Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne







télécharger 24.54 Kb.
titreGustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne
date de publication19.10.2016
taille24.54 Kb.
typeDocumentos
a.21-bal.com > loi > Documentos
L
es droits d’exploitation de ce texte sont la propriété de WienTourismus. Ce texte peut être reproduit gratuitement jusqu’à nouvel ordre, même en partie. Communication des exemplaires à : WienTourismus, Medienmanagement, Invalidenstrasse 6, 1030 Wien; media.rel@wien.info. Informations données sous réserve de modifications.

Version de janvier 2016

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne

Gustav Klimt (1862 - 1918) a imprimé une marque indélébile à la peinture de la modernité et contribué à la popularité internationale du Jugendstil. Les toiles de ce génie de l’art – en tout premier lieu Le Baiser, l’un des tableaux les plus célèbres au monde – sont considérées comme le symbole d’une époque qui engendra la modernité. De nombreuses œuvres de Klimt sont exposées dans les musées et lieux culturels viennois.


Dans la Vienne de 1900 convergent les formes les plus raffinées de la culture, tous domaines confondus: en littérature et en peinture, en architecture et en musique se crée du nouveau, s’ouvrent des voies, et ce avec une intensité et une vitesse encore jamais égalées. Avec ses deux millions d’habitants, Vienne est en 1910 la cinquième ville du monde et le centre culturel incontesté de toute l’Europe centrale. Gustav Klimt a traduit en images les acquis et découvertes de son temps, ère de mutation et de gestation.

Par le biais de l’art, l’œuvre de Klimt exprime le chemin parcouru entre « l’époque de la Ringstrasse » et les débuts de l’abstraction. Encore sous l’influence de Hans Makart, qui domine la peinture viennoise de la fin du XIXe siècle, Gustav Klimt assure, avec son frère Ernst et son condisciple Franz Matsch, la décoration de plusieurs édifices de la Ringstrasse. C’est ainsi qu’il réalise des fresques pour les escaliers du Musée des Beaux-Arts (Kunsthistorisches Museum) et ceux du Burgtheater. L’œuvre ultérieur et surtout la dernière manière de Klimt prépareront la voie à ses jeunes contemporains Egon Schiele et Oskar Kokoschka.

Sécession et Wiener Werkstätte


La fondation par Gustav Klimt et ses collègues artistes en 1897 de l’Association des Artistes autrichiens de la « Sécession viennoise », pour protester contre une conception de l’art rétrograde, a laissé des traces encore visibles aujourd’hui. La Sécession, ce nouvel espace d’exposition bâti par Joseph Maria Olbrich, un assistant d’Otto Wagner, arbore la devise « À chaque époque son art, à l’art sa liberté ». Klimt a conçu pour ce lieu la Frise Beethoven. L’architecte Josef Hoffmann fut également co-fondateur de la Sécession. Ensemble, ils imaginèrent le Palais Stoclet, à Bruxelles, œuvre d’art totale et création Art nouveau sans doute la plus importante au monde. Klimt exerça également une influence décisive sur la Wiener Werkstätte: fondé en 1903 par Hoffmann et Kolo Moser, cet «atelier d’art» allait profondément transformer le design. Les effets de l’action créatrice de ces artistes et de leurs contemporains ne sont pas uniquement conservés dans les musées et les collections de Vienne, ils se lisent sur la physionomie de la capitale.

La structure de la société a également été bouleversée au tournant du siècle. Les portraits de femmes de Klimt retracent l’ascension d’une bourgeoisie sûre d’elle-même. Le Portrait de Sonja Knips datant de 1898 va faire de Klimt le peintre de la grande bourgeoisie aisée de Vienne. Ses tableaux de Fritza Riedler ou d’Adele Bloch-Bauer (l’une des toiles les plus chères du monde), par exemple, fascinent tout autant que le portrait de sa compagne de longue date, Emilie Flöge, une femme moderne et émancipée.

Gustav Klimt à Vienne


En 2012, Vienne a fêté le 150e anniversaire de la naissance de Klimt avec un grand nombre d’expositions exceptionnelles, programmées par les principaux musées de la capitale. Après cette année spéciale, qui a valu aux institutions culturelles des records d’affluence, beaucoup d’œuvres du maître (notamment de ses débuts) restent exposées à demeure à Vienne.

Albertina

Albertinaplatz 1, 1010 Vienne, www.albertina.at

L’Albertina possède dans son fonds graphique près de 170 planches de Klimt, dont plusieurs séries d’études de femmes que Klimt a réalisées en vue de tableaux allégoriques ou de portraits. La toile Nixes (Poissons d’argent) est la seule de ses œuvres dont l’original est toujours exposé à l’Albertina. Elle est montrée au sein de l’accrochage permanent, en regard du tableau de Claude Monet L’étang aux nymphéas, car les deux tableaux sont une interprétation du thème de l’eau, sujet très fréquemment traité au début du XXe siècle. On peut voir les facsimilés des dessins, extrêmement fragiles, de Klimt dans les Salles d’apparat.

