Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres







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André Durand présente
Pierre CORNEILLE
(France)
(1606-1684)

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ‘’Le Cid’’ qui est étudié

dans un dossier à part).

Bonne lecture !

Il est né à Rouen dans une famille où l’on exerçait des fonctions juridiques ou ecclésiastiques. Son père était avocat. Au collège des jésuites de Rouen, il reçut une solide formation et une culture essentiellement latine. Il se distingua dans les compositions de vers latins. Encore collégien, il connut un grand amour pour Catherine Hue, mais il fut contrarié et lui inspira ses premiers vers (“Mélanges poétiques”). Licencié en droit en 1624, il fut doté par son père d’une charge d’avocat du roi qu’il exerça ponctuellement pendant vingt-deux ans. Mais, paralysé par la timidité, il ne plaida qu’une fois. Et la vocation littéraire l’emporta sur la carrière juridique :

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Mélite ou Les fausses lettres”

(1629)
Comédie en cinq actes et en vers
Mélite et Tircis sont hostiles à l'amour, elle par indifférence, lui par légèreté, tandis qu’Éraste, qui courtise Mélite en vain depuis deux ans, représente l'amour constant. À côté de ce trio, Cloris, sœur de Tircis, et Philandre forment un couple d'amoureux. Éraste, pour convaincre Tircis que l'amour existe et qu'il peut être irrésistible, décide de lui montrer Mélite. L'effet est immédiat : Tircis et Mélite tombent amoureux l'un de l'autre. Désespéré et jaloux, Éraste tente de les séparer en forgeant de fausses lettres que Mélite aurait envoyées à Philandre : sa vengeance contre Tirsis est ainsi complète, puisqu'il brise ainsi et son couple et celui que sa sœur, Cloris, formait avec Philandre. Tandis que Mélite ne parvient pas à convaincre Cloris de son innocence, on annonce que Tircis s'est tué, et Mélite s'effondre. À la nouvelle de sa mort, Éraste devient fou de douleur, se croit transporté aux enfers à la recherche des deux amants. Il ne retrouve la raison qu'au dernier acte, à la nouvelle que la mort de Tircis était une feinte pour éprouver les sentiments de Mélite, que celle-ci n'était qu'évanouie, et que les deux jeunes gens vont se marier. Il est donc pardonné à la fin, et, pour réparer la trahison de Philandre qu'il a provoquée, il offre le mariage à Cloris : la pièce se termine donc sur l'annonce d'un double mariage.
Commentaire
La pièce est un écho de la passion de Corneille pour Catherine Hue qui porta longtemps, dans Rouen, le nom glorieux de Mélite.

Cette comédie apporta une véritable révolution dans le paysage théâtral de 1630 où la scène était dominée par le genre de la tragi-comédie qui avait éclipsé celui de la tragédie, et où l'on ne représentait plus, pour tout spectacle comique, que des farces, la comédie s'étant effacée depuis longtemps. Corneille abandonnait la plaisanterie grossière pour l’expression raffinée et subtile des sentiments. Son idée maîtresse a été d'emprunter à la pastorale son schéma de relations entre les jeunes amoureux, donnant ainsi la première place aux dialogues amoureux, aux trahisons du cœur et aux émotions sentimentales, et propulsant sur le devant de la scène le personnage de la jeune fille, presque muet dans la comédie traditionnelle héritée de l'Antiquité. Mais il refusa les complications romanesques dans lesquelles étaient plongés les héros de “L’astrée”. La comédie obéit aux règles de la vraisemblance. Et, comme il se doit, elle finit bien. Les personnages étaient toujours convenus, mais c’étaient d’abord des individus, gens de la petite noblesse dont le destin n’avait rien d’héroïque et suffisamment communs pour que le public s’y reconnaisse. L’intrigue, malgré les rebondissements, est tenue en laisse dans le cadre des cinq actes. En outre, pour achever de transformer la pastorale champêtre en comédie urbaine, il s'est efforcé de créer un langage adapté, fondé, autant que possible, sur le style de la conversation naturelle et non plus sur une rhétorique de convention, un langage élégant et mesuré.

