Pourquoi écrire aujourd’hui ?







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n’avait jamais tué. Ca, il en était presque sûr. Voix douce aux plis rauques.
Il venait de se faire un peu entretenir en Angleterre, du moins en apparence, et voyageait. Il aurait aussi bien pu rester en place.
Le boyau restait toujours invariablement sombre –ce qui ne présentait en soi rien d’étonnant. Il allait avoir du mal à atteindre les toilettes.
Il arrêta alors le cours de ses réflexions, parce qu’il avait tendance à se répéter, qu’elles ne lui apprenaient rien, et qu’il ne voulait pas rater une marche, et continua sa descente aux enfers.
Avec méthode, il s’appliqua à poser ses gros pieds chaussés, lourds, sur chaque graduation, en faisant craquer le bois sombre et épais.
Il soufflait.
Sous l’éclairage marron doré, près du bas, il sentit qu’il allait découvrir un capitaine poussant des cris stridents en levant la jambe, puis plus rien, puis une cantatrice ensanglantée, un couteau dans le dos, puis plus rien, puis Jack l’Eventreur, grave, maigre, qui s’approchera de lui lentement et lui tranchera la gorge d’un geste doux comme une caresse, puis plus rien. Pas de suite. Il marchait maintenant dans le couloir, sombre d’un côté, de la lumière dessinant les contours d’une porte, de l’autre. Tel un moustique amoureux, il se dirigea vers la lumière.
Ile ouvrit l’huis. Une fomme l’attendait, un sourire mutin à la bouche. Comment attirait-il des congénères ? Est-ce la seule trace de son archéologie intime ? L’errement délicieux. « Bonjour Monmoiselle. –Bonjour Masieur. –Vous vouliez peut-être boire ? – Non Masieur, je souriais. »
« Il fait chaud ici, près des soutes, ne trouvez-vous pas ? –Oui, voyez-vous, je venais me laver les mains, et je me réjouissais de cette fraîcheur, mais je crois maintenant que je déteste la lumière, qui montre chaque chose, et je pense bien que je vais rester. –Allons, Monmoiselle, ne vous laissez point aller à ces soupirs, la vie est une plaisanterie macabre, coulez, vous irez bien quelque part. Tpranpalatronchtcrèvraofinal, alor ? » Iles rirent de leurs pantalonnades.
Elil était vêtu de blanc, froufroutant et vaporeuse. Iles s’amusaient du temps ralenti, comme une radio qui aurait des sautes d’humeur. Pour lea décider, ile elui tendit ses mains. Elil les prit. Ile elui embrassa.
Iwa lea serra contre elui, lissa son dos jusqu’à la courbure des fesses, tandis qu’ile elui mordillait le cou. Ile souleva sa robe, iles dansèrent ensembles, se cognant méchamment contre les murs, cependant que l’un des urinoirs fuyait goutte à goutte.
Iles suaient, s’échauffaient encore.
Partout l’eau les entourait, mais iles étaient enfermés dans leur nid rétréci, en couveuse.
Ile elui dit : « Anthène, vous riez ».
Elil elui dit : « Iowa, vos yeux piquent. »
Tout cela était calme. Iles se labourèrent en s’envoyant des mots dans la trogne, postillonnant, les doigts crispés de ne rien faire. Eructant, en rajoutant dans le déchiquetis des corps, raides comme des piliers.
Satisfaites de leur épreuve, derniers mohicanes du paradoxe, ayant bavé leur prurit en pas moins de cinq langues, iles remontèrent une par un vers la surface. Là, iles s’assirent côte à côte sur des transatlantiques rayés, contemplant le paysage vermeil.
Il faisait frais, mais maintenant le ciel était d’un bleu dur et uniforme et le soleil avait dispersé ses touches pour corriger l’ensemble. Iles s’étaient bien amusées. Cela suffisait à leur joie, découpant chaque instant. Iles auraient pu aussi aimer passer de l’esprit mutin à la mutinerie.
Le navire avançait lentement, s’attachant à rendre les traces de son passage invisible sur l’eau glacée. Les sapins se dressaient là, partout, en spectateurs immobiles, verts, remontant la montagne et léchant de leurs épines griffues les bords du lac.
Iles allaient atteindre ce petit casino blanc qu’Iwa avait remarqué, adossé à la falaise (l’expression de circonstance), sur pilotis, sillonné d’arabesques un peu écaillées.
