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DARFOUR


Darfour: deux importants groupes rebelles absents en Libye

Par Opheera McDoom Reuters - Vendredi 26 octobre, 16h36
EL FACHER, Soudan (Reuters) - Les deux principaux groupes rebelles de la région soudanaise du Darfour ne participeront pas à la conférence de paix qui doit débuter samedi en Libye, ont annoncé vendredi leurs dirigeants, réduisant à néant tout espoir d'un véritable accord de paix.

"Nous avons décidé de ne pas y aller", a déclaré Ahmed Tugod Lissan, négociateur en chef du Mouvement Justice et Egalité (JEM).

Il a précisé que la décision avait été prise vendredi conjointement avec l'Armée de libération du Soudan-Unité (ALS-Unité) après de longues consultations.

Le chef de la faction ALS-Unité, Abdallah Yehya, a confirmé à Reuters cette information.

Les médiateurs internationaux espéraient la présence d'un maximum de groupes rebelles pour négocier un cessez-le-feu général. Depuis la signature d'un accord de paix, l'an dernier, par l'un des trois groupes rebelles qui participaient aux négociations, les insurgés se sont scindés en une dizaine de factions.

Selon des experts, si les principaux chefs rebelles ne sont pas représentés, les pourparlers de paix en Libye risquent de subir le même sort que l'accord de 2006, presque immédiatement rejeté par les deux millions d'habitants du Darfour qui le jugeaient insuffisant pour assurer leur sécurité.

Plutôt qu'apporter la paix, cet accord avait provoqué de nouvelles violences, les multiples mini-factions rebelles s'en prenant aux civils, aux employés d'ONG et aux soldats de l'Union africaine déployés dans la région en 2004 pour protéger les civils mais incapables d'assurer leur propre protection.

LA LIBYE, UN CHOIX CONTESTABLE SELON NOUR

Lissan, du JEM, a expliqué que son mouvement et l'ALS-Unité avaient refusé de se rendre à Syrte parce que les médiateurs n'ont pas invité les "parties qui devraient vraiment participer au processus de paix".

Il estime que les médiateurs ont pris le parti du gouvernement soudanais en invitant des groupes désignés par Khartoum. "Cela va compliquer tout le processus plutôt qu'ouvrir la voie à des négociations sérieuses", explique-t-il.

Ni l'Union africaine, ni l'Onu ni le gouvernement soudanais n'ont réagi pour l'heure à cette annonce.

De nombreux dirigeants rebelles avaient déjà annoncé qu'ils ne seraient pas présents en Libye, dont Abdel Wahed Mohamed el-Nour, fondateur de l'Armée de libération du Soudan (ALS), qui a peu de combattants mais jouit d'un important soutien populaire.

Nour a déclaré vendredi qu'il s'opposait au choix de la Libye comme lieu de la conférence de paix en raison de l'implication de Mouammar Kadhafi dans la région et des efforts qu'il lui prête, il y a des années, pour "arabiser" le Darfour.

Récemment, le dirigeant libyen a suscité la colère au Darfour en affirmant dans une vidéoconférence que le conflit dans cette région se résumait à une querelle autour de chameaux et que les déplacés vivant dans des camps profitaient d'une nourriture gratuite.

"Je demande: si la communauté internationale respecte vraiment notre peuple, pourquoi veut-elle nous faire venir dans un pays qui ne reconnaît même pas la catastrophe humaine et le génocide que subit notre peuple ?", a déclaré Nour à Paris, où il réside.

Des experts estiment à 200.000 le nombre de personnes tuées et à 2,5 millions le nombre de personnes déplacées à la suite de violences depuis que les habitants de la région, non arabes pour la plupart, ont pris les armes début 2003 en accusant Khartoum de négliger le Darfour. Khartoum évoque un bilan de 9.000 morts.

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071026/twl-soudan-darfour-rebelles-bd5ae06.html

Darfour: l'ONU et l'Union africaine refusent d'interrompre le processus de paix

Par Imed LAMLOUM AFP - Dimanche 28 octobre, 22h20
SYRTE (AFP) - L'ONU et l'Union africaine ont affirmé dimanche qu'il n'était pas question d'interrompre le processus de paix au Darfour, région soudanaise en guerre civile, amorcé selon eux à Syrte, malgré la demande de suspension des pourparlers de la part des rebelles présents.

