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L’utilisation du Symbolisme ?
Certains affirment que nous devons prendre à la lettre tout ce qui se trouve dans le livre de l’Apocalypse. Mais ce livre est rempli d’images que nous ne pouvons prendre littéralement. Est-ce qu’une femme était littéralement enveloppée du soleil au chapitre 12, verset 1, avec la lune littéralement sous ses pieds et douze étoiles sur sa tête ? Est-ce que Babylone est littéralement la mère de chaque prostituée dans le monde (Apocalypse 17:5) ? Le livre de l’Apocalypse nous dit même ce que représentent certains de ces symboles, clarifiant le fait que le livre contient beaucoup de symboles (Apocalypse 1:20). Dieu pouvait créer le genre de monstres décrits dans Apocalypse 9, mais ils ressemblent aux sauterelles mentionnées dans la prophétie de Joël dans laquelle elles sont simplement une description poétique d’une invasion de sauterelles ou d’une armée envahissante (ou une combinaison des deux).
Nous pourrions donc répondre en ces termes : interprétez de façon littérale le plus de symboles possible. Mais pourquoi serait-ce le cas ? N’est-il pas mieux d’être logiques dans la façon dont nous interprétons le reste de l’Apocalypse qui, de toute évidence, contient beaucoup de symboles ? La façon appropriée de lire les récits narratifs est généralement de les lire littéralement mais, comme nous l’avons fait remarquer précédemment, la poésie hébraïque ou les prophéties de l’Ancien Testament données sous forme poétique ne se prêtent pas vraiment à ce type de lecture. Le même principe s’applique aux prophéties du Nouveau Testament qui utilisent le même mode de communication symbolique utilisé par plusieurs prophéties vétéro-testamentaires. Certaines affirmations peuvent être littérales (nous affirmons que les sept églises sont, par exemple, des églises littérales), mais d’autres (comme la femme enveloppée du soleil) ne le sont pas. Certains érudits font remarquer que le mot grec pour « faire connaître » ou « communiquer » (Apocalypse 1:1) suggère que l’un des termes utilisés pour révéler le message à Jean montre qu’il a reçu le message sous forme de symboles. (Un terme apparenté au mot « signe » peut avoir ce sens dans Apocalypse 12:1, 3 ; 15:1).
Le symbolisme était souvent utilisé par les auteurs juifs de l’époque de Jean (par exemple, 1 Enoch décrit les anges en train de féconder les femmes comme les étoiles fécondaient les vaches) qui imitaient le style d’écriture des prophètes de l’Ancien Testament (en écrivant une forme de littérature appelée plus tard apocalyptique). De même que les enseignants juifs utilisaient des devinettes pour susciter la réflexion, les écrits apocalyptiques utilisaient des prophéties énigmatiques pour lancer un défi aux lecteurs. Même si nous n’avons que l’Ancien Testament comme arrière-plan, nous devrions nous attendre à une abondance de symbolisme prophétique (voir surtout Zacharie, Ézéchiel et plusieurs prophéties contenues dans le livre de Daniel et celui d’Ésaïe).
Le contexte du livre entier
Le livre de l’Apocalypse établit un contraste qui revient souvent entre deux villes : Babylone et la nouvelle Jérusalem. Babylone est une prostituée (Apocalypse 17:5) ; la nouvelle Jérusalem est une nouvelle mariée (Apocalypse 21:2). Babylone est parée d’or et de pierres précieuses (Apocalypse 17:4) comme une prostituée qui cherche à nous séduire avec son offre de gratification coupable et temporaire. La nouvelle Jérusalem est bâtie d’or pur et ses portes sont ornées de perles (Apocalypse 21:18, 21). Aucune personne sensée ne préférerait Babylone à la nouvelle Jérusalem ; seuls ceux qui ont foi dans les promesses de Dieu attendent la ville d’en haut et résistent à la tentation présente.
