Les soleils en poésie du XIX au xx° siècle







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date de publication22.10.2016
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Séquence 1 : Les soleils en poésie du XIX au XX° siècle.

Séance 1 : Le mal-être romantique.
1-Le thème du soleil.
Définition : Astre qui produit de la lumière et de la chaleur par ses rayons

Dénoter : le sens 1er du mot qu’on trouve dans le dictionnaire.

Connoter : les différentes interprétations données à ce mot.
Exemple : rouge : couleur primaire / sang, violence, chaleur, amour danger.
Connotations : lumière, la joie, la vie, la chaleur, brûler, étoile, puissance, le jour, le feu, le bien-être.
On parle de la course du soleil, qui se lève et se couche, montant et déclinant. Le soleil est représenté sous la forme d’Apollon.
2-Etude de tableau.

Femme dans le soleil du matin – Friedrich (1818)
Cette femme est de dos au premier plan, les mains ouvertes. Par sa robe et sa coiffure elle appartient à une classe aisée. Les tons sont doux avec un camaïeu orangé. On remarque plusieurs plans horizontaux dans ce tableau qui sont contrariés par deux arbres. La végétation est clair semée, le personnage féminin est encadré par des rochers.

Ce tableau connote une plénitude par son harmonie des couleurs et des formes renforcés par la posture de la femme. Elle accueille elle-même ce spectacle, placée au centre, elle reçoit les premiers rayons du soleil.
3-Qu’est-ce qu’un mouvement littéraire ?
Définition : C’est un groupe d’artistes, et d’auteurs, qui offrent de nouvelles idées, de nouvelles manières de penser pour donner naissance à un nouvel art que l’on reconnait par ses propres critères.

Quand on analyse différentes œuvres d’un même mouvement littéraire on regarde la cohérence d’un point de vue politique, intellectuel, culturel et littéraire.
Apparition d’un mouvement :

Il y a 3 possibilités pour qu’un mouvement apparaisse :

-De lui-même par un concours de circonstances des auteurs et des artistes œuvrant dans le même sens.

-Certains mouvements s’appuient sur des théories, on parle alors d’école littéraire.

-D’autres mouvements peuvent être définis à postériori lorsqu’on constate que de nombreux auteurs se rejoignent.
Les mouvements littéraires correspondent à des périodes données. Il arrive qu’une date précise en marque le début, il est plus rare qu’on mentionne une date précise de fin
La logique des mouvements :

On retrouve une logique entre les mouvements littéraires eux-mêmes, ils s’inscrivent :

-Soit en opposition : refus des règles esthétiques du mouvement précédent.

-Soit en précurseur ou en successeur : il y a alors continuité voire évolution du mouvement précédent.
4-Le mouvement romantique : 1800-1850.
L’importance du MOI.

a-Droit au lyrisme personnel :
Ecriture à la première personne du singulier qui revendique un « moi » universel, qui reflète l’humanité.
b-Le mal de vivre.
-L’était d’âme : commun à tous les romantiques, se traduit par une profonde inquiétude.

-Le mal-être existentiel (le mal du siècle) : est dû aux frustrations provoquées par la chute de l’empire et au retour à la restauration qui donne l’impression d’une société figée.

-La fuite du temps : ils ont peur du temps qui passe.

-L’insatisfaction : elle née du décalage entre les rêves et la réalité.

-L’aspiration : vers l’infini dans un univers aux bornes étroites.

-La souffrance : elle est considérée comme un signe de distinction, un privilège des âmes élevées par rapport à un monde qui ne les comprend pas : de la lassitude, l’ennui, la mélancolie, la solitude, interrogation sur leur propre identité.

-Le doute religieux : inquiétudes spirituelle, recherche de nouvelles certitudes au-delà de la religion.
c-La recherche du bonheur
Elle passe par l’amour, mais avec un sentiment divinisé. Mais aussi un sentiment douloureux car il est associé soit à la mort, soit à l’éloignement, soit à la trahison.
d-La relation particulière entre l’homme et la nature.
Renouveau pour la nature face à une société qui s’industrialise, l’artiste recherche la beauté mais aussi la sérénité. Elle sert de confidente aux plaintes mélancolique mais aussi de refuge et souvent d’état d’âme correspond au paysage. Elle a un caractère inusable contrairement à l’aspect éphémère de l’homme. Des paysages étranges vont inspirer les romantiques pour arriver au genre fantastique.
Séance 2 : Soleil romantique.