"Je refuse de dire que le processus de paix est interrompu. Le train a quitté la gare pour prendre le chemin de la paix", a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU pour le Darfour, Jan Eliasson, à l'issue de la séance plénière.

"La question est maintenant celle des passagers qui prendront le train. Nous sommes prêts à les recevoir", a-t-il dit lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue de l'UA Salem Ahmed Salem.

Il faisait allusion aux mouvements rebelles qui ont boycotté les pourparlers de Syrte engagés samedi, une absence qui a semblé tuer dans l'oeuf leurs chances de succès.

Il a précisé que des concertations bilatérales allaient se poursuivre lundi à huis clos, entre les médiateurs, les mouvements rebelles et le gouvernement soudanais.

Auparavant, des diplomates de l'ONU avaient présenté un processus de paix en trois phases: la première dite des "consultations avancées" a été amorcée, selon eux à Syrte. La deuxième phase sera celle des "préparatifs" et de la mise en place d'un "consensus interne". C'est seulement au cours de la troisième phase que le gouvernement et les rebelles soudanais tiendront des "négociations effectives".

Un porte-parole des médiateurs, Noureddine Mezni, a expliqué que le processus se poursuivrait "sous la supervision des deux négociateurs en chef, Sam Ibok pour l'UA et Tayé Zérihoun pour l'ONU, dans l'espoir de voir les principales factions rebelles rallier les négociations".

L'hôte de la réunion, le colonel Mouammar Kadhafi, avait pourtant affirmé d'emblée que ces pourparlers étaient voués à l'échec en l'absence des principaux mouvements rebelles de la région de l'ouest du Soudan en guerre civile.

Dimanche, les mouvements rebelles présents à Syrte ont enfoncé le clou en demandant la suspension des pourparlers pour permettre le ralliement des principaux mouvements.

"Nous avons besoin d'un temps supplémentaire qui sera fixé par les médiateurs, pour poursuivre les négociations avec les (mouvements) absents et préparer les conditions propices" aux négociations, ont-ils dit dans un communiqué commun.

Le Commissaire à la paix et la sécurité de l'UA, Saïd Djinnit, a assuré que "tout sera fait pour concilier en même temps la nécessité d'aller vite vers un accord de paix et le besoin des mouvements de se préparer comme il se doit aux négociations".

Huit factions issues du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM/A) et du JEM ont boycotté les pourparlers de Syrte, comme le chef rebelle historique Abdel Wahed Mohammed Nour.

Ce boycottage a rendu très compliqués les efforts de l'ONU et de l'UA en vue de ramener la paix au Darfour, où les rebelles combattent l'armée gouvernementale depuis février 2003.

Seule satisfaction pour le moment, un "cessez-le-feu unilatéral" annoncé samedi par le gouvernement soudanais. Mais plusieurs mouvements rebelles ont affirmé ne pas croire à la réalité de la trêve.

M. Eliasson a minimisé les propos de M. Khadafi sur l'échec des pourparlers. "Le colonel Kadhafi a toujours été très imaginatif avec une analyse de grande portée. Il a le privilège du pays hôte et il a profité de cette occasion pour exposer sa philosophie", a-t-il commenté.

La guerre au Darfour et ses conséquences ont fait 200.000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes, selon des estimations généralement admises, même si elles sont contestées par Khartoum qui parle de 9.000 morts.

Une force de maintien de la paix de l'UA, mal équipée et sous-financée, (Amis, 7.000 hommes), déployée depuis 2004, doit être prochainement remplacée par une force hybride ONU/UA de 26.000 hommes, baptisée Unamid.

Six groupes rebelles de moindre importance participent aux pourparlers de Syrte, à 600 km à l'est de Tripoli.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20071028/tts-soudan-darfour-libye-onu-ua-paix-pre-c1b2fc3.html

Les négociations sur le Darfour suspendues pour donner davantage de temps aux rebelles

Par Alfred de Montesquiou AP - Lundi 29 octobre, 02h47
SYRTE, Libye - Les négociations de paix sur le Darfour à Syrte, en Libye, ont été suspendues de fait dimanche, afin de donner le temps aux représentants des rebelles de se préparer à des négociations directes avec le gouvernement soudanais. L'absence des principales factions rebelles avaient déjà douché les espoirs d'arriver à un accord rapide.

