La guerre civile espagnole (1936-1939) révèle : la montée du nazisme en Europe







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Histoire des Arts

MEMOIRE

VILLE

1. Présentation

Titre

Auteur

Date

Guernica

Pablo Picasso

1937

Thrènes à la mémoire des victimes d’Hiroshima, Krzysztof Penderecki

1960

Personnes

Christian Boltanski

2010

Villa Savoye

Le Corbusier

1931

City Life

Steve Reich

1995

2. Contextualisation

Auteur


Commande et processus de création

Lieu

Période

Pablo Picasso (1881-1973), peintre espagnol.

Son père est professeur de dessin et peintre. Picasso entre aux Beaux-arts de Barcelone. Il travaille continuellement, fréquente les musées, les peintres, les écrivains. Picasso et Braque inventent le cubisme.

En 1900, il s’installe à Paris.

1907 : Les Demoiselles d’Avignon

1918 : Nature morte à la chaise canée

1937 : Guernica

1949 : Colombe de la paix
L’œuvre de Picasso est un questionnement permanent sur le visible et sa représentation. Son œuvre est essentiellement figurative (représentation du réel). Picasso n’est pas seulement peintre mais aussi céramiste, sculpteur, graveur.
Commande publique du gouvernement républicain espagnol.

C’est le bombardement de la ville de Guernica, le 26 avril 1937, qui est le point de départ de la création du tableau. Jusque là, Picasso n’avait pas trouvé le sujet adéquat pour cette commande. Le temps de création est intense, les différentes étapes sur la toile se déroulent sur 2 mois, entre le 1er mai et le 4 juillet.

Le tableau a un très fort impact sur le public lors de son exposition au pavillon espagnol. Il est reconnu d’emblée comme un chef d’œuvre.
Picasso réalise son oeuvre dans son atelier à Paris (cf doc.). L'oeuvre est accrochée dans le pavillon de l’Espagne lors de l’Exposition Universelle de Paris.

Picasso ne veut pas que Guernica soit installée en Espagne tant que la dictature sévira.

Guernica part au USA, au MoMa (Musée d’Art Contemporain), à New York.

En 1988, Guernica est rendue à l'Espagne. Franco est mort. La démocratie est instaurée.
La guerre civile espagnole (1936-1939) révèle :

- la montée du nazisme en Europe,

- l’opposition entre les démocraties et les dictatures

Guernica, tenue par les Républicains, est bombardée par l’unité spéciale nazie le 2 avril 1937 : la Légion Condor.

Penderecki, compositeur polonais, né en 1933.

Il commence très jeune à étudier le violon et le piano. Il suit également des études d’histoire, de littérature et de philosophie.

L'injustice sociale ou la religion lui ont fourni l'inspiration pour beaucoup de ses œuvres (œuvre autobiographique).

Penderecki dénonce l’horreur des bombardements mais aussi des camps : « Ce grand crime de guerre (Auschwitz), est dans mon subconscient depuis la guerre où j’assistais enfant à la destruction du ghetto de ma petite ville natale ». Cela le conduira à composer en 1967 : Dies irae, oratorio d’Auschwitz

 

Au moment des recherches sérielles, électro-acoustiques, il compose une musique sensualiste qui cherche à faire ressentir.
Création personnelle

6 août 1945, sur l’ordre du président américain Truman, Hiroshima est bombardée, faisant 70 000 victimes immédiatement. Le bombardement a duré 8’37’’. Penderecki voulait intituler son œuvre 8’37’’.

Polémiques tardives sur l’usage de cette arme infernale car, dans les années 50, peu de voix s’élèvent contre. D’après les historiens, Truman souhaite abréger le conflit et limiter le nombre de GI's tués, laver l'affront de Pearl Harbour, stopper l’avance URSS.

Début de l’ère atomique et de la Guerre Froide (affrontement des 2 grands (USA et URSS par pays interposés)

Actuellement la crainte de l’acquisition des armes nucléaires par des Etats-voyous ou des groupes terroristes.

EX : Corée du Nord


Boltanski, né à Paris en 1944, d’un père juif Russe. Plasticien Français.

Il peint à l’âge de 13 ans. Il est autodidacte et se forme seul avec un intérêt pour l’art sous toutes ses formes (cinéma, photographie, littérature, peinture, théâtre). Il enseigne aux Beaux-arts de Paris. Son travail a une renommée internationale.

Il travaille sur la mémoire, la petite histoire : celle de toute à chacun mais aussi celle de la grande histoire et notamment de la Shoah.