Soleils couchants – Victor Hugo.
Ce poème se compose de 16 vers en 4 quatrains avec des alternances masculins et féminins. Les différents thèmes de ce poème sont le soleil, la saison de l’automne, le temps et la vie, la nature, la mort. L’emploi des différents temps montre le temps qui passe, le mouvement, le cycle qui se renouvelle. La nature semble narguer la condition humaine, elle est pleine de vie et ne prend jamais une ride, tandis que l’homme disparait sans manquer dans ce cycle. Face à ce coucher de soleil l’auteur constate avec amertume et tristesse son sort et son impuissance face à la nature qui n’a de cesse de se renouveler. Au contraire l’homme subit cette fuite du temps qui l’amène jusqu’à la disparition qui s’opère dans la joie et l’indifférence.
Le thème du soleil est là pour nous rattacher à la vie. Son levé est le début d’une nouvelle journée et d’une nouvelle vie. Son coucher est la fin de cette journée et de cette vie.
Le registre : C’est ce que cherche à faire ressentir l’auteur chez son lecteur. Il joue, à travers des procédés, sur les émotions de son lecteur.
L’isolement – Lamartine.
A travers les 4 premières strophes le poète nous offre un tableau vivant où les sens sont en éveils : la vue, l’ouïe, le toucher. Ce tableau évoque la nature et montre la solitude du poète. L’utilisation du l’impératif dans le dernier vers montre que le poète ne peut plus supporter une telle souffrance.
I-L’évocation de la solitude à travers les nature.

II-La confidence du poète (expression du moi).

III-L’envie d’ailleurs.
Séance 4 : Soleil parnassien.
Les formes poétiques.
1-Les formes fixes.
Ce sont des poèmes qui respectent une forme imposée. Les plus courants sont :

-Le sonnet : inventé en Italie au XV° siècle. Ils comptent 14 vers, disposé en deux quatrains et deux tercet (les deux tercets sont liés par les rimes qui constituent presque un sizain). Il est souvent en alexandrin. Le dernier tercet contient souvent « une chute ».

-La ballade : vient du mot baller qui veut dire danser (vient de l’ancien français). Il vient du Moyen-Age, mais les romantiques la remettent au goût du jour. Sa particularité est la répétition du dernier vers à la fin de chaque strophe (refrain).

-Le rondeau : c’est l’ancien mot pour « ronde ». Il y a trois strophes avec deux possibilités. Soit des vers de 5/3/5 ou de 4/2/4. C’est pour des sujets légers, simple.
2-Le poème en vers libre.
Il correspond à la disparition de la régularité métrique : plus de rimes, plus de strophes, mais il garde certains traits classiques : la majuscule en début de vers, les paragraphes séparés par des blanc.
3-Le poème en prose.
Il abandonne le vers et il se repère par sa disposition sur la page, et don travail sur la langage (cf. Charles Baudelaire – L’étranger).
Soleil Couchant – José-Maria de Heredia.
Ce poème est un sonnet, composé de 2 quatrains en alexandrins, et de 2 tercets en alexandrins. De manière générale les rimes sont riches, embrassées et il y a une majorité de rimes féminines. Sensations colorées : dorent, branches d’or de son rouge éventail. Lumière : le couchant allume, brillante, éclatant soleil. Lumière et couleur en harmonie. Il s’agit d’une union marqué par les adjectifs éclatant, brillant par la personnification du soleil mourant, par la métaphore, pour offrir simplement le tableau d’un coucher de soleil. Contrairement au poème de Lamartine « L’isolement » ce poème parle simplement de la fin de journée, de l’arrivée de la nuit. Lamartine parle d’une journée entière. José-Maria de Heredia ne fait que décrire, il ne parle pas de lui. L’intention du poète, ici, est différente, il s’agit simplement de montrer un tableau, celui d’un coucher de soleil où la nature est mise en lumière, magnifiée. La nature ne sert pas de confidente aux émotions du poète, elle ne représente pas un refuge. Cependant le poète l’évoque toujours avec une distance, comme si elle permettait au poète de prendre conscience de son propre exil (cf. Baudelaire). Il porte sur elle un regard lointain (vers 4 : Finistère). Le poème se clos non pas sur un envol mais sur une lumière qui s’éteint, sur un soleil mourant qui n’est pas chargé de symbole. Le pronom « je » n’est pas présent. Il s’agit de revenir à une beauté sobre et simple.
I-Le déclin de la lumière/ Le coucher de soleil.