Belvédère

Belvédère supérieur, Prinz-Eugen-Strasse 27, 1030 Vienne, www.belvedere.at

Avec ses superbes jardins à la française, l’ancienne résidence du prince Eugène de Savoie compte parmi les plus beaux ensembles baroques existants. Aux côtés de la plus grande collection mondiale de toiles de Klimt, dont des icônes du Jugendstil comme Le Baiser et Judith, le Belvédère supérieur possède aussi des chefs-d’œuvre de Schiele, Kokoschka, Waldmüller, Renoir, Monet et Van Gogh, ainsi que des collections majeures du XIXe et XXe siècles, de l’époque baroque et du Moyen Âge. Après de vastes travaux de réaménagement, le Belvédère inférieur et l’Orangerie programment régulièrement depuis 2007 des expositions temporaires.

Burgtheater

Universitätsring 2, 1010 Vienne, www.burgtheater.at

Gustav Klimt a réalisé avec son frère Ernst et son condisciple Franz Matsch les splendides peintures de plafond qui ornent les escaliers d’apparat du Burgtheater. Elles évoquent notamment le théâtre de Taormina, le Globe Theatre de Londres et la scène finale de Roméo et Juliette. À l’arrière plan, l’artiste s’est représenté avec ses deux collègues. Les précieux dessins préliminaires de ces peintures plafonnières ont été retrouvés à la fin des années 1990 dans le grenier du Burgtheater. Après avoir été restaurés, ils sont maintenant exposés en permanence dans la Salle Klimt du théâtre ; on peut les admirer le cadre de visites guidées ou le soir, lors des représentations.

Kunsthistorisches Museum Wien/Musée des Beaux-Arts

Maria-Theresien-Platz, 1010 Vienne, www.khm.at

En 1890, Gustav Klimt, son frère Ernst et son collègue Franz Matsch reçoivent également commande de peintures destinées à décorer les minces panneaux séparant les colonnes et les voûtes dans les imposants escaliers du Musée des Beaux-Arts. Onze des 40 peintures d’écoinçons et d’entrecolonnements sont de Gustav Klimt, les autres sont dues à son frère et à Franz Matsch. Elles illustrent l’histoire de l’art et des arts décoratifs depuis la plus haute antiquité égyptienne jusqu’aux temps modernes. Avec ces fresques, qui laissent déjà entrevoir les accents symbolistes de l’Art nouveau, Klimt a réalisé des œuvres décisives qui, dès 1900, vont déterminer l’orientation stylistique qui le fera connaître dans le monde entier. On y a accès en visitant le musée.

MAK – Musée des Arts appliqués/d'Art contemporain

Stubenring 5, 1010 Wien, www.mak.at

Détenant les archives de la célèbre Wiener Werkstätte, le MAK peut mieux que tout autre musée retracer l’histoire et l’importance de cet « Atelier viennois ». Ces archives, offertes au MAK par leur dernier propriétaire, Alfred Hofmann, contiennent 16 000 croquis (dont 5 500 de la main de Josef Hoffmann) et quelque 20 000 échantillons de tissus, affiches, dessins de cartes postales, carnets de modèles, albums photos ou documents d’entreprise. L’un des fleurons de la collection du MAK est incontestablement l’ensemble des neuf études préparatoires réalisées par Klimt pour les mosaïques murales (vers 1910) du palais Stoclet à Bruxelles, édifice construit d’après les plans de Josef Hoffmann. Après plusieurs années de restauration, le MAK les expose désormais à demeure. Le palais Stoclet qui est considéré comme l’une des réalisations majeures de la Wiener Werkstätte, a été bâti entre 1905 et 1911 dans l’avenue de Tervuren sur commande d’Adolphe Stoclet. Il symbolise avec force l’utopie de l’œuvre d’art totale, un des principes fondamentaux de la Wiener Werkstätte.

Musée autrichien du Théâtre

Lobkowitzplatz 2, 1010 Vienne, www.theatermuseum.at

La toile de Gustav Klimt Nuda Veritas (1899) appartient à une petite collection, fort précieuse pour l’histoire de l’art, provenant du fonds d’archives Hermann Bahr/Anna Bahr-Mildenburg. L’écrivain autrichien Hermann Bahr (1863-1934) qui fut un mécène pour l’art du tournant du XIXe et XXe siècle, avait acquis ce tableau de Klimt exposé en 1899 lors de la 4e exposition de la Sécession. Nuda Veritas est présenté dans le cadre de l’exposition permanente du Musée autrichien du Théâtre.