Boltanski utilise des éléments déjà existants : vêtements, lettres, photographies, annuaires qu’il organise dans des installations in-situ (dans un lieu donné). Il utilise des techniques contemporaines tel que la vidéo ou les enregistrements sonores.

1971 : Les Habits de François C.


Commande publique de l’Etat français à l’occasion de l’exposition temporaire Monumenta 2010.

Avec la chute du bloc communiste, c’est la fin de la Guerre Froide et des idéologies…

Montée des individualismes et recherche de l’épanouissement personnel, et parallèlement, prise de conscience partagée de la crise écologique et mis en place de réseaux altermondialistes.

Mondialisation : interdépendance des différentes parties du monde sous l’effet de l’accélération des échanges, de l’essor des moyens de transport et des nouvelles technologies de la communication.

Développement du terrorisme international et rôle de l’ONU mais aussi de la Défense nationale (EX : plan vigipirate)



Le Corbusier (1887-1965) architecte, urbaniste français.

De son vrai nom,  Charles-Édouard Jeanneret est en réalité Suisse !

A 18 ans, il a sa première commande de maison. Il étudie la technique du béton armée. Il voyage beaucoup, construit dans le monde entier.

Le Corbusier est un architecte mondialement connu ; théoricien de l’urbanisme : il s’engage résolument dans la modernité en plaçant l’homme au centre du projet architectural et en utilisant les techniques nouvelles. Lumière, espace, nature, calme sont ses maîtres mots afin d’aménager un habitat séparé des lieux de travail mais relié par des zones de circulation. «  L’herbe est une belle chose, la forêt aussi ; nous les toucherons donc le moins possible et la maison se posera sur l’herbe comme un objet. »

1943 : Charte d’Athènes,

1950 : Siège de L’ONU, avec un collectif d’architectes,



La Cité Radieuse à Marseille, 1952
Commande privée par de riches industriels de la famille Savoye (un couple, un enfant). Simultanément, Le Corbusier construit l’immeuble de l’Armée du Salut à Paris et de nombreux logements collectifs après la guerre.

Lieu, Poissy à une 30n km de Paris, sur un vaste terrain herbeux entouré d’une forêt.

Problème de la croissance urbaine dans le monde et en France.

L’objectif de la Charte d'Athènes - rédigée lors du congrès international d’architecture moderne qui est présidé par Le Corbusier en 1933 - est d’éviter le développement désordonné des villes qui posent 3 problèmes :

- l’étalement urbain qui dépensent de l’espace,

- la disparition des limites villes-campagnes,

- l’enjeu des constructions en hauteurs pour des citadins plus nombreux.

Le thème en est « la ville fonctionnelle ». Il s’agit de prendre en compte 4 fonctions : habiter, travailler, se récréer, circuler et tenter une urbanisation harmonieuse.

Ces concepts ont été largement adoptés pour reconstruire les villes européennes après la Seconde guerre mondiale

Le Corbusier se voit confier par le ministère de la Reconstruction (crée par le Gouvernement provisoire du Gal de Gaulle, en 1944) la réalisation d’un immeuble à Marseille, la Cité radieuse.


Steve Reich, compositeur américain, est né à New York en 1936. Il partage son enfance entre New York et la Californie. Il étudie le piano puis se tourne vers la percussion après avoir entendu le batteur de Milles Davis.

Il obtient une licence de philosophie. Il travaille avec des plasticiens, des chorégraphes, part au Ghana étudier les percussions mais aussi la musique balinaise. Après son mariage, il redécouvre le judaïsme et la cantillation (dans un chant prononciation particulière des textes sacrés, propre aux religions chrétiennes, coraniques, hébraïques et bouddhique). Dans Different Trains, il évoque les trains de son enfance et « d’autres trains » roulant en Europe vers les camps de la mort.

Different Trains (1988)

Son oeuvre se caractérise entre autre par la musique répétitive, l’utilisation de percussions, l’exploitation des décalages (écriture en écho) et par l’inclusion dans sa musique de sons divers.

Commande privée : commande conjointe d’institutions privées qui visent à la création d’œuvre contemporaine (l’Ensemble Modern à Francfort, du London Sinfonietta et de l’Ensemble Intercontemporain à Paris).


Première mondiale à Metz, le 7 mars 1995 par l’ensemble Intercontemporain.

Première allemande : le 11 mars 1995 à la Radio d’Allemagne occidentale, par l’Ensemble Modern.

New York est à la fois une ville qui évoque la métropolisation dans le monde (ville qui exerce son influence sur un territoire très étendu (régional ou international) et le développement conjoint des mégalopoles.