À l’époque de saint Augustin (un théologien nord-africain, 354-430 après J.-C.), Rome est tombée aux mains des envahisseurs barbares ; les chrétiens étaient épouvantés. Saint Augustin a opposé Rome à la ville de Dieu. Les villes et les empires terrestres enveloppés de splendeur vont périr, mais la ville de Dieu est éternelle, et sa promesse à notre égard est infaillible. Le monde demande à ce que l’on prenne la marque de la bête si l’on veut vendre ou acheter (Apocalypse 13:17) mais, à ceux qui refusent de se compromettre avec la nourriture de ce monde (Apocalypse 2:14, 20), Dieu promet la nourriture éternelle (Apocalypse 2:7, 17) et la manne, même lorsque le monde les persécute (Apocalypse 12:6). Ceux qui se croient riches peuvent être pauvres dans ce qui est important (Apocalypse 3:17), tout comme ceux qui semblent être pauvres peuvent être riches dans ce qui importe (Apocalypse 2:9). Jésus offre l’or véritable de la nouvelle Jérusalem à ceux qui s’en remettent à lui plutôt qu’aux richesses du monde (Apocalypse 3:18).
Que pouvons-nous apprendre de la nouvelle Jérusalem ? Certaines traductions expliquent que la nouvelle Jérusalem s’étend sur environ 2 400 km dans chaque direction, et que sa hauteur est égale à sa largeur et à sa longueur (Apocalypse 21:16). Cela signifie que la ville se trouve à environ 2 395 km au-dessus de la montagne la plus haute du monde, dans un lieu où l’air est déjà rare, et par conséquent où il est difficile de respirer. Il est vrai que Dieu peut changer les lois physiques s’il le désire, mais il y a un autre indice qui montre que les mesures spécifiques associées à la nouvelle Jérusalem sont symboliques : dans une ville mesurant environ 2 400 km, le mur mesure seulement 80 mètres.
Ces mesures apparemment disproportionnées peuvent s’expliquer ainsi : lorsqu’on lit le verset en grec, ou dans une traduction très littérale, ou dans la note de bas de page de la plupart des traductions : la nouvelle Jérusalem mesure 12 000 stades et 144 coudées. Lorsqu’un lecteur du livre de l’Apocalypse arrive au chapitre 21, il a déjà rencontré ces chiffres. Apocalypse 7:4-8 et 14:1-5 parlent de 144 000 hommes juifs chastes, 12 000 issus de chaque tribu. Parce que, dans la Bible, « Jérusalem » se réfère autant au peuple (les habitants de Jérusalem) qu’au lieu géographique, il est tout naturel de vouloir établir un lien entre ces passages, à savoir : voici les habitants de la nouvelle Jérusalem qui se tiennent sur la montagne de Sion (14:1), ceux qui vont vivre dans la nouvelle Jérusalem ! La ville appartient à ceux qui ont souffert pour elle, ceux qui « ne se sont pas souillés avec des femmes » (Apocalypse 14:4) et qui n’ont pas couché avec Babylone la prostituée. Est-ce que cela veut dire que seuls les hommes juifs vivront dans la nouvelle Jérusalem ? Est-ce que les chrétiens non juifs en seront exclus ? Bien au contraire !
La liste des tribus dont il est question dans le passage d’Apocalypse 7:4-8 ressemble aux listes de recensement militaire que l’on trouve dans l’Ancien Testament, suggérant ici la présence de l’armée de la fin des temps. Les armées juives étaient composées d’hommes, et beaucoup de Juifs s’attendaient aussi à ce que cette armée soit chaste avant la bataille. Le livre de l’Apocalypse parle d’une manière surprenante de ce groupe qui a « vaincu » (Apocalypse 15:2-4 ; cf. 14:3). La bête peut vaincre les serviteurs de Dieu humainement parlant (Apocalypse 11:7 ; 13:7), mais ils ont vaincu en refusant de désobéir au Seigneur qui remportera la victoire finale (Apocalypse 12:11). Dans le livre de l’Apocalypse, est-il question d’une armée littérale composée de 144 000 Juifs ? On peut l’interpréter de cette façon et cela aura un sens. Après tout, la Bible parle du peuple juif qui se tournera vers Dieu à la fin des temps (Romains 11:16) mais, dans le contexte de l’Apocalypse, je pense qu’une autre interprétation s’impose.