La pièce fut amenée à Paris par l’acteur Mondory qui la fit applaudir au Théâtre du Marais durant la saison théâtrale 1629-1630. «Le succès en fut surprenant», écrivit Corneille trente ans plus tard, «il égala tout ce qui s’était fait de plus beau jusqu’alors, et me fit connaître à la Cour». Elle rendit célèbre à Paris l'obscur débutant de Rouen, et permit à la troupe de Montdory de s'installer définitivement à Paris, malgré l'opposition de la troupe royale de l'Hôtel de Bourgogne.

Comme celles qui l'ont suivie, cette comédie a connu trois siècles d'oubli, provoqué par l'idée que Corneille n'avait commencé à être lui-même qu'à partir du Cid: la fin du xx' siècle l'a redécouverte, en même temps que les autres comédies.

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Clitandre ou l'Innocence délivrée ”

(1630)
Tragi-comédie en cinq actes et en vers
Aimées l'une de Clitandre, l'autre de Pymante, les princesses Caliste et Dorise sont toutes deux éprises de Rosidor. Celui-ci rend à Caliste son amour, au grand dépit de Dorise qui, pour perdre sa rivale, l'entraîne dans la forêt, où elle médite de lui donner la mort. Pymante cependant, qui hait Rosidor, a chargé les domestiques de Clitandre d'assassiner son trop heureux rival. Rosidor, poursuivi dans la forêt par Pymante déguisé et ses complices, trouve Dorise qui s'apprête à plonger une épée dans le sein de Caliste. Se saisissant de l'épée, il tue un de ses agresseurs et met Pymante en déroute ; puis, plein de rage contre Clitandre, qu'il croit l'auteur de l'agression, il rentre avec Caliste au palais. Dorise, de son côté, s'est enfuie et, n'osant retourner à la Cour, revêt les vêtements du mort ; déguisée, elle erre dans les bois où elle rencontre Pymante qui la reconnaît, et dont elle repousse les assauts en l'éborgnant. Cependant, soupçonné d'avoir voulu tuer Rosidor, Clitandre, que tout semble accuser, est condamné à mort. En accourant au secours de son favori, Clitandre, le prince, fils du roi, s'égare dans la forêt et sauve Dorise de la colère de Pymante. Dorise, s'étant fait reconnaître, lui dévoile la vérité ; et le prince, après avoir fait emprisonner Pymante, fait éclater l'innocence de Clitandre. Rosidor épousera Caliste, et Clitandre Dorise pardonnée.
Commentaire
Deuxième pièce et première tragi-comédie de Corneille, la seconde sera ‘’Le Cid’’, ‘’Clitandre’’ est l'un des plus remarquables exemples du genre de la tragi-comédie alors à son apogée et caractérisée par des péripéties romanesques, des déplacements dans l'espace, la recherche du spectaculaire et de la violence (des combats, des meurtres, un viol et un éborgnement), le goût pour le déguisement, les retournements de situation inattendus. Il a fallu attendre le XXe siècle et la compréhension de l'esthétique baroque pour que soit appréciée à sa juste valeur cette pièce étonnante.

Elle fut publiée en 1632.

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La veuve ou Le traître trahi”

(1631)
Comédie en cinq actes et en vers
Clarice, jeune veuve, riche et bien née, est courtisée par un amoureux peu fortuné, Philiste, dont la timidité est accrue par la différence de condition entre eux. Ils finissent par s'avouer leur amour réciproque au milieu du second acte, et il n'y aurait aucun obstacle matériel à leur mariage (une veuve est par définition libre et n'a personne à consulter pour se remarier) si un rival secret, Alcidon, qui feint d'aimer la sœur de Philiste, Doris, ne décidait d'empêcher ce mariage en enlevant Clarice, avec la complicité de la nourrice de celle-ci. Pour ce faire, Alcidon se fait aider par Célidan, amoureux de Doris, mais qui s'était effacé devant lui par amitié, en lui faisant croire que, devant le refus de Philiste de lui donner sa sœur, Doris, il faut enlever Clarice et l'échanger contre la main de Doris. Célidan tombe dans le piège, aide Alcidon à enlever Clarice et à la séquestrer dans son propre château. Mais à voir Alcidon décidé à épouser Clarice sous le prétexte de se venger de Philiste, et à lui céder sa place auprès de Doris, Célidan comprend qu'Alcidon a trahi tout le monde. Il le trompe à son tour, libère Clarice, et demande la main de Doris. La mére de celle-ci, dont les combinaisons matrimoniales intéressées avaient failli compromettre le bonheur de la jeune fille, ne s'oppose pas à cet amant riche, qui rendra sa «dernière vieillesse à jamais fortunée».
Commentaire
Après ‘’Clitandre’’, tragi-comédie créée durant la saison précédente, Corneille revint à la comédie galante et réaliste dont il avait inventé la formule deux ans plus tôt avec ‘’Mélite’’.

