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LÉON-FRANÇOIS HOFFMANN

Professeur, Department of French and Italian, Princeton University,
Princeton, N.J., (1964), spécialiste de la littérature haïtienne
(1982)

LE ROMAN HAÏTIEN
IDÉOLOGIE ET STRUCTURE

Un document produit en version numérique par Réjeanne Toussaint, ouvrière
bénévole, Chomedey, Ville Laval, Québec

Page web. Courriel: rtoussaint@aei.ca
Dans le cadre de: "Les classiques des sciences sociales"

Une bibliothèque numérique fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi
Site web: http://classiques.uqac.ca/
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

Site web: http://bibliotheque.uqac.ca/




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Jean-Marie Tremblay, sociologue

Fondateur et Président-directeur général,

LES CLASSIQUES DES SCIENCES SOCIALES.

Cette édition électronique a été réalisée par Réjeanne Toussaint, bénévole,

Courriel: rtoussaint@aei.ca

Léon-François HOFFMANN
LE ROMAN HAÏTIEN.
IDÉOLOGIE ET STRUCTURE.

Sherbrooke, Qc. : Les Éditions Naaman, 1982, 330 pp. Collection : Études.


[Autorisation formelle accordée par le Professeur Hoffmann le 29 novembre 2010 de diffuser toutes ses publications dans Les Classiques des sciences sociales.]
Courriel : hoffmann@princeton.edu

Polices de caractères utilisée : Times New Roman, 14 points.
Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2008 pour Macintosh.
Mise en page sur papier format : LETTRE US, 8.5’’ x 11’’
Édition numérique réalisée le 29 avril 2014 à Chicoutimi, Ville de Saguenay, Québec.


[6]

Du même auteur


Romantique Espagne, Paris, P.U.F., 1961.

La Peste à Barcelone, Paris, P.U.F., 1964.

L'Essentiel de la grammaire française, New York, Scribner's, 1964.

Répertoire géographique de « La Comédie humaine », vol. I : L’Étranger, Paris, J. Corti, 1965 ; vol. II : La Province, Paris, J. Corti, 1968.

La Pratique du français parlé, New York, Scribner's, 1973.

Le Nègre romantique, Paris, Payot, 1973.
L’Université de Princeton, New Jersey,

à contribué financièrement

à la réalisation de ce livre.

Léon-François HOFFMANN
LE ROMAN HAÏTIEN.

IDÉOLOGIE ET STRUCTURE.

Sherbrooke, Qc. : Les Éditions Naaman, 1982, 330 pp. Collection : Études.

[330]
Table des matières

Quatrième de couverture

AVANT-PROPOS [7]
I. LA NOTION DE ROMAN NATIONAL [11]

Il. LE ROMANCIER HAÏTIEN ET SON PUBLIC [42]

III. LE CORPUS [82]
Les ancêtres [83]

Les romanciers réalistes [90]

Le roman sentimental [102]

Le roman de l'occupation [109]

Le roman paysan [115]

Le roman prolétaire [119]

La grande époque du roman haïtien [123]

L'époque contemporaine [126]
IV. LA TERRE, LES HOMMES ET LES DIEUX [132]
1. La terre [132]

2. Les hommes [190]

3. Les dieux [248]
V. L'ORIGINALITÉ DU ROMAN HAÏTIEN [273]
BIBLIOGRAPHIE [309]
1. Romans haïtiens [309]

2. Ouvrages sur le roman haïtien [313]

3. Autres ouvrages consultés [320]
INDEX DES NOMS CITÉS [325]


LE ROMAN HAÏTIEN.
IDÉOLOGIE ET STRUCTURE.
QUATRIÈME DE COUVERTURE

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C'est la première monographie consacrée aux 156 romans écrits par des Haïtiens de 1859 à 1980.

Après un chapitre sur la notion de roman national dans le contexte de la francophonie, sont étudiés «Le Romancier haïtien et son public» et leurs rapports, placés le plus souvent sous le signe de la méconnaissance (lorsque le romancier s'adresse à ses compatriotes) et de l'incompréhension (lorsqu'il s'adresse aux étrangers).

L'étude diachronique du corpus permet ensuite de suivre l'évolution du roman haïtien et de constater qu'à chaque génération il invente, développe et affirme sa propre originalité. C'est enfin synchroniquement qu'est examinée la thématique du roman haïtien, sous les rubriques « La terre », « Les hommes » et « Les dieux ».

L'analyse de cette production romanesque permet de dégager les constantes idéologiques qui se retrouvent, dans la grande majorité des œuvres, depuis bientôt un siècle et demi. Cette idéologie détermine la spécificité et l'originalité du roman haïtien, ses structures formelles et même le choix du code linguistique dans lequel celles-ci s'incarnent : français, « français haïtien » ou français/créole.

