Le temps a laissié son manteau De vent, de froidure et de pluye Et s’est vestu de de brouderie







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Préface de Cromwell : sur la façon dont il faut rédiger les vers (concerne surtout le théâtre).


HUGO se bat pour la liberté dans l’art
FONCTION POETIQUE.

Les Orientales : après le préface de Cromwell sans laquelle il se bat pour la liberté de l’art. Avec ce recueil, Hugo montre que tout est possible à l’artiste. L’Orient l’attire ; il le peindra : « tout est sujet ; tout relève de l’art ; tout a droit de cité en poésie. »

Les djiinns :: la forme est le contenu du vers

Booz endormi
GIDE : « quel est le plus grand des poètes ? HUGO, hélas ! »
PARNASSE, REALISME, SYMBOLISME, NATURALISME
Hugo pensait ressusciter l’art en « faisant de l’histoire ». volonté romantique qui reçoit un coup fatal avec l’échec de la révolution de 1848, la victoire de l’ordre social et moral imposée par le coup d’état du 2/12/51. L’histoire paraît alors suspendue.
PARNASSIENS ET SYMBOLISTES : AVENTURIERS DE L’ECRITURE.
LES PARNASSIENS

Reproche aux romantiques d’avoir fait d’une littérature de l’échec un échec de la littérature. Rejet de tout engagement politique. Veulent tailler dans le rocher brut de la réalité la statue éternelle et impassible de l’art : l’art sans aucune autre utilité que lui même.

L’initiateur : GAUTIER fait paraître : le recueil émaux et Camée qui servira d’application au texte manifeste L’ART sera suivi par des admirateurs qui fonderont la revue : le parnasse contemporain autour de LECONTE DE LISLE.

Leur poésie = abandon de l’effusion, préférence donnée à l’érudition qui permet les grands mythes de l’humanité et les beautés antiques. C’est une poésie savantes, exigeante ayant l’éclat du diamant et la froideur du marbre.
BAUDELAIRE :

Se laissera lui aussi tenté et sa beauté sera elle aussi « un rêve de pierre ». Mais formalisme et ascèse du sentiment des parnassiens ne lui conviennent pas.

Son itinéraire est plus fécond. La rupture baudelairienne est le résultat de ces tensions :

Le poète, « le dernier et le plus solitaire des humains, privé d’amour et d’amitié » livré à « l’implacable vie », à la « brutale dictature du temps, aux démons de l’Ennui et aux quolibets de la foule.

Est aussi « celui qui est fait pour comprendre et sentir l’immortelle Beauté », celui qui sait le langage des fleurs et des choses muettes ».

Chez BAUDELAIRE, l’imaginaire empêche la recherche esthétique, l’aspiration à l’idéal de tuer l’émotion. Si celle-ci est maîtrisée par l’artiste, elle ouvre de nouveaux espaces, de nouvelles routes vers l’inconnu.
RIMBAUD, LAUTREAMONT :

Empruntent des voies nouvelles dans leur tentation de l’absolu. Leur poésie qui veut fixer les vestiges intérieurs de paradis et des enfers vécus est une expérience des limites où se jouent la possibilité d’écrire et la tentation de toute création.

Après Bertrand et Baudelaire, ils détruisent la frontière vers/prose.
LES SYMBOLISTES

Théoriciens et praticiens de l’écriture. Tentent de débarrasser la signification des voilent et des clichés dont le langage commun masquent habituellement la réalité ; Leur voyance : percer les écrans, livrer la pureté de l’idée : il faut inventer une nouvelle musique des mots afin de leur redonner sens.

Chez VERLAINE et LAFORGUE : musique dissonante.

Chez MALLARME elle est mystérieuse dans ses échos, vertigineuse dans ses silences.

CHEZ TOUS : C’est un PUR LANGAGE.

La poésie devient alors une aventure de l’écriture.
TENTATION DE LA FORME : GAUTIER- LECONTE DE LISLE- HEREDIA
« l’art pour l’art » plonge ses racines dans l’esprit romantique : intérêt des romantiques : sujets pittoresques, spectacles naturels…

au sein du romantisme, se développe une poésie pittoresque : couleur locale

travail descriptif

comparaison éclatante

souplesse du vers

SOUCIS DE LA FORME : ex : les Orientales.
La doctrine de « l’art pour l’art ».

(contre Musset) mais elle n’en reste pas moins une veine particulière du romantisme.
GAUTIER : élabora la doctrine qui mettra fin à 1 certain lyrisme sentimental dans la poésie : apparaîtra alors contre les romantiques bien qu’y trouvant ses racines.

