Georges Perec, Les Choses







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Georges Perec, Les Choses et Un homme qui dort, n° 51, juin 2011 

 

Dossier critique

Florence de Chalonge et Christelle Reggiani, «Relire le “premier Perec”» 

 Dans la présentation du dossier critique, Florence de Chalonge et Christelle Reggiani expliquent les raisons de consacrer un numéro aux romans Les Choses et Un homme qui dort de Georges Perec. L’intérêt porté à ces deux livres provient du fait qu’ils peuvent être considérés, d’une part, comme une sorte de diptyque (l’un étant l’envers de l’autre) et, d’autre part, du fait qu’ils appartiennent à l’époque «pré-oulipienne» de l’écrivain. Ces caractéristiques donnant une certaine unité à ces deux romans, l’enjeu des études présentées dans ce numéro est de les envisager comme faisant partie de la totalité de l’œuvre perecquien et non seulement comme des textes isolés du reste.  

Jean-luc Joly, « Des choses qui dorment» 

Dans cet article, Jean-Luc Joly, reprenant l’image du puzzle si chère à Perec, propose de situer Les Choses et Un homme qui dort comme les fondements, «les bords du puzzle» de l’ensemble que constituent les ouvrages écrits par Perec. Il souligne que l’ambition de l’écrivain de toucher à tous les domaines de l’écriture - malgré l’apparence d’éparpillement ou de fragmentation - est, paradoxalement, «gage de totalisation». Ainsi, Jean-Luc Joly considère que le fil rouge permettant de lier l’œuvre entier de Perec est une certaine volonté de totalité et, pour ces deux ouvrages en particulier, l’adhésion au réalisme critique de Lukács.  

Matthieu Rémy, « Penser et repenser la société des années 1960 : Les Choses et Un homme qui dort comme tentatives de littérature réaliste critique » 

Partant de l’importance des théories lukacsiennes sur le réalisme critique dans la conception littéraire de Georges Perec, Matthieu Rémy soutient l’idée que Les Choses et Un homme qui dort sont la mise en pratique de ces théories. Les deux ouvrages sont présentés comme autant de manières de refléter le contexte historique et social des années 1960 : les deux romans perecquiens sont des textes qui disent leur époque et qui mettent en évidence une certaine vision et une prise de position face à une société consommatrice, faisant ainsi « de la littérature un outil de démocratisation de l’accès au réel ».

Paulette Perec, «Les Choses en leur temps suivi de Les films vus par Georges Perec durant la composition des Choses (août 1963-mars1965)» 

Après une brève présentation du contexte de la période d'écriture des Choses, Paulette Perec confirme la ressemblance évidente de l'appartement où elle vécut en compagnie de Georges Perec avec celui des personnages du roman, montrant de ce fait l’importance du quotidien et de l’entourage de Perec dans son travail. Elle fournit par la suite la liste des films vus - et parfois commentés - par l’auteur des Choses durant cette période-là, et soulève le paradoxe de la faible présence de cet art dans l'écriture du roman.  

 

Sylvie Thorel, «Les Choses, ou le comble du réalisme» 

Sylvie Thorel analyse dans cet article la matière même de l'écriture de Perec comme étant faite non pas d'imagination mais bien du « prélèvement de choses et (ou?) de mots dans la réalité ». Elle part de l’idée que l'écriture de Perec fait coïncider les cadres de l'écriture et ceux de l'œuvre, rendant ainsi sa propre réalité l’élément constitutif de celle des personnages romanesques. Plus qu'une voie autobiographique, la présence d’éléments appartenant à la réalité de Perec dans la fiction est considérée par Sylvie Thorel comme étant une voie réaliste, qui cherche à procéder à une réflexivité de l'acte d'écriture ainsi que de l'écriture même pour "établir un rapport de proximité extrême avec le réel".    

 Dominique Bertelli, « Fortune des Choses  

I: Notes brèves à propos des publications anthumes des Choses 

II: Essai de bibliographie» 

Replaçant la publication des Choses dans le contexte éditorial, depuis l'attribution du prix Renaudot, passant par la publication en format poche jusqu'à son intégration à la collection 10/18 (augmentée d'un dossier critique), Dominique Bertelli évalue les différents moments éditoriaux de l'œuvre et met en évidence l'influence des choix de publication sur la diffusion et la réception critique du livre. Cette analyse se termine par une liste exhaustive des différentes éditions des Choses, traduites et en français, complétant ainsi la liste élaborée en 1979 par l'écrivain lui-même.  

