Le temps a laissié son manteau De vent, de froidure et de pluye Et s’est vestu de de brouderie







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LA TENTATION DE L’ABSOLU : RIMBAUD, LAUTREAMONT, MALLARME


Dans le sillage de Baudelaire. Œuvres se caractérisent par le refus de certains principes esthétiques : recherche d’une réalité sociale, d’absolu qu’ils peuvent atteindre pas le langage poétique qui devient une voie d’accès à la connaissance.
FONCTION POETIQUE DE LA POESIE

Refus de la poésie qui représente le monde réel c'est-à-dire refuser le conformisme du langage : volonté de recréation et de découverte en refusant les mots leurs agencements les structures syntaxiques habituelles : chez RIMBAUD et LAUTREAMONT se marque par une haine violente de l’ordre social ; chez MALLARME dégoût de la vie quotidienne dans son conformisme banal


  • Recherche de l’absolu grâce au langage

Existence d’un monde qui dépasse les choses ; langage permet de dépasser la réalité qu’il exprime pour atteindre celle qu’il suggère.
MALLARME : l’univers abstrait des idées et des concepts :la poésie est une recherche d’absolu par excellence. Pour cela il faut que le poète fuit le réel vil et décevant : renoncer aux mots de tous les jours.

Crise de vers : ce sont les mots qui sont importants, pas la pensée :

« L’œuvre pure implique la disparition élocutoire du poète, qui cède l’initiative aux mots »

Propos sur la poésie :

Les mots ont la capacité de « de se refléter les uns sur les autres jusqu’à paraître ne plus avoir leur propre couleur mais n’être que les transitions d’une gamme ».

Absolu : quand la littérature dépasse les apparence : naissance d’un mystère dans l’écriture :

« Toute chose sacrée et qui veut rester sacrée s’enveloppe de mystère »

« il faut peindre non la chose, mais l’effet qu’elle produit »

Mallarmé écrit pour ces Pères, le public ne veut pas de poésie ; il ne veut pas du public.

La poésie doit abolir le monde matériel : il doit découvrir l’essence des choses et pour cela recherche de l’essence des choses et fascination pour le néant.

Le coup de dé : titre exacte : un coup de dé n’abolira jamais le hasard. : emblème d’une écriture éclatée ; typographie spéciale : blancs où le lecteur est invité à se reposer, à méditer… : typographie : un jeu.

LAUTREAMONT : Lautréamont incarne cette quête de soi en en prenant le contre-pied. Tout dans les Chants de Maldoror vise à confondre les voix de Maldoror et celle du scripteur. Cette confusion renvoie à la crise du sujet du poème et celle du « moi » poétique. Le « je » poétique est en totale dégénérescence, il ne ressemble plus à rien. Le chant IV paragraphe 5 démontre cette crise : « Ce n’est pas la première fois que le cauchemar de la perte momentanée de la mémoire établit sa demeure dans mon imagination, quand par les inflexibles lois de l’optique, il m’arrive d’être placé devant la méconnaissance de ma propre image ». Qui est Lautréamont ? ne doit-on lire dans ce nom l’indéfini « autre ». serait-ce aller trop loin que de d’imaginer que les chants sont ceux de l’autre, celui que Rimbaud a défini dans les lettres du voyant.
RIMBAUD entreprend la quête en bannissant tout lyrisme. Dans les lettres du voyant il annonce qu’il faut rompre avec toute poésie subjective qui sera toujours horriblement « fadasse ». La poésie lyrique n’exprime que le « moi » anecdotique et ne mène pas à la connaissance. Or la poésie n’est rien qu’une voie d’accès à l’Inconnu qui est en nous. « Je est un autre », cet autre qu’il faut retrouver. Cette théorie n’éradique pas le « je » mais cherche à évacuer le faux moi. Le « je est un travailleur », un explorateur de l’Inconnu. Mais cette quête d’absolue connaissance se révèle être un échec. Les chant de Maldoror sont immédiatement suivis de Poésie I et II qui marquent chez Lautréamont (ou Ducasse ?) un revirement complet de l’expression et de l’inspiration. Rimbaud constate lui même le caractère décevant de l’exploration. Les dernières strophes du Bateau ivre illustrent le retour au réel limité et médiocre :

« mais vrai, j’ai trop pleuré ! les aubes sont navrantes

Toute lune est atroce et tout soleil amer !

L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes

Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer ! »
LA TENTATION DE LA DISSONANCE : VERLAINE, LAFORGUE, CORBIERE, CROS

Poète s’interroge sur l’utilité de son art. Le romantisme hugolien a disparu, la révolte de Rimbaud et de Lautréamont a disparu, l’obscurité de Mallarmé reste incomprise. Avec Baudelaire le lyrisme français, intégrant le romantisme mais le dépassant par la perfection formelle peut difficilement être dépassé.
UN ACCORD DISCORD

VERLAINE :

La leçon de Verlaine

Baudelaire n’a pas touché à la forme ; VERLAINE trouve la musique qui épouse et traduit la discordance du moi et du monde hérité poétiquement.