N.Y est aussi symboliques de l’apparition des villes-mondiales qui se caractérisent :

- un lieu de décision et de pouvoir EX : politique avec l’ONU, économique avec Wall Street, culturel avec le MoMa, et l’université de Columbia.

- une ville riche,

- un pôle majeur qui est connecté au monde par son port, ses 3 aéroports, ses routes et les connections internet,

- une population importante et cosmopolite (8 millions d’hbts (dont 44 % de blancs, 25 % de Noirs, 12 % d’Asiatiques, 29 % autres)

- des paysages urbains traduisant cette puissance avec le développement des quartiers d’affaires verticaux sur l’île de Manhattan… Les gratte-ciels sont une invention new-yorkaise qui remonte à 1880. Ils sont constitutifs de l’identité de N.Y.

A N.Y., le World Trade Center lors du 11/09/2001, a cristallisé la contestation de la domination américaine par Al-Qaïda (réseau terroriste islamiste).

Elle est devenue un symbole de ville martyr.



3. Description de l’œuvre

Format : Rectangulaire 351x782 cm. Le format choisi est celui de la peinture d’histoire.

Matériaux : huile sur toile

Couleurs : noir, blanc, valeur de gris.

Il y a peu de dégradés mais des contrastes prononcés entre les surfaces de gris, de noir et de blanc. Picasso reprend la photographie de presse et le cinéma noir et blanc de l’époque. Le choix du noir et blanc, les contrastes, évoquent la violence aveuglante du bombardement avec les bombes incendiaires.

Picasso, qui avait placé des larmes rouges sur ses figures et des éléments de collage, décide de les supprimer en les jugeant trop anecdotiques.

Formes : Des formes anguleuses, tranchantes, en opposition avec les formes arrondies des têtes ou de certaines parties des corps. Les formes sont découpées, disloquées puis recomposées, on observe plusieurs angles de vues sur un même plan (celui du tableau) qui rappellent les principes du cubisme.

Composition générale :

1. le tableau représente une scène ouverte (lignes de fuite) dans laquelle une composition triangulaire va prendre place.

Guernica est représenté dans un espace clos. Seules quelques ouvertures - fenêtre partie supérieure gauche, portes ouvertes - traduisent l’impossibilité de s’échapper du chaos. Les corps y sont contraints et ne sortent pas du format. Les rares ouvertures, fenêtre carrée dans la partie supérieure gauche, portes entrebâillées, ne permettent aucune échappée.

2. Une composition en triangle est formée par un sommet qui est la lampe à pétrole tenue par une femme surgie de la droite. A la base du triangle de gauche à droite, la main gauche de l’homme à terre, sa tête, le bras droit dans le prolongement de celle-ci, les sabots du cheval, le pied, le genou et l’autre pied de la femme qui se traîne.

Au gauche du triangle, les figures du taureau et la femme tenant son enfant mort dans les bras évoquent un piéta, l’oiseau blessé suspendu dans son vol, sur une table, et la lampe électrique.

A la droite du triangle, la femme sombre dans sa maison incendiée et une figure féminine surgit, une lampe au poing, allégorie de la vérité.


Durée : 8’37’’

Modes de jeu  et famille d’instruments : instruments à cordes, expérimentation de nouveaux modes de production des sons.

Temps : lisse. Il n’y a pas de pulsation, il est impossible de battre la mesure.

Sur la partition, les évènements sont notés par leur durée (en secondes)

Tonalité : atonale, c'est-à-dire n’utilise pas les notes d’une gamme connue

Structuration par le timbre : Ce sont les enchaînements de sonorités et de modes de jeu qui structurent l’œuvre, on ne peut identifier aucune mélodie. Il n’y pas de thèmes récurrents.

Nuances : oppositions brutales de nuances, crescendo, decrescendo, clusters (mot anglais signifiant « grappe » ou «groupe», ensemble de sons conjoints simultanés formant une « grappe sonore » plus ou moins dense, effet que l’on peut obtenir par exemple en s’asseyant sur le clavier d’un piano…)

(cf fiche M. Huc)

Espace : 13 500 m2 de la nef du Grand Palais

Rythme : sériel presque mécanique, 60n de tableaux, composés de manteaux retournés, alignement de néons et d’enceintes (bruits de cœurs).

Formes : formes géométriques (carrés au sol, volume conique avec l'amas de vêtements d'été) mais aussi souples et aléatoires (formes des vêtements qui tombent ou de ceux posés au sol).