Isabelle Dangy, « Naissances du personnage dans Un homme qui dort » 

Après avoir établi l'idée que le personnage d’Un homme qui dort est un personnage rendu opaque par la narration à la deuxième personne du singulier et par l'instabilité de la relation qui existe entre l'instance du "je" caché du narrateur et celle du "tu" du personnage, Isabelle Dangy propose de considérer le rôle crucial dans la genèse du personnage perecquien de ce personnage de l’homme qui dort. Elle analyse par la suite les diverses "naissances" du personnage (celle d'une réalité physique - du corps -, la naissance de l'être social ou encore celle de l'écrivain par l'écriture) comme autant de manières d'interroger la relation personnage-écrivain ainsi que l'humanité en tant que concept.                  

 Maryline Heck, « “Vigne, virus, ville, village, visage” : Un homme qui dort, enquête sur un visage » 

En analysant le rapport de Perec au motif des visages et à leur constant effacement, Maryline Heck part de l'idée que le personnage d'Un homme qui dort passe d'abord par une phase de "dépersonnalisation" pour ensuite arriver à un moment de reconnaissance sociale qui n’a d’autre but que de parvenir à s’accepter lui-même, dans son corps et son être. Faisant le parallèle avec le personnage d'Anton Voyl dans La Disparition, Maryline Heck propose de lire Un homme qui dort comme l'histoire de la quête de l'acceptation de soi à travers le motif du visage, qui mènerait alors à une reconnaissance de soi, et à la construction d’une identité.

ROMANCIERS MECONNUS 

Paul Renard, « Jean-Pierre Martinet, une “trajectoire exemplaire”» 

Paul Renard nous invite à découvrir dans cet article l'œuvre longtemps méconnue de Jean-Pierre Martinet en présentant brièvement le parcours difficile de l'écrivain, un parcours souvent accompagné d’échecs. Présentant les œuvres à partir de certains aspects thématiques unifiants, Paul Renard offre un panorama du style et de la vision de la vie et de la littérature de Jean-Pierre Martinet, un écrivain des fous, des "ratés culturels" et des âmes plongées dans la noirceur et le malheur.  

ROMANS 20-50 

Nicolas Di Méo, «Humaniser l’Amérique. Le gangster chez Paul Morand" 

C'est à partir de la figure ambiguë du gangster chez Paul Morand que Nicolas Di Méo propose de lire une critique de la société américaine des années 1930. Si le gangster est souvent vu d'un mauvais œil, il est paradoxalement réinvesti par Morand d'une certaine humanité, d’une vitalité et d'une individualité qui viendraient s'opposer à une société américaine perçue comme aliénante et mécanisée. Cette société malsaine serait ainsi la cause de la prolifération de la violence et du mal-être durant les années de la prohibition et non l’inverse.

 ROMAN CONTEMPORAIN 

Jean Kaempfer, « Devenir africain. Luc Lang, La Fin des paysages » 

  Avec La Fin des paysages, Luc Lang fait une réécriture de Liverpool marée haute, gardant l’intrigue narrative et renouvelant sa rhétorique, reprenant les thématiques de l’abandon et du dédoublement pour ensuite les dépasser. En faisant une analyse comparative de ces thématiques dans deux autres œuvres de Luc Lang - Furies et Voyage sur la ligne d’horizon - Jean Kaempfer montre l’évolution ainsi que les diverses figures que prennent ces motifs, non seulement au niveau de la narration mais aussi au niveau de l’écriture même.

MOTS D’AUTEUR 

Fabien Arribert-Narce, « Vers une écriture “photo-socio-biographique” du réel, entretien avec Annie Ernaux »  

Dans cet entretien avec Annie Ernaux, Fabien Arribert-Narce propose à l’écrivain de se pencher sur la question de la présence et de l'usage de la photographie dans plusieurs de ses livres, où il est souvent question de réflexions ou descriptions de photographies. Annie Ernaux explique que la photo est un outil dont elle se sert constamment en tant qu'objet permettant d'appréhender une certaine image sociale ainsi que temporelle parce qu’elle possède une "valeur de texte historique". Elle considère également la photo comme un moyen de "saisir la réalité dans sa fugacité", ainsi que comme un moyen de nourrir ses réflexions autant que son écriture. 

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