Les médiateurs de l'Union africaine et des Nations unies se sont refusés à parler de report de la conférence, déclarant que les parties se trouvaient au début d'un processus en plusieurs phases. Une phase initiale de "consultations" devrait ainsi s'ouvrir dès lundi, avant de laisser place à de véritables "négociations" dans quelques semaines.

"Le processus menant aux négociations a commencé", a déclaré l'envoyé de l'UA Salim Ahmed Salim, précisant que la date d'ouverture de ces pourparlers formels n'avait pas encore été arrêtée.

"C'est seulement après cette période (...) d'environ trois semaines que nous pourrons nous lancer dans des négociations importantes", a pour sa part déclaré à l'Associated Press le médiateur onusien Jan Eliasson. "Je refuse de déclarer que le processus de paix est interrompu. Le train est parti sur la voie de la paix (...). La question est de savoir combien de passagers embarqueront".

Le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE) et les groupes de l'Armée de libération du Soudan-Unité (ALS-Unité) ont décidé de boycotter l'ouverture des pourparlers organisés sous l'égide du leader libyen Moammar Kadhafi, compromettant les perspectives de progrès.

L'envoyé spécial de la Chine, Liu Guijin, avait dit à l'AP plus tôt dimanche que la conférence serait suspendue dans les prochains jours pour créer les conditions de pourparlers plus efficaces ultérieurement. "L'ajournement n'est pas un signe d'échec. Il prépare d'autres étapes".

Jan Eliasson a précisé que d'autres chefs rebelles étaient attendus à Syrte pour préparer les négociations. D'autres mouvements veulent tenir leurs réunions préparatoires au Darfour. "Je ne pense pas qu'il faille dramatiser" le lieu où se tiennent ces discussions, a-t-il noté, ajoutant que l'UA et l'ONU "préféraient qu'elles se tiennent" en Libye.

Le porte-parole de la médiation onusienne, Ahmed Fawzi, a déclaré que la première phase de "consultations" avait débuté et s'achèverait à la fin de la semaine prochaine.

La deuxième phase tiendra compte des "préparatifs supplémentaires" et de la nécessité de parvenir à un "consensus interne" au sein des factions rebelles. C'est seulement au cours de la troisième phase que le gouvernement et les rebelles soudanais tiendront "des négociations sur des questions importantes", a noté Ahmed Fawzi. Il n'a pas précisé combien de temps pourraient prendre ces deux phases.

Le négociateur du gouvernement soudanais Nafie Ali Nafie a accepté d'ajourner les discussions, mais uniquement pour accorder davantage de temps à "ceux qui sont venus ici" pour parvenir à un accord. "Reporter les négociations pour ceux qui ne sont pas venus donne un mauvais signal (...) C'est inacceptable", a-t-il à la presse.

Les dirigeants des deux principaux mouvements rebelles affirment boycotter les pourparlers pour protester contre la présence de factions mineures "créées par le gouvernement soudanais".

Alors que s'ouvrait la première séance de travail dimanche, un représentant des rebelles a lu un message des groupes présents. "Nous avons besoin de temps supplémentaire (...) pour préparer les négociations", a déclaré Tajadine Bechir Niam, membre d'une faction dissidente du Mouvement pour la justice et l'égalité.

Il a appelé le MJE et l'ALS à mettre fin à leur boycott pour parvenir à un accord de paix durable. Dans le cas contraire, il a prévenu qu'un texte subirait le même sort que celui signé sans résultat à Abuja en 2006. Un autre rebelle, Ahmed Diraige, a jugé qu'il "serait normal et logique de reporter jusqu'à ce que tout le monde soit là".