Il a défini lui-même les qualités de sa pièce : naïveté (entendre : naturel) du style, subtilité de l'intrigue, équivoques ingénieuses (en particulier dans les dialogues entre ceux qui font semblant de s'aimer et qui ne s'aiment pas, Doris et Alcidon). La pièce donne en outre à réfléchir sur l'ambiguïté des apparences, sur les obstacles apportés par l'argent au bonheur des amoureux, sur l'importance de l'amitié masculine. On voit que, si l'intrigue s'appuie toujours sur les schémas relationnels de la pastorale, comme dans ‘’Mélite’’, comme, un an plus tard, dans ‘’La galerie du palais’’, Corneille fit ici un pas vers le réalisme social en plongeant ses bergers urbanisés dans les complexités d'un monde soumis aux combinaisons et aux mensonges liés au pouvoir de l'argent. Il alla plus loin avec ‘’La suivante’’.

La pièce fut créée par la troupe de Montdory durant la saison théâtrale 1631-1632. Comme en témoignent les vingt-six pièces liminaires de la première édition (1634), signées par tous les dramaturges de son temps (Scudéry, Du Ryer, Mairet, Rotrou, notamment), le succès de cette pièce, venant après celui de ‘’Mélite’’, installa Corneille au premier rang de ses confrères, sans pour autant leur porter ombrage, puisque, de leur côté, ils cultivaient essentiellement le genre de la tragi-comédie.

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La galerie du palais ou L’amie rivale ”

(1632)
Comédie en cinq actes et en vers
À Paris, la volage Célidée se sépare de Lysandre, tout à la fois fatiguée par sa constance et désireuse d'éprouver son amour pour la reconquérir. Il décide de feindre d'aimer Hippolyte, voisine de Célidée, dont son ami Dorimant vient de tomber amoureux. De là une série de malentendus et de peines de cœur : Hippolyte, amoureuse de Lysandre, se laisse prendre au jeu avant d'être repoussée ; Célidée, désespérée d'avoir poussé son amant dans les bras d'une autre, n'obtient même pas d'être consolée par Dorimant ; et les deux garçons en viennent au duel, interrompu in extremis par Célidée, qui venait d'être informée de la feinte de son amant.
Commentaire
Avec cette troisième comédie, Corneille confirma sa volonté d'établir solidement dans le paysage théâtral de l'époque, dominé par le genre de la tragi-comédie, un nouveau type de comédie, qui tournait le dos à la traditionnelle comédie d'intrigue à l'italienne en empruntant à la pastorale son schéma de relations entre les jeunes amoureux, donnant ainsi la première place aux dialogues amoureux, aux trahisons du cœur et aux émotions sentimentales. Dans ces comédies, expliqua-t-il en 1660, «j'ai presque toujours établi deux amants en bonne intelligence, je les ai brouillés ensemble par quelque fourbe, et les ai réunis par l'éclaircissement de cette même fourbe qui les séparait

La variation qu'apporta ‘’La galerie du palais’’ par rapport à ‘’Mélite’’ tenait au fait que ce n'est pas une fourbe qui sépare les amants. Subtilité des complications amoureuses, émois du cœur, délicatesse de l'expression, c’est sans doute la plus jolie des quatre comédies qui précèdent ‘’La Place royale’’. Elle possède en outre une importance historique considérable, comme l'indique son titre : Corneille, soucieux de mettre les jeux amoureux de la pastorale à l'épreuve de la vie urbaine, et donc de se détacher et du cadre et du langage conventionnels du genre pastoral, a voulu souligner le caractère «réaliste» de cette nouvelle forme de comédie qu'il était en train d'inventer. Il alla donc plus loin que dans ‘’Mélite’’ et ‘’La veuve’’, où cette quête de réalisme n'était sensible que dans le style de la conversation et dans le vocabulaire, en enracinant sa comédie dans Paris. Ainsi l'action ne se déroule plus dans un carrefour abstrait : l'essentiel est situé précisément dans le quartier du Marais, et plusieurs scènes se déroulent dans la galerie du Palais de justice, qui abritait toutes sortes de boutiques ; d'où l'apparition d'un libraire, d'un mercier et d'une lingère devant leurs étals, qui conversent avec les héros.

