église primitive au cours des premiers siècles) étaient pré-millénaristes, c’est-à-dire qu’ils croyaient que Jésus reviendrait avant les 1000 ans mentionnés dans l’Apocalypse. En outre, ils étaient tous post-tribulationnistes, c’est-à-dire qu’ils croyaient tous soit qu’ils vivaient à l’époque de la Grande Tribulation, soit que cette dernière appartenait au futur et que Jésus ne reviendrait chercher son Église qu’après la fin de la Tribulation. Mais quelques siècles plus tard, pendant la période de Saint Augustin, la plupart des chrétiens sont devenus amillénaristes. Plusieurs croyaient que la fin de la persécution des chrétiens décrétée par l’empereur Constantine marquait le début du Millénium ; plusieurs s’attendaient à ce que Jésus revienne 1000 ans après Constantine. Un autre point de vue amillénariste, plus courant de nos jours et plus facile à défendre à partir des Écritures, est que le Millénium représente la période située entre la première et la seconde venue, avec Christ au pouvoir jusqu’à ce que ses ennemis soient sous ses pieds. La plupart des chrétiens médiévaux et la majorité des réformateurs (y compris Luther et Calvin) étaient amillénaristes. La plupart des mouvements religieux fondés durant la période de prédominance de l’amillénarisme sont amillénaristes aujourd’hui. Cela est aussi vrai des églises fondées par des missionnaires amillénaristes dans diverses parties du monde. Par contraste, les églises fondées par des missionnaires pré-millénaristes sont en général pré-millénaristes. John Wesley croyait qu’Apocalypse 20 parlait de deux milleniums différents : l’un au ciel et l’autre sur la terre.
La plupart des dirigeants des grands réveils du dix-huitième siècle – et surtout ceux du réveil spirituel américain du dix-neuvième siècle – étaient post-millénaristes, y compris Jonathan Edwards et Charles Finney. Pendant les réveils qui ont amené beaucoup de personnes à Christ au début du dix-neuvième siècle aux États-Unis, les gens étaient convaincus que « cette bonne nouvelle du royaume » serait « prêchée dans le monde entier. Alors la fin viendrait » (Matthieu 24:14, paraphrase). Charles Finney, qui a amené environ un demi-million de personnes à Christ et qui a aidé à diriger le mouvement contre l’esclavage, était post-millénariste. Les post-millénaristes croyaient qu’ils allaient établir le royaume de Dieu sur la terre au travers de l’Esprit de Dieu ; alors Jésus reviendrait pour régner. À l’heure actuelle, beaucoup de chrétiens considèrent le post-millénarisme comme un optimisme naïf ; il s’agit là d’un point de vue dominant des chrétiens américains du dix-neuvième siècle.
Un autre point de vue a vu le jour au dix-neuvième siècle et était populaire au vingtième siècle. Ce point de vue est appelé le pré-millénarisme dispensationaliste. Pendant ou autour des années 1830, John Nelson Darby a inventé un système d’interprétation qui divisait les Écritures entre ce qui s’applique à Israël (l’Ancien Testament, les évangiles, l’Apocalypse et une grande partie du livre des Actes) et ce qui s’applique directement à l’Église (surtout les épîtres). Au moyen de ce système, il affirmait que les dons spirituels n’étaient pas pour la période de l’Église et qu’il y aurait une venue séparée pour l’Église (avant la tribulation) et une pour Israël (après la tribulation). Une fois introduit, ce point de vue a été répandu grâce à la Bible d’étude de Scofield ; il était surtout populaire au début du vingtième siècle. L’échec de l’optimisme post-millénarisme du dix-neuvième siècle et la désintégration de l’ancien consensus évangélique aux États-Unis rendaient ce point de vue séduisant. Après tout, qui se plaindrait d’être enlevé au ciel avant la tribulation plutôt qu’après ?
Pour l’instant, nous n’avons pas assez de temps pour débattre en faveur de ce point de vue (ou contre), mais nous souhaitons simplement signaler que la plupart des gens qui adhèrent à cette opinion ignoraient que personne dans l’histoire de l’Église n’avait partagé ce point de vue avant 1830. À l’heure actuelle, certains pensent que ce point de vue est clair, mais les chrétiens ont lu la Bible pendant plus 1700 ans sans pour autant le remarquer ! Chaque point de vue cite des versets pour défendre sa position, mais chacun de ces versets doit être examiné dans le contexte de sa signification. Cela comprend des points de vue qui sont très largement répandus aujourd’hui, comme le dispensationalisme, et nous devrions nous rappeler que de tels points de vue très populaires de nos jours étaient très rares, voire inconnus, dans l’histoire plus ancienne. Aujourd’hui la plupart des érudits qui adhèrent à l’autorité de la Bible sont soit amillénaristes, soit anti-dispentionalistes (généralement post-tribulationnistes), pré-millénaristes, ou autres.
À mon avis, les pré-millénaristes peuvent facilement expliquer Apocalypse 20 et les amillénaristes peuvent expliquer d’autres passages sur la fin des temps. (Pour plusieurs d’entre eux, la question est de savoir s’il faut interpréter les textes les plus explicites à la lumière de textes moins explicites, ou l’inverse). Puisque la question sera résolue au moment du retour de Jésus, je ne vois pas la nécessité d’argumenter là-dessus. Il est ridicule de se quereller avec d’autres chrétiens à cause de ce type de divergence ! Alors pourquoi est-ce que je soulève cette question ? Seulement dans le but de nous aider à être plus charitables vis-à-vis de ceux qui adhèrent à une interprétation de l’Apocalypse différente de la nôtre. Si nous nous disputons avec nos frères et sœurs à cause d’une différence d’interprétation, alors nous risquons de nous quereller avec une grande partie du corps de Christ. L’Église véritable est unie sur les questions essentielles qui sont nécessaires pour suivre Jésus, mais au-delà, c’est notre amour et notre unité qui montrent le caractère de Dieu au monde (Jean 13:34-35 ; 17:20-23).
Le plus important, c’est d’aborder des questions pratiques que la méthode enseignée ci-dessus peut nous aider à comprendre. Certaines questions sont très pratiques et aucun chrétien digne de ce nom ne les remet en question : par exemple, nous savons tous que nous devons être prêts pour le retour de notre Seigneur. Il convient d’ajouter qu’il existe d’autres questions pratiques que les interprètes qui ne tiennent aucun compte de l’arrière-plan ou des méthodes de contexte du livre ignorent. Voici un échantillon de ces questions.
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