Qui dit roman dit vision et analyse de la société. Le Roman haïtien s'adresse donc non seulement aux spécialistes de littérature, mais aussi à tout lecteur qu'intéressent les sociétés antillaises, les conflits ethniques et phénotypiques et les rapports de classes dans les pays sous-développés.


Léon-François HOFFMANN

Professeur de littérature française à l'Université de Princeton, Léon-François Hoffmann est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la mentalité collective à l'époque romantique ; son étude Le Nègre romantique : personnage littéraire et obsession collective a été couronnée par l'Académie française en 1973. Il a également publié de nombreux articles sur la littérature et la peinture haïtiennes, et prépare une étude sur L’Expression haïtienne.
[7]

LE ROMAN HAÏTIEN.
IDÉOLOGIE ET STRUCTURE.
AVANT-PROPOS

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En 1859 paraît le premier roman haïtien : Stella d'Emeric Bergeaud. Les quelque cent cinquante œuvres qui l'ont suivi constituent un corpus que personne - à ma connaissance - n'a étudié systématiquement. Le roman haïtien mérite pourtant l'attention du critique littéraire et de l'historien des idées. Il offre à l'un comme à l'autre des sujets de recherches passionnants, et matière à des réflexions particulièrement fécondes.

Nombre de romans sont bien entendu mentionnés dans les diverses histoires de la littérature haïtienne dont nous disposons. Ils y sont groupés selon les différentes écoles littéraires qui se sont succédé en Haïti, et selon les générations auxquelles appartiennent leurs auteurs. Cette optique diachronique convient aux histoires et manuels de littérature ; la mienne sera, dans l'ensemble, synchronique. Cela pour plusieurs raisons. D'abord, parce que nous avons affaire à une période de temps relativement courte : vingt-huit romans seulement ont été publiés avant 1925. Ensuite, parce que les romanciers haïtiens, plus que les romanciers étrangers, s'attachent à scruter leur société et à la critiquer : or, les aspects de cette société qu'ils ont analysés n'ont que peu évolué depuis que le roman haïtien existe. Comme l'affirme René-A. Saint Louis dans La Présociologie haïtienne (2e éd., 1970) : « Depuis l'indépendance officielle - il y a 166 ans - peu de changements importants se sont produits dans la vie du peuple haïtien (11) *. » Ulrich Fleischmann précise :

[La question] de classe et de race, l'angoisse devant l'opinion de l'étranger, l'attitude devant la culture autochtone ainsi que l'écart entre le souhaité et le possible n'ont guère évolué pendant le siècle [8] et demi d'histoire d'Haïti. (Ideologie und Wirkliehkeit in der Literatur Haitis, 1969, 111 ; c'est moi qui traduis.)

Et dix ans plus tard Wilhem Roméus constate que rien n'a encore changé :

Voilà plus d'un siècle et demi que cela est. Plus d'un siècle et demi depuis que les structures sociales de ce pays, bien loin d'évoluer, se limitent à être.

(Les Racines du non-développement, 1981, 7.)

Voilà qui explique que des romans publiés il y a un demi-siècle ou plus n'aient pas perdu leur actualité et puissent être aussi percutants et même subversifs aujourd'hui que lors de leur parution.

Les problèmes purement littéraires qui ont trait à la production des ouvrages, à la composition du public, à la place et au rôle de l'écrivain dans la société, à la recherche obsessive d'une originalité littéraire nationale continuent par ailleurs à se poser au romancier contemporain autant qu'à ses prédécesseurs. En reproduisant un article de Dantès Bellegarde datant de 1898, Le Temps du 16 octobre 1937 voulait « montrer comment la jeunesse d'il y a quarante ans envisageait le problème littéraire haïtien... qui nous a tout l'air de n'avoir pas changé ». Quarante autres années plus tard, le chroniqueur aurait pu, à peu de choses près, porter le même jugement.

Du point de vue de l'art du roman, enfin, il serait malaisé de dégager une évolution significative. Le romancier haïtien a certes toujours été au courant des nouvelles techniques romanesques mises en œuvre en en France ou ailleurs. Mais elles ne semblent l'avoir intéressé qu'accessoirement. Dans sa quête d'une structure et d'une expression originales, dans son souci didactique et polémique, les modèles étrangers ne lui ont été que de peu de secours. Nous verrons que c'est d'eux-mêmes et de leur milieu que certains romanciers ont dégagé ce qui - à mon avis du moins - fait leur originalité. Originalité qui se retrouve tout aussi marquée chez un Justin Lhérisson en 1905 que chez un Francis-Joachim Roy soixante ans plus tard.

[9]

Les nombreuses citations sur lesquelles s'appuie mon argumentation sont tirées de romans médiocres aussi bien que de romans admirables. Plutôt que de plaider pour certaines œuvres qui méritent d'être mieux connues, j'ai considéré le roman haïtien comme une voie d'approche et de meilleure compréhension de la société qui l'a produit. Et ce, non seulement en relevant les observations explicites des romanciers, mais en essayant de dégager leur idéologie, elle-même fonction de ce milieu. Pour ce faire, les témoignages sont significatifs indépendamment de l'élégance de la prose ou de la valeur littéraire du contexte dont ils sont tirés. Ce sont souvent les moins subtils qui sont d'ailleurs les jugements les plus révélateurs ; ce sont souvent les écrivains secondaires qui illustrent le plus clairement leur idéologie de classe ou de caste.