La pièce fut créée durant la saison théâtrale 1632-1633. Ce fut, des premières comédies de Corneille, celle qui eut le plus de succès.

Après une longue période d'oubli, qu'elle a partagé avec les autres comédies de Corneille, elle a retrouvé à la fin du XXe siècle des lecteurs et des spectateurs, émerveillés de découvrir un autre Corneille, non seulement inventeur d'une forme spécifiquement française de comédie, mais aussi styliste tout en simplicité et en délicatesse.

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La suivante”

(1633)
Comédie en cinq actes et en vers
Théante, l'ami d'Amarante. une suivante, aspire à l'amour de la maîtresse de celle-ci, Daphnis. Aussi, à la fois pour se débarrasser de la donzelle et pour occuper un éventuel rival, tente-t-il de rapprocher Florame et Amarante. Mais, si Florame assiège fort galamment la suivante, il n'en perd pas pour autant de vue Daphnis qui, depuis qu'il fréquente Amarante, lui est devenue plus accessible. Les joutes amoureuses qui se succèdent entre Amarante et ses deux feints courtisans, Florame et Théante, se compliquent encore de la passion sénile qu'éprouve Géraste, père de Daphnis, pour la sœur de Florame. Cette passion devient l'objet d'un marchandage, qui n'intervient pas peu dans la victoire de Florame, encore que Daphnis n'ait jamais aimé que lui. Tout s'arrange le mieux du monde, sauf pour la malheureuse suivante, abandonnée de tous ses galants, et qui soupire dans le monologue qui conclut la pièce :

«Mon cœur n'a point d'espoir dont je ne sois séduite.

Si je prends quelque peine, un autre en a les fruits ;

Et, dans le triste état où le ciel m'a réduite,

Je ne sens que douleurs, et ne prévois qu'ennuis

Commentaire
Corneille, qui avait innové dans ‘’La galerie du palais’’ en remplaçant le traditionnel personnage de la nourrice par celui, nouveau au théâtre, de la suivante, alla jusqu'au bout de son innovation en faisant de la suivante le principal personnage de sa nouvelle pièce. Pour bien comprendre l'enjeu de la comédie, il faut savoir qu'une suivante n'est pas une servante : si elle peut entretenir des galanteries avec les héros de la pièce, c'est qu'elle est aussi bien née qu'eux, et en outre belle et intelligente ; seulement elle est pauvre, ce qui explique qu'elle soit au service de Daphnis et qu'elle ne soit qu'un jouet, malgré ses propres manœuvres, entre les mains des galants qui ne s'intéressent qu'à sa maîtresse. Par là, cette comédie cruelle démonte sans complaisance les mécanismes de la riche société du XVIIe siècle, dont les seuls moteurs semblent avoir été l'ambition et l'amour-propre, eux-mêmes déterminés par l'argent. Nous sommes loin du paradis pastoral urbanisé sur lequel s'ouvrait la série des comédies et auquel renvoyait encore la comédie précédente : la pièce se termine certes par l'annonce de deux mariages, mais l'un des deux est celui d'un vieillard avec une jeune fille, résultat d'un marchandage qui permet d'unir le couple central, Florame et Daphnis, mais qui, comme le prophétise la malheureuse Amarante à la fin, rendra certainement malheureux et le vieillard et la jeune fille. En même temps, Corneille s'est abstenu d'unir Théante et Amarante, comme on aurait pu l'attendre non seulement d'une pastorale, mais de n'importe quelle comédie : Théante, quoique Amarante ne lui déplaise pas, préfère s'exiler plutôt que de se retrouver dans une situation sociale moins éclatante que celle de son ami Florame ; s'il épouse quelqu'un désormais, ce ne peut être que pour accéder à un rang qui le placera au-dessus de Florame. Avec cette comédie amère, où, pour la première fois, il se conformait rigoureusement à la règle de l'unité de temps, Corneille poussa le réalisme social à un degré qui ne fut plus jamais atteint par les dramaturges de sa génération.

La pièce fut jouée durant la saison théâtrale 1633-1634, étant la quatrième de la série des comédies galantes qui ont ouvert la carrière de Corneille.

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