Couleurs : tonalités sombres dans les vêtements au sol avec des touches de couleurs vives et tonalités claires dans les vêtements empilés. Il ne faut pas oublier les couleurs propres au bâtiment (le beige de la pierre, le vert de l'ossature métallique ou de l'escalier, les teintes du ciel, la lumière du moment de la journée) mais aussi les vêtements des spectateurs).

Composition : Murs de boites de biscuits à l’entrée de l’exposition.

Alignements au sol d’une 60n de tableaux composés de vêtements (manteaux) posés au sol retournés. Ces tableaux sont éclairés par des néons et sur des piquets sont accrochés des hauts parleurs qui diffusent des bruits de 100n de battements de cœur.

Dans le chœur une montagne de vêtements : tableau animé avec une grue et une pince qui vient au hasard les arracher.


Matériaux : Béton (gravier et mortier) armé (coulé autour d’une armature métallique) et verre.

Couleur : Blanc et vert de la végétation et ciel changeant. A l’intérieur : quelques couleurs primaires sur certains murs (bleu, rouge, jaune).

Espace : situation un grand pré légèrement bombé entouré de bois épais. La maison ne s’intègre pas à l’environnement : elle est posée tel un objet architectural. Cette maison est un parallélépipède de plan carré, construit sur pilotis offrant 4 faces égales au 4 points cardinaux. Le Corbusier privilégie le regard : contempler du terrain l’objet architectural, contempler de la maison l’environnement.

Lecture du plan :

Le plan est rectangulaire mais presque carré ; la continuité entre les 3 étages obtenus par une rampe en pente douce : « Il s’agit d’une promenade architecturale, qui offre des aspects variés et complètement inattendus… »

Le rez-de-chaussée, en forme de fer à cheval, comporte garage et chambres pour le personnel de maison. Cette partie n’est pas porteuse et pratiquement transparente avec des façades de verre.

Pourquoi des pilotis ? En raison du terrain bombé, la surélévation de la partie habitable permet de contempler la vue. Les pilotis ont une triple fonction :

-isoler le bâtiment de l’humidité,

- l’élever vers la lumière,

- supprimer les murs porteurs, ce qui permet de plus grandes surfaces.

Le premier étage de la villa Savoye est la partie habitée par la famille. On y trouve les chambres, le grand salon, la cuisine, la terrasse. Particularité peu commune : la salle de bain se trouve dans la chambre des parents !

Annexe réalité, si le béton armé est performant et si les principes architecturaux sont révolutionnaires, il n’existe pas en 1930 de matériaux isolants de qualité et des disfonctionnements vont vite apparaître (infiltrations d’eau avec les toits plats, problème de chauffage).

La famille Savoye n’y habitera que 3 ans.



La Cité Radieuse de Marseille : sur pilotis avec un toit terrasse, une école et un gymnase et des appartements lumineux. Cet habitat collectif reprend les mêmes principes architecturaux que ceux de la villa Savoye.

Cf : le site marseille-citeradieuse

Durée : 24 minutes.

Modes de jeu  et famille d’instruments : 2 claviers échantillonneurs, 2 flûtes traversières, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 pianos, 3 (ou 4) instruments à percussion (2 vibraphones, cymbales, caisse claire, grosse caisse), un quatuor à cordes et une contrebasse. Les instruments sont utilisés de façon traditionnelle.

Temps : Pulsé.

Tonalité : tonale

Structuration : L’œuvre comporte cinq mouvements qui s’enchaînent sans interruption. La structure utilise une forme « en arc » de type A-B-C-B’-A’. Le premier et le dernier mouvements utilisent des échantillons de paroles, et sont d’un tempo rapide, le deuxième et le quatrième sont rythmés par les échantillons (une machine à planter les pieux pour le B et un battement de cœur pour le B’) et leur construction est identique. Le mouvement central commence seulement par des échantillons de paroles, joués par les deux samplers qui installent le rythme.

Reich utilise l'ostinato, (notamment dans le premier et le troisième mouvement) procédé de composition musicale consistant à répéter obstinément une formule rythmique, mélodique ou harmonique. Il fait jouer les instruments avec des légers décalages, ce qui provoque une sensation d’écho.

Les sons non musicaux sont souvent doublés par les instruments.

Nuances : Peu de contraste dans les nuances. Les oppositions sont plutôt rythmiques, d’un mouvement à l’autre.

