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BELGIQUE


Emeutes nationalistes turques à Bruxelles (2)

vendredi, octobre 26, 2007

Dans une dépêche Belga reprise par divers organes de presse, il est mentionné que "Les associations turques condamnent incidents à Bruxelles. Les incidents qui se sont produits dimanche dernier et mercredi soir dans les communes de Schaerbeek et Saint-Josse sont inacceptables, selon Selimat Belkiran, de l'Union des associations turques.".

Il s'agit en fait d'une grosse erreur de Belga, qui a traduit "Unie van Turkse Verenigingen" (Türk Dernekler Birliği) par "Union des associations turques", alors qu'il s'agit d'une fédération d'associations turques de Flandre (Flandre orientale, Anvers et Limbourg) nullement implantée à Bruxelles. Aucune association turque bruxelloise n'a donc condamné ce qui s'est passé dimanche et mercredi. Je n'ai jusqu'à présent pas lu de réaction de la part des deux autres fédérations d'associations turques reconnues par le gouvernement flamand:
- la Federatie van Vooruitstrevende Turkse verenigingen (CDF, Cagdas Dernekler Federasyonu, Fédération des associations progressistes turques), naguère dirigée par Fatma PEHLIVAN (ensuite sénatrice SP.A et actuelle échevine de la fonction publique à Gand), mais aucune de ses 55 associations membres (dont 18 non-turques) n'est implantée à Bruxelles
- la Turkse Unie van België, qui affirme pourtant être également implantée à Bruxelles, sans donner le nom de la ou des association(s) affiliée(s)

Autre chose, toute la presse parle d'un "café arménien" saccagé, en réalité seul le gérant des "Jardins de Babylone" est un Arménien, le précédent gérant, comme l'indique le nom de l'établissement, était un Assyrien, mais la clientèle est très mélangée, il y a aussi bien des Marocains que des "autochtones" et d'autres habitants du quartier qui le fréquentent.

Publié par PYL à l'adresse 10/26/2007 09:39:00 PM

http://suffrage-universel.blogspot.com/2007/10/emeutes-nationalistes-turques-bruxelles.html

BELGIQUE • Les extrémistes turcs sèment le trouble à Bruxelles

Deux manifestations violentes viennent de se dérouler dans la capitale belge, prenant pour cible des lieux kurdes et arméniens. Un journaliste de Courrier international a également été pris à partie.

Environ 600 Turcs, qui s'étaient passé le mot par SMS, ont violemment manifesté, le mercredi 24 octobre, dans les rues de Bruxelles. "Une manifestation pour laquelle aucune autorisation n'avait été demandée et qui s'inscrit dans le contexte du conflit entre la Turquie et l'Irak à propos du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ainsi que dans des relents de rejet à l'égard des Arméniens", rapporte La Libre Belgique, qui pointe l'activisme des Loups gris, la principale mouvance turque d'extrême droite. Des groupes, "très mobiles, attiraient les policiers dans telle rue, tel carrefour, devant un lieu arménien ou kurde, en incendiant un conteneur ou une voiture, puis refluaient à l'approche des pelotons, parfois sous les jets à haute pression des arroseuses", raconte le quotidien. Bilan : quelques blessés, dont des policiers, des dégradations et une centaine d'arrestations. Dimanche, déjà, plusieurs dizaines de manifestants s'en étaient pris à des lieux arméniens et kurdes, à l'ambassade des Etats-Unis et à un journaliste indépendant d'origine turque, Mehmet Koksal, qui est également le correspondant de Courrier international en Belgique. Il livre ici son témoignage.

Mehmet Koksal, que s'est-il passé dimanche ?

Dès la fin de la semaine dernière, il y eut une campagne en Turquie pour les soldats "martyrs", tués dans des combats avec le PKK. Cette campagne a été suivie par les médias turcs en Belgique. Les radios ont remplacé les émissions de divertissement par des émissions spéciales en hommage aux "martyrs", les sites internet ont lancé des appels à la mobilisation. Il serait naïf de croire que tout cela est spontané.