Le gouvernement soudanais s'est engagé dès le début des pourparlers à un cessez-le-feu immédiat. Niam a souligné que les rebelles présents étaient "prêts" à examiner l'hypothèse d'une trêve en consultation avec les autres mouvements absents. Mais Ahmed Diraige a rappelé que Khartoum avait déjà violé de nombreux cessez-le-feu par le passé. Il a demandé à l'Union africaine et aux Nations unies de s'assurer qu'il respectera bien sa parole cette fois-ci. AP

ir/v213

http://fr.news.yahoo.com/ap/20071029/twl-libye-soudan-darfour-d407853.html

L'Onu juge encourageant le début des pourparlers sur le Darfour

Par Lamine Ghanmi Reuters - Dimanche 28 octobre, 21h23
SYRTE, Libye (Reuters) - Les délégations rebelles et gouvernementale participant à la conférence de paix sur le Darfour à Syrte, en Libye, sont convenues dimanche de se retrouver à huis clos lundi pour tenter de s'entendre sur un ordre du jour.

Le médiateur de l'Onu Jan Eliasson a déclaré close la session publique inaugurale des pourparlers et estimé qu'il avait vu des signes encourageants laissant entrevoir une solution de règlement du conflit.

Il a toutefois reconnu que la participation d'un plus grand nombre de groupes rebelles était nécessaire. Des responsables de l'Onu et de l'Union africaine doivent se rendre au Darfour dans les prochains jours pour tenter de convaincre les mouvements rebelles absents à Syrte de renoncer à leur boycott, a-t-on appris de sources diplomatiques.

"Nous ne devons pas perdre cet élan favorable initié par un dialogue sérieux et prometteur", a-t-il déclaré, ajoutant que les médiateurs avaient demandé aux représentants de déterminer un calendrier et d'identifier les points les plus urgents.

"Ce processus doit s'achever par le résultat que nous souhaitons. Le processus global va se poursuivre et ne sera pas ajourné. Le mot 'ajourner' n'a pas sa place ici."

Les groupes rebelles soudanais ont exhorté les autres mouvements qui boycottent la réunion à les rejoindre.

La présence de tous, ont-ils souligné, est nécessaire pour trouver une solution à un conflit qui a fait 200.000 morts en quatre ans et demi dans la province de l'ouest du Soudan.

"Les factions présentes à la réunion sont convenues de demander à nouveau la participation de tous ceux qui ne sont pas venus, et aujourd'hui la rencontre se poursuit dans cet esprit", a dit à Reuters un délégué rebelle, Alhadi Agabeldour.

"Rien ne sera décidé, notamment sur un cessez-le-feu, tant que nous n'aurons pas atteint cet objectif - que plus de mouvements (rebelles) participent à cette réunion. Et pour cela il nous faut du temps", a-t-il ajouté.

"Des contacts sont en cours pour faire venir les autres", a confirmé un autre délégué rebelle, Ahmed Ibrahim Diraige.

ABSENCES COMPROMETTANTES

Un expert du gouvernement soudanais, Abdelrahman Ibrahim, a expliqué que "le gouvernement (souhaitait) que l'Onu fasse pression sur ceux qui ne participent pas (afin qu'ils participent)."

Un autre responsable gouvernemental, Abdelrahman Moussa, a déclaré que Khartoum avait "demandé aux médiateurs de l'Onu et de l'UA de signifier clairement à ceux qui ne participent pas (qu'ils) devront en payer le prix".

Les médiateurs ont fait savoir dimanche qu'ils poursuivraient leurs efforts pour convaincre les groupes rebelles absents de prendre part aux négociations de Syrte.

A la veille de ces deux premiers jours de la conférence parrainée par l'Onu et l'Union africaine, deux groupes rebelles, le Mouvement justice et égalité (JEM) et l'Armée de libération du Soudan-Unité, avaient annoncé qu'ils ne viendraient pas.

Le fondateur d'une autre faction de l'ALS, Abdel Wahed Mohamed el Nour, avait déjà annoncé qu'il ne participerait pas aux pourparlers.

Le JEM et l'ALS-Unité représentent la plus grande menace militaire pour le gouvernement soudanais, et Nour jouit d'un important soutien parmi la population du Darfour.

Selon des analystes, leur absence à Syrte voue quasiment la conférence à l'échec.

A l'ouverture de la réunion samedi, le gouvernement soudanais a annoncé un cessez-le-feu immédiat et unilatéral.

Saïd Djinnit, commissaire de l'Union africaine à la paix et à la sécurité, a déclaré à Reuters que les médiateurs écoutaient à la fois le gouvernement et les rebelles.