Il faisait bougrement froid.
Iles descendirent sur le ponton. Elui aussi maigre et tendineux qu’elui débordait de vagues flasques. Iles inverseraient. Un portier prit leurs bagages, assez succincts, et iles pénétrèrent dans un large vestibule, le voyant s’enfuir sur les côtés. Iles dirent qu’iles allaient rester (sinon iles ne seraient pas venues, surtout qu’il n’y avait pas de bateau avant deux jours). Puis, iles se laissèrent entraîner vers la grande salle de bal au parquet brillant et glissant. De gros lustres, énormes corbeilles de fruits renversées, cornes d’abondance déversant leur manne burbulescente et dorée ; une cheminée, au fond, assez austère et droite ; de petits sièges sobres, recouverts de velours rouge ; le tout vide, avec de grande fenêtres aux rideaux blancs de gaze, gardés sur les côtés, et, au travers, le ponton, le lac sur lequel la nuit tombait, plus bleu sombre que jamais.
Anthène et Iwa sortirent sur les pilotis, se disant que ce casino ne devait plus être très fréquenté et que si un pianiste s’y aventurait (comme autrefois ces musiciens qui jouaient au « contrat »), il resterait là, hébété, perdu, se risquant à l’alcool, et puis peut-être, un jour, se noyant aussi, par un matin frais, en marchant sur le ponton qui craquerait, d’un pas lent, vers l’eau où il tomberait machinalement, comme le point du point d’exclamation.
Il faisait plus encreux maintenant. Iles avaient omis le coucher du soleil, ce hurlement de trépassé qui les ennuyait, pour profiter de la quiétude de la nuit. L’orchestre se lançait dans quelques mélopées aux violons évidemment ridicules et nostalgiques. Pourquoi goutter sur un monde disparu ? Des confins du lac avançaient les barques, petites lumières surgissant de l’horizon des ténèbres et montant vers l’union, vers elux en fait.
Quand iles s’aperçurent que les barques allaient les atteindre pour parvenir au ponton, iles s’empressèrent de se détacher, de partir empiler des crachats ailleurs.
Iles regardèrent la roche et ses lichens, et ses herbes, iles caressèrent les piliers, iles se parlaient peu.
Iwa elui avait avoué qu’elil lea déchirait, Anthène elui reconta qu’ile était un emphysa. Iles ne s’en soucièrent pas et remontèrent vers l’entrée, plus sombre, et vers la salle, plus claire. On dansait.
Les toilettes précieuses se côtoyaient. Que faire quand rien ne vous oblige ?
Ca puait. La salle semblait crépiter sous les cohortes de bougies rangées couvant leur tiédeur et soufflant une douceur orangée dont les bijoux s’emplissaient, les fards se gorgeaient et les femmes profitaient. Tous tournaient, et leur musique les gommait, populace frénétique de l’oubli, dernier résidu de crasse qui descend en tourbillon quand la bonde a été tirée. On n’aimait rien comme les sourires en éclair et ces grimaces soudain allumées, comme les regards vides des majordomes qui servaient les paillettes-nourriture sous un vin dressé, couleur d’eau, sursautant avec ses bulles, jusqu’à s’homogénéiser avec le monde invisible de l’air.
Iwa souffrait un peu de ses dents, mais cela pouvait n’être qu’une impression. Ile glissait sur le faux décor improbable. Jamais ile n’entrait dans le papier-peint. Jamais il ne griffait la vitre. Jamais il n’y croyait vraiment. Anthène lea regardait, étonnée qu’iles ne fussent pas tout à fait du même sexe. Du moins dans leurs aspirations.
Iles dansèrent tant et si bien qu’iles oublièrent de sourire, qu’iles virent l’eau, qu’iles sentirent leurs omoplates, qu’iles étaient heureux d’apercevoir les gens sortir, qu’iles rentrèrent se coucher.
Anthène caressait son épaule, ile retira sa bretelle.
Touts deux se plongèrent dans les draps frais, heureux d’en avoir fini avec les formalités et de ne s’être pas trop mal conduits en demandant la clef et l’endroit où était la chambre.
Une moto vrilla de pets l’écho hivernal. Un individu tomba à terre. Et y resta. Gravitation réelle ?
Oubliant leurs organes, iles dormirent, caressant les draps qui sentaient la campagne.