Préface à Mademoiselle de Maupin : texte qui est une riposte contre un journaliste qui avait reproché à Gautier de réhabiliter Villon. Elle contient en outre le premier manifeste de ce que sera l’école de l’art pour l’art.

« il n’y a de beau que ce qui ne peut servir à rien. Tout ce qui est utile est laid ».=contre message idéologique de l’œuvre.

Doctrine de l’art pour l’art exige que le poème tire sa beauté d’une réussite technique (pas d’émotion) : parfaite adéquation du langage et de la pensée que la prolixité d’un Musset ou d’un Lamartine oubliait souvent.

Dès lors, difficulté d’exécution, inséparable de la quête de perfection : amour de la beauté. Naît alors l’analogie du poète et du sculpteur ; GAUTIER :

L’Art in Emaux et Camées : poésie tente souvent de rivaliser avec la peinture et la sculpture. GAUTIER pratique un travail d’orfèvre. Poèmes courts très travaillés. Cependant, il demeure dans sa poésie de la sensibilité. Sa perfection s’accompagne d’une hantise de la mort et de l’éphémère. Le culte de la forme est une riposte au temps qui dégrade. Le poème l’Art idée que la création artistique doit être gratuite : pas de politique…

Sculpte, lime, cisèle ;

Que ton rêve flottant

Se scelle

Dans le bloc résistant.

Perfection peut aussi s’accommoder de fantaisie, d’humour, d’acrobatie verbale : Les Odes funambulesques de Théodore Banville

Les bons parnassiens :

1866 : le Parnasse21 contemporain : un groupe : GAUTIER, HEREDIA, Catulle MENDES, VERLAINE (à ses débuts), le jeune RIMBAUD.

Ont tous un point en commun : le Beau et observent tous le culte du travail poétique, refus de tout lyrisme personnel (se font surnommer les impassibles).

LECONTE DE LISLE :

Inspiration parnassienne s’élargit : c’est une poésie descriptive mais nourrie d’une profonde connaissance des civilisations lointaines (Inde Orient) ou exotiques : nostalgie du poète pour « ces temps où l’homme et la terre étaient jeunes et dans toute l’éclosion de la Beauté ».

La poésie devient alors la résurrection de cette beauté antique par le moyen d’un langage poétique splendide, harmonieux et suggestif que les objets de sa description.

Ses œuvres : Poèmes antiques et poèmes barbares : est aux antipodes des romantiques.

Dégage tous les tourments de son esprit et de son cœur pour atteindre le Beau.

Les poèmes barbares : puise dans la mythologie de l’Inde et de l’Orient. Thèmes : « barbares » par l’évocation pittoresque d’univers exotiques ; thème de l’impassibilité de la nature devant le malheur de l’homme, fin du recueil par une méditation sur la disparition future de l’humanité (thèmes déjà traités par Vigny).

Dans ce recueil dépaysement par emploi de noms étrangers… :

Le manchy22

Le bracelet aux poings, l’anneau sur la cheville,

Et le mouchoir jaune au chignons

Deux Telingas23portaient assidus compagnons,

Ton lit de nattes de Manille.

Dégoût et une angoisses devant les événements historiques font de lui un poète pessimiste de la souffrance, il est aussi celui de la cruauté de la violence qui paraissent investir l’univers entier où rodent la « bête horrible et lâche » qui menace de nous envoyer au chaos.

José Maria de HEREDIA :

Poète ciseleur du vers, amoureux de la beauté ; rassemble 118 sonnet dans son unique recueil : les Trophées (1893) : ressuscitent les mythes grecs, romains, du moyen âge et de la Renaissance ; mais aussi des tropiques, de l’Orient, pour s’achever sur l’épopée des « conquérants d’or ». Le spectacle de civilisations évanouies : sentiment de néant : « le temps passe. Tout meurt. Le marbre même s’use » (sur le marbre brisé).
Mais pour le lecteur moderne : poésie parnassienne : froide car comme le comprit BAUDELAIRE, la poésie loin de tourner le dos à la réalité contemporaine doit au contraire la transfigurer si elle ne veut pas se perdre dans le formalisme.

CHARLES BAUDELAIRE :


  • FONCTION POETIQUE DE LA POESIE.

Avec Baudelaire début de la révolution poétique. Jusque lui, le langage en poésie ne fait pas écran. Pour Baudelaire, la beauté est de pierre, ce qui implique que le poète doit travailler pour l’atteindre.