Ailleurs, le livre de l’Apocalypse parle des Juifs spirituels (Apocalypse 2:9 ; 3:9). De même, dans le monde ancien, les chandeliers (le symbole que Jean utilise pour parler des églises dans Apocalypse 1:20) sont des symboles de la foi juive. Parfois un(e) deuxième vision ou rêve reprenait le message d’une première vision (par exemple, Genèse 37:7, 9 ; 40:1-7), et c’est probablement la même chose ici : dans le paragraphe suivant, cette armée triomphante composée des 144 000 Israélites finit par devenir une foule innombrable venant de toutes les nations (Apocalypse 7:9-17). Les promesses données à cette foule dans Apocalypse 7:15-17 sont les promesses que Dieu a faites à Israël dans l’Ancien Testament. En suivant le roi d’Israël, ces païens ont été greffés sur l’héritage et sur les promesses d’Israël ; par conséquent, ils sont juifs au sens spirituel du terme. Le contexte du livre entier clarifie le lien qui existe entre ces deux paragraphes. Deux chapitres plus tôt, Jean « entend » parler du lion de la tribu de Juda, un symbole que le judaïsme a utilisé pour parler du Messie guerrier. Mais lorsque Jean se retourne, il « voit » un agneau immolé – celui qui a remporté la victoire par sa propre mort (Apocalypse 5:5-6). À présent, Jean « entend » parler des 144 000 (Apocalypse 7:4), mais lorsqu’il se retourne, il « voit » une multitude innombrable (Apocalypse 7:9) ; il s’agit peut-être de la multitude des martyrs qui ont pris part aux souffrances de Christ.
Ceci correspond à ce que dit le texte. Les 144 000 sont « des serviteurs de Dieu » (Apocalypse 1:1 ; 22:3). Est-ce qu’il y a seulement 144 000 serviteurs de Dieu ? Est-ce que tous sont juifs sur le plan ethnique, et tous sont des hommes ? Seuls des serviteurs de Dieu habiteront la nouvelle Jérusalem, mais les serviteurs de Dieu sont composés des disciples de Jésus d’origine juive et païenne. La nouvelle Jérusalem appartient à tous ceux qui se sont confiés en Christ (Apocalypse 21:7-8, 14, 27), et elle offre la même promesse suggérée dans ce passage aux chrétiens d’origine païenne (Apocalypse 21:4 et 7:17). Les Témoins de Jéhovah utilisent indûment le chiffre 144 000 en lui attribuant une signification littérale, mais donnent au passage sur les hommes juifs une signification figurée. Plusieurs chrétiens prennent les deux éléments à la lettre. Cependant, dans le contexte du livre de l’Apocalypse, les deux éléments sont probablement symboliques ; le message adressé à l’Église est beaucoup plus profond que ne le réalisent la plupart des chrétiens.
Le contexte du livre entier propose un nouveau regard sur la signification qu’attache le livre de l’Apocalypse à la marque de la bête. Devons-nous prêcher sur ce sujet en mettant simplement les gens en garde contre un événement à venir, ou est-ce que cela a quelque chose à nous enseigner dans le présent ? Contrairement à l’enseignement que la plupart de gens ont reçu, en continuant à lire un peu plus loin, on se rend compte que cette marque peut ne pas être visible à l’œil nu. Nous devons prendre note des autres marques dont il est question dans le livre de l’Apocalypse. Par exemple, les croyants deviendront des piliers dans le temple futur de Dieu. À l’instar des autres piliers anciens sur lesquels des noms étaient inscrits, le nom de Dieu et celui de la nouvelle Jérusalem seront inscrits sur nous (Apocalypse 3:12 ; cf. Apocalypse 2:17). Le nom de Dieu et celui de l’Agneau seront inscrits à jamais sur nos fronts (Apocalypse 22:4), peut-être comme une marque d’esclave ou toute autre sorte de marque montrant à qui nous appartenons. Lorsque Jésus revient, son nom est écrit sur sa cuisse (Apocalypse 19:12-13, 16), peut-être pour permettre à Jean de lire son titre dans la vision. Babylone la grande a un nom écrit sur son front (Apocalypse 17:5). De même que Babylone n’est pas une femme prise au sens littéral, nous tenons compte du fait que l’inscription fait partie de la vision et qu’elle n’est pas littéralement apposée sur la tête d’une femme.