Il faisait jour et Anthène sentait le soleil poindre comme un doigt qui lui aurait chatouillé le fond du ventre dans la nuit. Anthène embrassait de ses joues l’air, réveilla Iwa.
Iles voyaient le lac, demandaient un pastis et un thé. Elui but le pastis, ile but le thé. Iles se rendormirent en pensant à Al-Tifachi et Bakounine, écoutèrent le bruit du vent en citant Groucho Marx et le Sioux Oglala, s’intéressèrent à autre chose, fixèrent les fleurs des murs en parlant du Drakenberg et de la pub Omo, les lattes du plancher en jouant sur les mathématiques et Jean-Sébastien Bach interprété au Laos.
Iles prirent un bateau, s’envolèrent chacun de leur côté en se promettant mutuellement de ne pas y croire. Fin d’émission.


Il y avait de petites herbes, une fleur fripée un peu blanche, des branches, quelques épines, un lot de feuilles. Tout était humide. Un fil électrique au loin.
Un fossé avec des grenouilles, une cabane, peu d’oiseaux, c’est-à-dire peu de cris, un bosquet.
L’eau gouttait d’une feuille sur une limace qui n’en bavait pas pour autant plus vite, les grenouilles s’embourbaient et râlaient, le vent n’existait pas.
Un instrument curieux sur des pieds, de longs pieds de mante religieuse, brillants. Avec un viseur.
Là-bas une forme, à pas comptés de vieillard, qui passait d’un outil à un autre.
Iwa, bien-sûr sans le sou, avait trouvé ce travail de géomètre près de la frontière dans une zone désolée, abandonnée, avec juste un petit bois et quelques patrouilles du pays d’en face qui passaient à cent mètres.
Iwa mesurait. Il pointait, tirait des lignes, lançait des fusées dans l’espace, écrasait un hanneton, se mettait de la boue sur le bas du pantalon.
Iwa notait, accumulait les chiffres, les données, traçait (maladroitement) des courbes, s’ennuyait et s’amusait.
Il avait sa cabane, entendait parfois un tir, se cachait au moment des patrouilles, s’allongeait, fumait dans la bruine.
Et puis, quand on croyait que tout était fini, elles revenaient encore.
Des aboiements, les chiens. Iwa se glissait à l’abri des rondins visqueux, près du petit poêle, et scrutait l’horizon pour entendre leurs pas lourds dans les flaques et leur langage rauque, invisibles, de l’autre côté du fossé.
La pluie tombait sur Eucklaus, une cloche tintait au loin. Les pas n’avaient en rien cessé. Iwa hésitait à ouvrir sa conserve de jambon. Sacrebleuvachié, ils n’ont jamais faim.
Ils s’en allaient.
A l’aide de quelques nouvelles bûches, il prépara un feu et mangea dans le silence, tranchant les aliments de son couteau busqué. Iwa prenait un malin plaisir à faire du bruit en mâchonnant : cela lui donnait l’impression d’absorber davantage.
Il savait que ses employeurs étaient bizarres, qui lui avaient expliqué une foule de précisions incompréhensibles, qu’il n’avait d’ailleurs pas écoutées et que de toute façon il aurait oubliées. Heureusement, il se reportait à son manuel : le Max Becker.
Il comprenait mal l’allemand et fourrageait souvent dans son dictionnaire. Il ne comprenait pas tellement non plus ce qu’il était censé faire, mais avait fini par prendre goût à ces mesures et rêvassait en marchant dans la boue ou dans l’herbe ou dans les feuilles mortes de l’automne dernier, tandis qu’il poursuivait son quadrillage imaginaire de l’espace.
Printanièrement, il avait été ballotté en cet endroit, et peu lui importait la scène de ses manigances.
La nuit, il lui arrivait de se caresser avec délectation en pensant à des situations rocambolesques, ou très bénignes. Et puis, bien sûr, parfois, il était réveillé par les feux tournants qui embrasaient sa cabane, et les patrouilles se retrouvaient là, toutes proches, avec leurs chiens et leurs cris, tirant quelquefois contre il ne savait quoi.
Il retenait son souffle à ces moments et suait, immobile. Angoissé et serein, il attendait que tout flambe.
Et puis la mousse humide reprenait ses droits et les grenouilles, ses petites amies, leurs cris d’extase. Il n’aimait pas les oiseaux.