II-L’exil du poète.
Le mouvement parnassien.
1-Les origines.
Le parnasse fait référence à la montagne de Phocide en Grèce, près de Delphes qui abritait les muses sous la conduite d’Apollon. Maintenant ça signifie un lieu de réunion pour les poètes, de tous les artistes. La date d’apparition correspond à la publication d’un recueil d’après le Parnasse contemporain (1886). Il contient des poèmes de 40 auteurs différents. Ce mouvement est associé à une théorie que l’on appelle l’art pour l’art, exprimé par Théophile Gautier, qui refuse le lyrisme personnel et qui souhaite mettre en avant la beauté et la forme. Ils font le contraire du romantisme. Les principaux poètes : Banville, Heredia, Gautier, Baudelaire, Verlaine. Le chef de fil : Leconte de Lisle.
2-La doctrine.
Pour les parnassiens, la poésie est un art qui réclame un apprentissage technique, une exigence de l’effort. Ils prennent le mot « art » dans le sens de « artisan ». Comparable aux sculpteurs, le poète travaille une matière difficile pour la transformer en une belle chose. Il s’oppose à l’inspiration romantique. Retour aux formes fixes par leurs contraintes. Elle est destinée à une élite cultivée seul capable de l’apprécier. Il s’oppose au monde réel qui leur paraît vulgaire. Refus du monde de l’argent, de la politique, de la bourgeoisie et même au progrès scientifiques. Refus du lyrisme qui implique que cette poésie fasse appel à la destruction : paysages exotiques, référence à la mythologie. L’art devient objectif, qui passe par l’observation. Comme les romantiques, ils possèdent une philosophie pessimiste. Désespoir de l’âme moderne, faillite des vieux rêves, appel à la mort libératrice.
Séance 5 : Soleil symboliste.

Soleils Couchants – Paul Verlaine.
I-Le monde de l’angoisse.

II-Le monde fantastique.

III-Le monde poétique.
1-A retenir.
Ce mouvement n’est pas en réaction par rapport au mouvement romantique jugée trop lyrique, et il souhaite réhabiliter les émotions qui étaient mises de côté par les parnassiens. Le mouvement parnassien critiqué car trop technique. Le texte fondateur est « L’art poétique » de Verlaine (1882).
2-La doctrine.
-Le symbole : le mystère de la vie et de l’existence ne peut d’exprimer directement par des descriptions réalistes. Le poète doit utiliser une nouvelle langue, celle du symbole.

-La vérité : elle n’existe pas. La vie est un mystère.

-Les correspondances : au-delà des apparences, il y a des rapports, des liens, entre les choses, les êtres, des correspondances entre les sons, les images, les parfums.

-Le mystère : ils veulent renouer avec le mystère de vivre et de sentir. Le ciel étoilé même si on peut l’expliquer scientifiquement, reste mystérieux.

-La musique : la musicalité des vers la 1ère règle, le poète utilise l’aspect sonore et sensible des mots.

-Richesse et rareté du vocabulaire : recherche précise.

-Vers libre.
3-Les thèmes.
Les thèmes principaux sont la mythologie, les légendes médiévales, textes et personnages bibliques. Les sentiments religieux, la décadence. Ainsi que l’angoisse du « moi ».
4-Les auteurs.
Mallarmé est le chef de file, il y a eu ensuite Hermétisme, Verlaine, Rimbaud.
Séance 7 : Soleil surréaliste.
Le surréalisme né au XX° siècle après la Première Guerre Mondiale, s’en inspire pour explorer l’esprit que la raison humaine ne peut atteindre. En 1916, Tristan Tzara fonde le Dadaïsme. Les dadaïstes rejettent l’art bourgeois et la rationalité du langage. En 1924, André Breton, rédige la « Manifeste du surréalisme » qui revendique la « toute puissance du rêve ». Ils se sont intéressés aux travaux de Sigmund Freud. L’inconscient devient un thème récurrent. Ils cherchent à produire une révolution littéraire. Ils privilégient le vers libre sans ponctuation, ils recherchent un bouleversement esthétique et refusent un art figé. Les surréalistes ne s’arrêtent pas à la poésie, il y a des romans, des peintres, des photographes et des cinéastes.
Le phénix – Paul Eluard.

I-Une déclaration d’amour.

-La déclaration d’amour, le champ lexical, structure anaphorique.

-Femme aimée, sacrée, qui incarne la sagesse avec le cœur et la sensibilité, opposition entre singulier et pluriel.

-La femme et des actions de bien faisances car elle lui redonne goût à la vie, elle est l’image du bonheur.
II-Un monde parfait.

-Image positive du monde, différents contrastes, idée du bonheur sans limites.

-Pouvoir repousser la mort avec l’idée du phénix, qui reprend le titre, avec la métamorphose du soleil qui remonte à la tête. Le grand soleil qui renforce le phénix symbolise la résurrection du poète.

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