Les antithèses entre Baudelaire et Hugo font place à ce que VERLAINE appelle les accords discords : ça se caractérise quant aux thèmes par un équilibre toujours instable inquiétude et douceur de vivre : exemple les

Fêtes galantes :

  • Fonctions conative et poétiques de la poésie : il s’agit d’amour et aussi de présenter de nouvelles formes.

Titre : allusion directe aux peintures de Watteau : représentait les divertissements de la société raffinée. Jeux de l’amour mais qui dissimulent mal les blessures de la passion ou les déceptions du plaisir. Inquiétude de Verlaine s’amplifie au fur et à mesure que l’on s’avance dans le recueil.

Tableaux : passion pour l’irréel (masque, spectres, comédiens) et goût de la sensation qui dévoile des aspects durables et profonds de la vie des émotions :

Clair de lune : 1er poème des fêtes galantes. Titre annonce déjà la demi teinte de tout le recueil : l’irréel et le plaisir :

(masques) jouant du luth et dansant et quasi

Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Sagesse : tourner vers la religion

  • Fonction métalinguistique :

D’un point de vue formel : innovation : rupture avec la rhétorique et l’éloquence auxquelles VERLAINE a juré de « tordre le cou » :

L’Art poétique in Jadis et Naguère : chanson bien représentative de l’impressionnisme du poète :

De la musique avant toute chose,

Et pour cela préfère l’Impair

(…)

Car nous voulons la Nuance encor,

Pas de couleur, rien que la nuance !

(…)

Fuis du plus loin la Pointe assassine

(…)

Prends l’éloquence et tords lui le cou.

(…)

Que ton vers soit la bonne aventure

Eparse au vent crispé du matin

Qui va fleurant la menthe et le thym…

Et tout le reste est littérature.

Le mètre est foulé au pied : jeux métrique. Irrégularité qui va jusque Apollinaire.

Poèmes Saturniens : 1er recueil : un peu inspiré de la veine parnassienne.
LAFORGUE / CROS :

  • Fonction poétique sur fond référentielle

Usage de la dissonance faisant fi des précaution de VERLAINE à cet égard.

Changement de ton, railleries qui voilent l’émotion.
JULES LAFORGUE : faire la guerre à l’expression romantique des sentiments en reprenant leurs thèmes (la mélancolie, de l’exil du poète, de l’ennui) mais désormais décapés par l’acidité de l’auto-dérision

Les Complaintes :

Complainte du pauvre jeune homme :

Quand on est mort c’est pour de bon

Digue dondaine, digue dondaine

Quand on est mort c’est pour de bon

Digue dondaine, digue dondon
CHARLES CROS (1842- 1888) a appartenu aux ZUTISTES : joue un rôle d’amuseur.

A écrit un 1er recueil totalement inaperçu :

Le coffret de santal :

Le hareng saur :

J’ai composé cette histoire – simple, simple, simple,

Pour mettre en fureur les gens – graves, graves, graves

Et amuser les enfants –petits, petits, petits.
TRISTAN CORBIERE (1845-1875) : poète maudit ; révélé par VERLAINE dans sa série des Poètes maudits.

Le Crapaud ::

… Il chante.—horreur !! horreur pourquoi ?

Vois-tu pas son œil de lumière…

Non : il s’en va, froid, sous sa pierre.

……………………………………….

Bonsoir – ce crapaud-là, c’est moi.

Les Amours jaunes : échec à la parution ; sous le signe de la dérision, du rire grinçant et de la mystification. Œuvre pessimiste marquée par le dégoût de soi dominé par trois thèmes :

La mer : consolatrice et meurtrière, présentée comme le cadre de vie des pêcheurs et des habitants de la côte bretonne

L’amour : titre de l’œuvre en souligne l’omniprésence ; prend des formes diversifiée : amitié, amours brutales, haineuses…

La mort : redoutée ou souhaitée. Elle est la campagne dont il cherche à exorciser le pouvoir par les mots.
Dérision et manière de disloquer le langage de Corbière font que les surréalistes voient en lui un de leurs précurseurs.

LE XX° SIECLE
LE SIECLE NOUVEAU ET LES AVANT-GARDES : la littérature de la BELLE EPOQUE
Faire table rase du passé et même le plus immédiat.

Avant-gardes du début du XX° siècle : pour nous : surréaliste et mouvement DADA ; mais remise en cause de l’art est valable dans toute l’Europe.

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