"Au final, nous ferons la synthèse, la priorité étant de parvenir rapidement à une solution qui garantisse les meilleures conditions (pour les efforts de paix)", a-t-il dit.

C'est la première fois qu'on essaie de réunir des rebelles du Darfour et des représentants du gouvernement soudanais autour d'une table de négociations depuis les pourparlers d'Abuja, au Nigeria, en 2006 sous l'égide de l'UA.

Signé par une seule des trois factions rebelles participantes, l'accord d'Abuja n'avait pas recueilli le soutien de la majorité des déplacés du Darfour.

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071027/twl-darfour-conference-bd5ae06.html

Kadhafi tance les rebelles absents de la conférence sur le Darfour

LE MONDE | 29.10.07 | 13h27 • Mis à jour le 29.10.07 | 13h27
SYRTE (LIBYE) ENVOYÉ SPÉCIAL

En tant que puissance accueillante des pourparlers de paix sur le Darfour (ouest du Soudan), Mouammar Kadhafi a tous les droits, même celui de mettre les pieds dans le plat. C'est précisément ce qu'a fait le guide de la révolution libyenne, samedi 27 octobre, dès l'ouverture de la réunion boycottée par les principaux chefs de la rébellion darfourie.

"Je vois que cette conférence doit s'arrêter là", a lancé M. Kadhafi, jetant un froid dans la monumentale salle du palais des congrès de Syrte, sous le regard perplexe de Jan Eliasson et de Salim Ahmed Salim, respectivement émissaires de l'Organisation des Nations unies (ONU) et de l'Union africaine (UA) pour le Darfour.

La réunion, présentée comme "la dernière chance pour la paix", débutait mal alors qu'elle vise à régler politiquement un conflit pour le partage du pouvoir et des richesses qui, depuis 2003, a causé la mort de 200 000 personnes et contraint 2 millions d'autres à fuir.

Lundi matin, la conférence devait se poursuivre formellement. "Le train a quitté la gare pour prendre la direction de la paix", a assuré M. Eliasson. Pourtant, après deux jours de flottement, il n'était en réalité plus question d'une négociation politique mais de simples consultations avec les rebelles présents, et de démarches en direction des chefs rebelles absents.


"CONFLIT TRIBAL"


Mouammar Kadhafi, loin de participer au concert général d'implorations destinées à convaincre ces derniers de venir négocier à Syrte, les a qualifiés de "fils désobéissants", les accusant implicitement de souhaiter la poursuite du conflit pour "continuer à profiter de l'aide" et demeurer "sur l'estrade de la gloire" médiatique.

Le chef de l'Etat libyen, qui a récemment comparé les sanglants combats au Darfour à une "querelle pour un chameau", où la communauté internationale aurait mieux fait de ne pas intervenir, a enfoncé le clou.

Il a mis en garde l'ONU et l'UA contre le risque d'un échec dans le règlement de ce "conflit tribal". M. Kadhafi, qui cultive son image de faiseur de paix en Afrique, n'a pas caché qu'il se verrait bien régler le conflit. "Nous avons déployé des efforts, a-t-il lancé à l'adresse des absents. Vous n'en faites pas autant. Merci et au revoir."

Tétanisés, les représentants des groupes rebelles présents à Syrte ont attendu le lendemain pour demander la suspension de la conférence afin de prendre le temps pour "négocier avec les absents" et unifier leurs positions.

Le fiasco, au moins provisoire, des négociations de paix compromet le déploiement, prévu au début de 2008, de la force de maintien de la paix ONU-UA dans la province soudanaise. "Pour qu'il y ait une force de maintien de la paix, il faut qu'il y ait un climat de paix", s'est inquiété Andrew Natsios, envoyé spécial américain pour le Darfour.

La panne de la conférence de Syrte laisse surtout sans perspective un territoire dévasté et ses habitants. "Nous payons des impôts à un Etat qui bombarde nos enfants", a résumé un représentant des rebelles présents.

La seule annonce positive faite à Syrte, celle d'un cessez-le-feu unilatéral décrété par le gouvernement de Khartoum, provoque seulement un soupir chez Abdulmajid Dossa : "Ils l'ont déjà si souvent annoncé !"

Philippe Bernard
Article paru dans l'édition du 30.10.07.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-972283@51-947123,0.html
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