Dimanche, j'ai reçu un appel me prévenant d'une manifestation à Bruxelles, je suis allé voir. Comme je le raconte sur mon blog (www.allochtone.be), les manifestants ont arraché un drapeau devant l'ambassade américaine et certains se sont mis à crier : "Yak, yak !", ce qui veut dire "Brûle, brûle !" Et pendant que je prends des notes, un manifestant me reconnaît et m'insulte. Je suis connu comme quelqu'un qui n'aime pas les nationalistes turcs. Je suis considéré comme un traître, notamment parce que je me suis prononcé pour la reconnaissance du génocide arménien et que j'ai critiqué le double discours des élus d'origine turque en Belgique. Je collabore à plusieurs médias, La Tribune de Bruxelles, Point critique, une revue de l'Union des progressistes juifs de Belgique, Resistances.be, et mon blog est très lu par les journalistes et les politiques. Une vingtaine de personnes m'ont sauté dessus, m'ont frappé à coups de poing et à coups de pied. Un manifestant a fini par me tirer de là en me disant : "Casse-toi", puis des policiers m'ont mis dans une voiture banalisée et m'ont laissé devant le Parlement, un peu plus loin.

Quelles sont les réactions en Belgique ?

Pour ce qui est de la manifestation, la presse belge a fait des comptes rendus, et les manifestants ont continué leur campagne sur Internet. L'ambassadeur de Turquie a publié un communiqué appelant les jeunes à ne pas céder à la provocation. C'est bizarre, ce sont plutôt eux qui font de la provocation, c'est une autre lecture des faits. Mais je n'ai jamais entendu l'ambasssadeur condamner ce genre d'acte.

En ce qui me concerne, l'Association des journalistes professionnels (AJP) a publié un communiqué dénonçant la non-assistance à personne en danger de la part des services de police. Quand j'ai commencé à être agressé, j'ai demandé à des policiers de m'ouvrir la porte d'une de leurs voitures, mais ils ne l'ont pas fait. Plus par peur, je pense, que par manque de volonté. Aujourd'hui, Reporters sans frontières a également publié un communiqué. Je reçois des menaces, sur des sites Internet de Turcs de Belgique, sur mon e-mail aussi. Il y a des insultes et des commentaires agressifs sur mon blog. Ils font monter la pression, mais je ne suis pas du tout impressionné. Je suis plus inquiet pour mon entourage.

propos recueillis par Eric Maurice

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=79118

Enquête sur les émeutes bruxelloises d'extrême droite turque

mardi, octobre 23, 2007

Ce mercredi (24/10/07), la deuxième manifestation "spontanée" de jeunes sympathisants d'extrême droite a été largement suivie par les médias et les services de police. Bilan : 94 arrestations dont 8 manifestants mis à la disposition du parquet, plusieurs personnes blessées, des actes de vandalisme contre les transports (tram 92 et bus 61) et les abris publics.

Vu que le premier jour des émeutes (dimanche 21/10/07) j'avais été pris à partie, j'ai donc préféré rester un peu à l'écart de ce genre d'organisation qui ne m'apparaisse pas du tout "spontané". En regardant les images filmées par une équipe de Télé Bruxelles, j'ai essayé de déchiffrer le modus operandi des jeunes manifestants (essentiellement bruxellois de 14 à 25 ans) : fétichisme du drapeau turc, messages SMS à la gloire du soldat turc, appels à l'aide pour "sauver la patrie", glorification des "martyrs", récitation de certains slogans coraniques, des slogans anti-PKK mais aussi anti-Kurdes.