De même que Dieu a apposé une marque sur les justes (Ézéchiel 9:4-6), il a mis un sceau sur les 144 000 pour les protéger pendant son jugement (Apocalypse 7:3). Comme dans Ézéchiel, il s’agit d’une marque que Dieu seul peut voir. Puisque, à l’origine, la Bible n’était pas divisée en chapitres, les premiers lecteurs auraient tout de suite remarqué le contraste entre les 144 000 et le reste du monde (Apocalypse 13:16 à 14:5). Ceux qui suivent la bête portent son nom (Apocalypse 13:17) ; ceux qui suivent l’Agneau portent son nom (Apocalypse 14:1). La bête, qui est la progéniture de son maître, le dragon, a sept têtes et dix cornes (Apocalypse 12:3 ; 13:1 ; 17:3, 7). La seconde bête est une contrefaçon délibérée de l’Agneau (à comparer avec Apocalypse 5:6) : elle a deux cornes comme l’Agneau mais elle communique le message du dragon (Apocalypse 13:11). Une petite armée de 144 000 individus suit l’Agneau véritable ; le reste du monde (dont l’armée compte pas moins de 200 millions d’individus, Apocalypse 9:16) suit la bête. Chaque disciple porte une marque permettant de l’identifier soit à l’Agneau, soit à la bête. Quoi qu’il en soit, le but de la prédication est clair : nous devons à tout prix nous ranger dans le camp de Dieu et non dans celui du monde.
Arrière-plan
Jean a probablement écrit ce livre alors qu’il était en exil (Apocalypse 1:9) durant le règne de l’empereur romain Domitien. Ce dernier exigeait qu’on adore sa statue comme s’il était dieu, et les premiers chrétiens ont refusé de le faire. Il s’agissait d’un problème pressant en Asie Mineure occidentale où se trouvaient les sept églises ; certaines des églises étaient déjà persécutées (Apocalypse 2:9-10, 13 ; 3:9). Pour les premiers lecteurs du livre de l’Apocalypse, ses avertissements au sujet de l’adoration de l’image de la bête (Apocalypse 13:15) étaient vraiment d’actualité ! Mais certaines des autres églises se compromettaient avec le même système mondial qui, dans d’autres parties du monde, persécutait et assassinait leurs frères et sœurs en Christ (2:14, 20 ; 3:2, 15-18).
Les sept églises d’Asie Mineure (Apocalypse 1:4) étaient aussi réelles que toute autre église à laquelle Paul s’était adressé. Les églises sont situées dans les sept villes les plus importantes de la province romaine d’Asie, et elles sont arrangées précisément dans l’ordre dans lequel un messager venant de Patmos aurait distribué les lettres. Beaucoup de problèmes traités (comme la richesse et l’eau tiède de Laodicée) abordent des problèmes qui se rapportaient à ces églises particulières. Cela ne veut pas dire que le message est uniquement applicable aux églises mentionnées ; Jésus invite chaque personne à écouter le message qu’il adresse à chacune de ces églises (Apocalypse 2:7). Mais nous apprenons à partir de leurs exemples de la même façon que nous apprenons à partir des églises auxquelles Paul s’était adressé. Nous devons tenir compte de l’arrière-plan afin de comprendre les problèmes que l’auteur voulait traiter.
Ci-dessus, nous avons parlé de Babylone. Ce nom ne doit pas être pris au sens littéral, de même que les parents des faux prophètes n’avaient pas nommé leurs enfants « Balaam » ou « Jézabel » (Apocalypse 2:14, 20). Comme l’ont reconnu la plupart des chrétiens à travers l’histoire, à l’époque de Jean, le nom « la Babylone » faisait référence à Rome. Tout le monde savait que Rome était une ville située sur sept collines (Apocalypse 17:9). Rome avait même un festival annuel appelé « les sept montagnes » ; ce festival célébrait sa fondation. Les importations dont il est question au chapitre 18:12-13 font précisément allusion aux échanges commerciaux de Rome. À l’époque de Jean, Rome était le seul empire mercantile qui gouvernait les rois de la terre par voie maritime (Apocalypse 17:18 ; 18:15-19). Plus important encore, les sources juives (et probablement 1 Pierre 5:13) appelaient déjà Rome « Babylone », et ce, parce que Rome, comme Babylone, avait assujetti le peuple de Dieu et détruit le temple.