Pour toutes sortes de raisons que j'aurai à signaler en temps voulu, Haïti a toujours été méconnue, sinon ignorée, à l'étranger. Le pays a beau appartenir à la Francophonie, la plupart de mes compatriotes seraient probablement incapables de le situer sur la carte :

... à l'inverse de ce que croient trop de gens, qui la confondent avec Tahiti, [la République d'Haïti] ne se trouve pas en Afrique, encore moins dans le Pacifique, signale Pierre Massoni au début de son médiocre reportage Haïti, reine des Antilles (1955, 11). Et la plupart des notions que peuvent avoir la majorité des étrangers sur son histoire, sa géographie ou son organisation sociale sont, le plus souvent, tirées d'élucubrations littéraires ou cinématographiques, aussi fantaisistes que malveillantes.

En contribuant à faire mieux connaître un aspect de cette littérature en langue française que de nombreux romanciers haïtiens ont brillamment illustrée, je voudrais en même temps faire mieux comprendre et mieux juger cette société haïtienne qui leur a été mère et marâtre.

La grande romancière Marie Chauvet a fort justement écrit :

[10]

On a raison de dire que les étrangers, si instruits soient-ils, arrivent difficilement à nous comprendre, même s'ils nous regardent vivre pendant cent ans. (Amour, Colère et Folie, 1968, 69.)

Que le lecteur haïtien se résigne à trouver, dans les pages qui suivent, des affirmations simplistes, des interprétations erronées. Il m'arrivera certainement de pécher par ignorance, par excès d'enthousiasme ou de sévérité. Mais si cela permet au moins d'engager le dialogue, j'aurai le sentiment d'avoir servi et la littérature haïtienne et son public. Servir œuvres et lecteurs est la meilleure justification de la recherche en littérature, et devrait inspirer ceux qui s'y consacrent.

* * *

Je voudrais remercier le Fonds de recherches et le Programme d'Études de l'Amérique latine de l'Université de Princeton, ainsi que l'American Philosophical Society, qui ont subventionné mes recherches dans les bibliothèques et les archives de Port-au-Prince et de Paris. Les frères Lucien et Constant m'ont aimablement ouvert les collections de l'Institution Saint-Louis de Gonzague. Messieurs Louis Jarno et Jacques Barros, directeurs de l'Institut français d'Haïti, ainsi que Monsieur Pierre Pingitore et Mesdemoiselles Milly Mc Coo et Eleanore Snare, directeurs de l'Institut Haïtiano-américains, m'ont permis de présenter, sous forme de conférences, certaines parties de mon travail au public haïtien, dont les critiques et les commentaires m'ont été précieux.

J'ai beaucoup profité des nombreux entretiens que j'ai pu avoir avec Alberte Bernier, Maritou Chenêt, Michelle Glémaud, Michèle Montas, Guy Alexandre, Sylvie et Jean-Claude Bajeux, Jean Dominique, Roger Gaillard, Marcus Garcia, Jean-Jacques Honorat, Rassoul et Micaëlle Labuchin, Férère Laguerre, Ira Lowenthal, Hervé Méhu, Philip Richter et Wilhem Roméus.

Avec une patience inlassable, John Logan a lu et relu mon manuscrit et y a apporté bon nombre de corrections et d'améliorations. Patricia Halliday a dactylographié en temps record un brouillon pratiquement illisible.
[11]


LE ROMAN HAÏTIEN.
IDÉOLOGIE ET STRUCTURE.
Chapitre I
LA NOTION DE
ROMAN NATIONAL
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Il ne s'agira pas ici de définir le roman en tant que genre littéraire, d'en dégager les caractéristiques propres, de déterminer dans quelle mesure il se distingue de la poésie, du théâtre, de l'histoire, de l'essai, etc., dans quelle mesure il s'en rapproche ou même se confond avec eux. Pour les besoins de l'argumentation, postulons que le roman est une œuvre en prose, où des personnages, imaginaires ou symboliques, évoluent au sein d'une société, imaginaire ou symbolique elle aussi. Postulons également que les problèmes de définition intéressent le critique mais n'intéressent guère le commun des lecteurs, généralement à même de distinguer le roman des autres genres littéraires. Que l'un de ces postulats soit une simplification abusive, l'autre une affirmation discutable, j'en suis parfaitement conscient. Cependant, mon propos n'est pas de méditer sur la nature d'une forme d'écriture, mais sur un nombre déterminé de textes auxquels il serait byzantin de disputer la qualité de roman, et qui ont en commun d'être des romans haïtiens.
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