Par ailleurs les conditions de l’écrivain vont être modifiées par les lois de 1791 et de 1793 de la Révolution : le poète va pouvoir bénéficier des droits d’auteurs : disparition des mécènes, si bien que l’artiste dépend d’un public : entrés de la littérature dans une société industrielle. Le public préfère les romans et délaisse la poésie si bien que les poètes tourne leurs œuvres sur elle-même. Le poète ne parvient pas à se vendre : fini comme Poe dans le caniveau : figure du poète maudit (voir Chatterton de MUSSET) : figure du poète mal traité par la société industrielle : est rejeté du public : coupé de lui.

C’est à ce moment que Baudelaire commence à théoriser : poète se replie sur la poésie puisqu’il est rejeté du public :

Notes nouvelles sur Edgar POE

NB : Prêter une particulière attention à la date de parution 1857 même année que Madame Bovary ; on peut penser que comme Baudelaire, Flaubert travaille à déconstruction du texte, de ce qui a été avant lui : refus de tout sentimentalisme : attention donnée aux mots. A partir de la 2ème moitié du XIX°siècle Impressionnisme en art : art réfléchit sur lui-même ; Le réel disparaît derrière la touche de la lumière.

La poésie, pour peut qu’on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses souvenirs d’enthousiasme, ,n’a pas d’autre but qu’elle même ; elle ne peut en avoir d’autre, et aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d’écrire un poème.

(…) La poésie ne peut pas sous peine de mort ou de déchéance, s’assimiler à la science ou à la morale ; elle n’a pas la Vérité pour objet , elle n’a qu’Elle même.



Ce pays nous ennuie, ô Mort appareillons ! (….)

Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,

Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?

Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau !

Epigraphe pour un livre condamné :

Mais si, sans se laisser charmer,

Ton œil sait plonger dans les gouffres,

Lis-moi, pour apprendre à m’aimer24

Le poète écrit alors pour ses Pères : aboutissement à la poésie hermétique à la Mallarmé.

Baudelaire fait de la poésie une quête de la beauté :

Notes nouvelles sur Edgar POE :

C’est à la fois par la poésie et à travers la poésie (…) que l’âme entrevoit les splendeurs situées derrière le tombeau (…).

Ainsi, le principe de la poésie est strictement et simplement l’aspiration humaine vers une beauté supérieure.

les Fleurs du Mal : La beauté :ne peut être lu avec son complément antithétique Hymne à la beauté : définition de l’esthétique baudelairienne :

Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre

Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,

Est fait pour inspirer au poète un amour

Eternel et muet ainsi que la matière.

Hymne à la beauté :Baudelaire y définit un nouvel idéal esthétique :

Viens-tu du ciel ou sors-tu de l’abîme,

Ô Beauté (…)

De Satan ou de Dieu, qu’importe ? Ange ou Sirène,

Qu’importe, si tu rends, -- fée aux yeux de velours

Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine !

L’univers moins hideux et les instants moins lourds.

Mais la poésie de BAUDELAIRE montre aussi la condition maudite du poète :

Les Fleurs du Mal : la Bénédiction : une mère met au monde un enfant destiné à être poète. Elle invective Dieu de l’avoir « choisie entre toutes les femmes » pour donner le jour à un pareil « monstre ». Mais maudit ici bas le poète est béni des cieux :

Je sais que vous gardez une place au Poète

Dans vos rangs bienheureux des sainte Légions,

Et que vous l’invitez à l’éternelle fête

Des Trônes, des Vertus, des Dominations.

Les Fleurs du Mal : l’albatros : même thème que la Bénédiction :

Le poète est semblable au prince des nuées

Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;

Exilé sur le sol au milieu des hués,

Ses ailes de géants l’empêchent de marcher.

Les petits poèmes en prose ou Spleen de Paris. Tableaux parisiens qui peignent la misère, les bizarreries, la magie de la vie urbaine. Caractère disparate de l’ensemble : le symbolisme laisse une large place d’interprétation : les tableaux sont autant de « fenêtres » donnant à rêver sur la pluralité de ses significations. Ensemble volontairement « sans queue ni tête » car cela est d’une triple commodité : à l’éditeur qui peut le couper où il veut ; à l’auteur qui peut couper sa rêverie où il veut ; enfin au lecteur qui peut arrêter sa lecture où bon lui semble (cf. préface). Fait sur l’exemple de Gaspard de la Nuit :

« C’est en feuilletant pour 20ème fois au moins le fameux Gaspard de la Nuit, d’Aloysius Bertrand (…) que l’idée m’est venue de tenter quelque chose d’analogue, et d’appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d’une vie moderne et plus abstraite, le procédé qu’il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque. »

Baudelaire a « rêvé le miracle d’une prose poétique sans rythme et sans rime assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme. »

In préface des petits poèmes en prose


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