Le premier mouvement évoque la ville et ses trépidations, et l’ambiance devient ensuite plus sombre, pour finir dans le dernier mouvement sur l'attentat du World Trade Center le 26 février 1993.
City Life exploite une innovation technologique : le sampler (ou échantillonneur) qui permet d’enregistrer des sons, et de les jouer ensuite à l’aide d’un clavier, comme on le ferait d’un instrument de musique. Cela permet de les inclure intimement dans l’écriture musicale. Dans la pièce qui nous intéresse, les sons proviennent, soit d'enregistrements effectués par le compositeur dans les rues de New York, soit d'enregistrements transmis par la police.

Dans ses œuvres précédentes (Different trains par exemple), Reich utilisait des sons sur bande magnétique, ce qui ne permettait pas la même souplesse.

4. Savoir expliquer comment l’œuvre exprime le souvenir ou la ville ?

La mémoire : certes la tableau s’intitule Guernica et évoque la nuit du 26 avril 1936 ; mais on peut dire que l’œuvre est a-temporelle, elle évoque la tragédie de la guerre et la souffrance des peuples ; notamment par allégories universelles l’utilisation d’une pietà (doc.) (Marie tenant le Christ dans ses bras) en opposition à la force destructrice du Minotaure

La ville : La première étape de la toile, dessin sur le support blanc évoque la ville détruite et les ruines des bâtiments ouverts aux quatre vents (doc. 2) mais à l’inverse de la photographie. Picasso nous présente des corps et seule, en arrière plan, une maison en flamme est évoquée.

Au fur et à mesure que la toile évolue, l’espace va se refermer, symboliquement, on se retrouve non plus à l’extérieur mais au centre de la cité.

La mémoire : Le bombardement d’Hiroshima est un évènement marquant du XXe siècle, qui reste dans les mémoires avec la peur de la BA.

Le Mémorial de la Paix d'Hiroshima, ou Dôme de Genbaku, est le seul bâtiment à rester debout près du lieu où explosa la première bombe atomique. Ce lieu est devenu un symbole de la force la plus destructrice que l'homme n’ait jamais créé, qui incarne en même temps l'espoir de la paix.

La ville : Les moments de bruits, de cris, de chaos et de silence retranscrivent les effets de la bombe sur la ville. La musique ne cherche pas à imiter les sons, mais plutôt à évoquer des impressions.

Dôme de Gendaku

La mémoire : L’artiste fait le choix plastiques d’objets du quotidien : portés et porteur de mémoire comme les boîtes de biscuits et les vêtements … quand celui qui n’est plus là devient objet de souvenirs.

Ces objets sont comme des mots ou des notes qui sont chargées affectivement et qui nous renvoient à nos souvenirs.

Le mur de boîte est installé à l’entrée de l’exposition, pour qu’on oublie la ville, Paris, les Champs Elysées, sa vie trépidante. Il s’agit de se couper de la réalité pour mieux se plonger dans l’univers.

Une fois le mur contourné, le spectateur déambule à l’intérieur de l’œuvre.

L’exposition est éphémère car tous les objets utilisés notamment les vêtements sont recyclés (don à des associations), donc elle ne restera que dans notre mémoire.

Enfin, Boltanski se définit comme un artiste de l’après Shoah. Il est influencé par l’histoire son père juif qui a du se cacher pendant la guerre.

La ville : Le Corbusier met l’habitant au cœur de ses projets urbanistiques et architecturaux et cherchent un habitat harmonieux.

La ville : New-York, dans la vie grouillante de Manhattan. Tous les bruits de moteurs, de klaxons, de freins, d'alarmes s'imposent.

Ville stressante mais aussi pollution sonore, violences inhérentes à toutes les mégapoles.

Comme toutes les villes, lieu de densité et de diversité.

Attentat du World Trade Center le 26 février 1993 (voiture bourrée d’explosifs explosent au sous-sol) d’ailleurs qui peuvent être mis en relation avec ceux du 11 septembre 2001

La mémoire : Les attentats du 11 septembre 2001 ont été transmis en direct sur les télés du monde entier. Cet évènement est entré dans la mémoire collective.

Pour les Américains, cet évènement tragique reste un traumatisme et il va avoir pour effet de développer un fort patriotisme mais aussi une réflexion sur la place des USA dans le monde. Actuellement, il y a un projet de construction d’un mémorial par l’architecte Daniel Lieskind à l’emplacement de « ground zero » composé notamment de la Freedom Tower de 1776 pieds (541 m) date de l’Indépendance américaine.

5. Avoir la capacité d’exprimer son propre sentiment par rapport à l’œuvre. Débattre argumenter, échanger.

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