Le matin, il se réjouissait d’avoir un lit (très sommaire) qui le protégeait du froid. Mais aussitôt éveillé, il lui fallait se lever rapidement, sinon sa tête se prenait dans les vents coulis, et risquait d’y rester.
On lui avait donné une petite réserve d’alcool qu’il touchait peu : c’était trop facile de boire pour oublier sa solitude. Il préférait café et thé qui donnaient davantage de vigueur à ses pensées et lui permettaient d’uriner dans les bosquets de grands jets de vapeur.
Femme des bois, Robinson sans Vendredi et loup solitaire, il pouvait se considérer comme un chef impitoyable, le cœur bronzé dans Sparte, se recueillant avant de partir à la conquête de l’Inde. Il s’exerçait sans pitié aux jeux de rôles et parvenait sans peine à se casser la figure en marchant parce qu’il avait l’esprit mobilisé ailleurs.
Iwa ramassait parfois des herbes qu’il savait comestibles et ajoutaient un peu de verdure à son alimentation.
De temps en temps, il notait sur un carnet des histoires pour feuilleton de journal de gare où les patrouilles traquaient un évadé peint en jaune, ou alors c’était un meurtrier qui hantait la ville et terrorisait les forces de l’ordre en marquant son passage par les résidus annotés de ses carnages dans des boites de rillettes, sur fond d’ombre, et d’immeubles en quinconce, noirs et blancs, de rues, de myriades de fenêtres, d’usines, d’inscriptions. Et puis, brusquement, on avait droit à un sonnet bucolique plutôt niais.
Iwa était un indifférent facétieux.
Il lui arrivait parfois de s’accroupir sur le sol détrempé, sans craindre de devenir plus sale qu’il n’était, et de rester des heures à jouer avec des cailloux en élaborant des stratégies.
La pluie tombait souvent, c’était la respiration de la terre. Et lui demeurait immobile à profiter de ce qu’elle créait d’intimité fugitive, ou bien rentrait et lisait.

Au loin Eucklaus, le village dont on n’entendait rien, sauf les cloches. Iwa n’était jamais là, Iwa était un mort-vivant.

Iwa était un gorke, Iwa était une bufflonne.
Hojende
Iwa resta douze jours dans le coma.
Il n’entendait que les avions.
Dans la douceur des fumées, le calme du village. Couvert du craquement des herbes sèches, aromatiques.
Il avait abattu une vieille allemande qui ne voulait pas lui donner un peu d’argent, était monté par les routes, avait glissé dans un train qui hurlait aux croisements, était descendu au gré des bateaux, des containeurs, des tôles.
Erré.
Il avait toujours aimé les contes de la brousse. La trogne collée aux pages comme un écran velu.
Sa blessure était boursouflée, sa tête grondait de la fièvre des marais.
Il se rendormira souvent.
Et puis, un soir, Iwa fera le crapaud.
Il s’était soulevé, seul, en tremblant, avait grogné un peu, regardé le feu et le bois, puis s’était mis à quatre pattes et était sorti de la case.
Il avait sué et raclé la terre de ses mains, de ses pieds, comme une oursonne aveugle. Iwa, le crapaud.
Il y avait les feux et de l’effervescence au loin. Il préférait le calme des arrière-cours et se piquait parfois à une plante épineuse dont un des rameaux morts traînait dans cette terre qui avait la consistance du sable et était en fait de la poussière. Ce déchet de l’Afrique nageait dans le déchet de la terre. Stoned again, power drugs, shooté, camé, ratiboisé, loque, sarment de veines bleues entrelacées.
Au détour d’un tronc péniblement évité, il vit soudain la claire manifestation des gnomes de la forêt, des Ba’we. Une Jeep blanche à croix rouge, l’offrande des Templiers.
Chut, lézard qui te faufiles, ne va rien dire.
Iwa avait la tête gorgée de sucre. Il grinçait des dents.
Lentement, comme un boa des arbres à pain, il avait progressé vers cette automobile, si dense. Près de la portière, il l’avait caressée du ventre avant de s’y glisser doucement, la tête détachée, resserrant son étreinte sans qu’on pût y croire, tant son enlacement était étrange et fascinant. Il avait rampé de la banquette du passager à celle du conducteur et embrassé le volant qu’il entourait de ses bras pesants. Son corps suivait, tracté.
Une fois en place, il avait attendu, fermant les yeux pour savoir s’il
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