Musée Leopold

MuseumsQuartier, Museumsplatz 1, 1070 Vienne, www.leopoldmuseum.org

Avec ses 41 tableaux et près de 190 travaux sur papier, le Musée Leopold, sis au MuseumsQuartier, peut s’enorgueillir de la plus riche et de la plus importante collection d’œuvres d’Egon Schiele au monde. L’autre joyau du Musée Leopold est son superbe fonds sur la Vienne 1900. Il faut mentionner ici les tableaux de celui qui fut pour Schiele un mentor et un paternel ami, Gustav Klimt, en particulier des toiles majeures comme La Vie et la Mort, Un matin à l'étang et Le lac Attersee. Le Musée Leopold possède aussi de très beaux dessins de Klimt. Pour des raisons de conservation, ces œuvres sur papier ne peuvent être montrées que très ponctuellement lors d’expositions temporaires ou dans le cadre de la présentation permanente. Dans le cadre de cette dernière, on peut également admirer l’affiche réalisée par Klimt pour l’exposition de la Sécession en 1898, ainsi qu’une reconstitution du salon de l’atelier où Klimt travailla jusqu’en 1911, dans la Josefstädterstrasse. Son mobilier original, dessiné par Josef Hoffmann et généreusement prêté par la collection Ernst Ploil, contribue à recréer l’atmosphère 1900.

Sécession

Friedrichstrasse 12, 1010 Vienne, www.secession.at

La Sécession, dont Klimt fut un membre fondateur, outre qu’elle est l’une des plus belles curiosités de la capitale, abrite aussi la célébrissime Frise Beethoven. Ce cycle de peintures murales (34 m de long sur 2 m de haut) était dédié au compositeur Ludwig van Beethoven et constitua l’une des œuvres majeures de la grande exposition Beethoven de la Sécession en 1902. À l’époque, l’érotisme et la rigueur de cette fresque suscitent l’admiration, mais aussi de vives critiques.

Villa Klimt

Feldmühlgasse 11, 1130 Vienne, www.klimtvilla.at

De 1911 à sa mort en 1918, Klimt a utilisé cette villa du 13e arrondissement comme atelier. Après de profonds travaux de rénovation, ce site est ouvert au public depuis fin septembre 2012. Klimt a peint ses dernières œuvres dans ce pavillon de jardin, qui n’avait à l’origine aucun étage. Au rez-de-chaussée, l’atelier a été refait à l’identique grâce à des descriptions et des reproductions de l'époque. On peut donc découvrir le cadre de travail et de vie de Klimt, en percevoir l’atmosphère et l’agencement concret. En effet, le mobilier du salon et de l’atelier a été parfaitement reconstitué à partir de photos prises par Moritz Nähr et d’exemples d’objets authentiques (par exemple le tapis). Les autres pièces de l’atelier rassemblent une documentation sur les modèles et les « clientes » qui ont marqué les œuvres de Klimt à cette période de création.

Wien Museum

Karlsplatz, 1010 Vienne, www.wienmuseum.at

Le Wien Museum possède une collection extrêmement riche d’œuvres de Klimt et surtout un fonds de ses dessins qui est le plus important au monde : il comprend aussi bien de simples esquisses que d’absolus chefs-d’œuvre et couvre toutes les phases de création de l’artiste. L’œuvre principale du musée est le Portrait d’Emilie Flöge (1902), son premier portrait de femme dans lequel l’aspect ornemental figure au premier plan. Ce tableau marque chez l’artiste le début d’une période dont les productions ont atteint, ces dernières années, des prix record lors de ventes aux enchères internationales. Deux autres toiles de Klimt sont exposées en permanence dans ce musée, Pallas Athénée (1898) et L‘Allégorie de l’amour (1895).




similaire:

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconI. la modernite 1 Une Esthétique de la raison a Les Lumières
«nouveau et tout à fait particulier». IL a conscience de la nouveauté de son écriture. C’est quelque chose que l’on peut considérer...

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconGaleries nationales du Grand Palais
«Histoires» (30 tableaux : 8 Klimt, 5 Kokoschka, 8 Moser, 9 Schiele), qui comprend des œuvres relevant de la peinture d’histoire,...

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconEst- ce- que la modernité, en art, est un rejet de la tradition?
«modernité» est un mot très souvent utilisé, notamment dans le vocabulaire artistique. Dans les livres d’histoire de l’art on commence...

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconKlimt et la féminité

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconVive la 34ème édition de Jazz à Vienne

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconL'œuvre de Gustav Metzger, un "sac poubelle" du musée londonien Tate...

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconQuelles sont les caractéristiques de la modernité occidentale et son lien au capitalisme?

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconLa filiation de la danse moderne l'humanisme adlérien et la naissance...

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconPlanning du 2e semstre
«gratte-ciel». Les apports de l’Ecole de Chicago à l’émergence de la modernité

Gustav Klimt et la naissance de la modernité à Vienne iconSommaire
«postmoderne» ne signifiait pas la fin du modernisme mais un autre rapport avec la modernité







Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
a.21-bal.com