L’association de la « Babylone » du livre de l’Apocalypse à Rome a des implications poignantes. Dans Apocalypse 18:2-3, Jean entend un chant funèbre qui est adressé à Babylone (tout comme le chant funèbre sur la Babylone littérale dans Ésaïe 21:9). Rome, l’empire le plus puissant que le monde ait jamais connu, semblait prêt à écraser la petite église de Jésus-Christ. Rome a exilé Jean, qui était avancé en âge, sur l’île de Patmos (Apocalypse 1:9). Mais Jean entend un chant funèbre sur ce puissant empire ! Les premiers chrétiens ont fait preuve d’une foi incroyable lorsqu’ils ont cru en cette promesse, à savoir que leur oppresseur allait tomber. Jean a marché sur la trace des premiers prophètes qui avaient prophétisé contre l’Assyrie, la Babylone littérale et ainsi de suite, et leurs prophéties s’étaient réalisées. L’Assyrie, Babylone, Rome et tous les autres empires de l’histoire passée étaient maintenant en ruine. En revanche, l’Église de Jésus-Christ, que tant d’empires ont menacé de détruire, est plus répandue que jamais ! À l’époque où l’Église était établie principalement dans quelques villes de l’Empire romain, Jean a prophétisé l’essor d’une Église de toute tribu, peuple et nation (Apocalypse 5:9 ; 7:9) ; et cette prophétie s’est accomplie.
Mais si, pour les premiers lecteurs de l’Apocalypse de Jean, « Babylone » renvoyait à Rome, cela était simplement dû au fait que Rome la représentait à l’époque de Jean. Si Rome symbolisait la nouvelle Babylone à cette période-là, d’autres nouvelles Babylone ou nouvelles Rome, d’autres empires méchants allaient venir usurper le rôle légitime du royaume de Dieu à venir. Ces empires n’ont pas besoin d’être situés en Italie pas plus que Rome, à savoir la nouvelle Babylone, ne se situait au Moyen-Orient. En d’autres termes, Babylone est la ville du monde, comme la ville appelée « Sodome » et « Égypte » dans Apocalypse 11:8. Le système mondial, dans sa rébellion contre Dieu, est opposé à la nouvelle Jérusalem. De même que la première Babylone est tombée, de même que Rome est tombée, les autres Babylone et les autres Rome de l’histoire tomberont, elles aussi. Les derniers empires s’écrouleront le jour où le royaume de ce monde deviendra le royaume de notre Dieu et de son Christ (Apocalypse 11:15).
L’arrière-plan romain nous permet de comprendre le méchant roi dont il est question dans Apocalypse 13:1-3 et 17:10-11. Le premier empereur qui a officiellement persécuté l’église était Néron. Il faisait brûler les chrétiens vivants pour qu’ils éclairent ses jardins la nuit. Lorsque Néron fut assassiné, le credo selon lequel il allait revenir s’était tellement répandu que quelques imposteurs proclamant être Néron ont fait leur apparition. Quelques années avant la rédaction du livre de l’Apocalypse, un faux Néron a même persuadé les Parthes de le suivre à travers l’Euphrate pour envahir l’Asie Mineure. Plusieurs érudits ont suggéré que la tête blessée à mort qui est revenue à la vie (Apocalypse 13:3) est un « nouveau Néron ». Cela ne veut pas dire que Néron (l’original) est revenu à la vie (pas plus que les personnages dont il est question dans Apocalypse 11:3-6 ne sont Moïse ou Élie ressuscités). Cela veut simplement dire qu’il viendra « avec l’esprit et la puissance » de Néron (cf. Luc 1:17), c’est-à-dire qu’il est comparé à Néron, le terrible persécuteur. Ainsi, le livre de l’Apocalypse utilise le langage de son époque pour dire que « le futur dictateur sera comme Néron, un homme méchant qui persécutera les chrétiens comme Néron l’avait fait auparavant ». Une invasion parthe venant de l’autre côté de l’Euphrate était une image horrifiante à l’époque de Jean, et un nouveau Néron était un signe annonciateur des souffrances à venir.
Deux autres facteurs soutiennent cette association à Néron. Le livre de l’Apocalypse parle du retour d’un roi du passé (Apocalypse 17:10-11). Le règne de Néron précédait le règne du roi qui régnait à l’époque de la rédaction du livre de l’Apocalypse. En outre, lorsqu’on épelle le nom Néron en hébreu, le chiffre 666 apparaît. Que ce soit Néron ou pas, le dirigeant mondial des derniers temps sera un homme pervers et mauvais ! Le caractère de cet homme est déjà à l’œuvre à travers ceux qui font le mal (2 Thessaloniciens 2:7 ; 1 Jean 2:18). Ne sous-estimons jamais le mal, et n’oublions pas qu’au bout du compte, le Dieu juste est maître de toutes choses (Apocalypse 17:17).
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