Le plus important, à mes yeux, reste l'entretien et l'alimentation de cette propagande nationaliste sur le terrain bruxellois. Ainsi, autour de la Place Houwaert à Saint-Josse, plusieurs témoins m'ont expliqué avoir vu "une camionnette Mercedes avec des gens en costard faisant du porte à porte pour distribuer gratuitement des drapeaux turcs avec et sans l'effigie d'Atatürk et en rappelant la manifestation du lendemain à la Place Liedts à Schaerbeek". Une même campagne de distribution gratuite de drapeaux turcs a eu lieu autour de ladite place avant la manifestation illégale. Il est "conseillé" d'afficher en façade le drapeau turc en soutien aux soldats "martyrs" morts au combat à la frontière irakienne et je vois mal comment un commerçant ou un habitant turc ou d'origine turque à Bruxelles oserait refuser ce cadeau sans courir le risque d'être considéré comme "traître à la patrie" (vatan haini). J'ai retracé le réseau de fabrication, d'acheminement et de distribution de ces drapeaux avec l'éfigie d'Atatürk et il semblerait que les "mécènes" finançant ce type de cadeau soient le patron d'une boulangerie, le gérant d'une épicerie ainsi qu'un gérant de snack à Schaerbeek et Saint-Josse.

Interrogé par la télévision flamande (VRT), j'ai aussi expliqué comment le discours nationaliste était propagé par les sites internets turcophones de Belgique, les SMS, les radios communautaires ainsi que les élus belges d'origine turque. Pour donner un exemple flamand, j'ai traduit en direct la carte blanche de Nebahat Açar, collaboratrice au cabinet de la secrétaire d'Etat Brigitte Grouwels et conseillère communale CD&V élue sur la liste du bourgmestre socialiste d'Evere Rudy Vervoort. "Que dire aussi de ceux qui autorisent les partisans du PKK a défiler avec le poster d'Öcalan dans la capitale de l'Europe ? Et que penser aussi des télévisions publiques qui se rendent à la frontière irakienne pour donner la parole aux terroristes du PKK ? Comment peuvent-ils s'opposer à la République de Turquie, qui les soutient et les nourrit ? Les enfants de Kemal Atatürk, qui avait dit lors de la guerre d'indépendance "ou l'indépendance, ou la mort", ne cèderont pas une poignée de terre à ces minables. La patrie ne sera pas scindée, elle est indivisible, aucun citoyen turc n'autorisera cela. Ne pleurez pas mères et pères, le sang de nos soldats martyrs ne sèchera pas au sol. Nous sommes 85 millions de soldats. Quand il y en a un qui meurt, 1000 naissent par la suite. Nous sommes tous des soldats", concluent Nebahat Açar sur un site turcophone belge en présentant ses "condoléances à toute la Turquie".

Sur Vivacité-Bruxelles, j'ai donné un autre exemple de provocation avec dans le rôle de l'expert en financement des réseaux terroristes au Moyen-Orient, l'échevin schaerbeekois Saït Köse (MR) qui explique en turc ce dimanche (21/10/07) vers 18 heures sur les ondes de Radio Pasa à Bruxelles que "l’Amérique ne doit pas nous dire qu’elle ne sait rien, qu’elle n’aide pas, qu’elle ne finance pas et qu’elle ne soutient pas logistiquement le PKK. Tout est très clairement sur la place publique. (...) Si nos politiciens, au lieu de se quereller sur les batailles de sièges, avaient fait correctement des travaux de lobbying, il n’y aurait aujourd’hui aucune force politique sur terre capable de remettre à l’ordre du jour le prétendu génocide arménien. Encore une pure coïncidence, une sous-commission parlementaire américaine adopte une résolution sur le prétendu génocide arménien et au même moment, les mouvements du PKK s’intensifient à l’Est du pays. Si on rassemble tout cela, on constate la faiblesse de nos politiciens et on comprend très facilement comment ils [PKK] sont soutenus par des forces extérieures". Il serait douteux d'y voir immédiatement un lien de cause à effet mais quelques heures plus tard le drapeau américain était arraché par les jeunes sympathisants loups gris de l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles. Un peu comme le pompier-pyromane, Sait Köse prendra ensuite part à la conférence de presse du jeudi (15/10/07) organisée par les services de police et les bourgmestres de la zone 5 pour faire le bilan des émeutes devant la presse locale.

Revenons donc un instant sur les premières émeutes du dimanche (21/10/07). A travers les images GSM d'un jeune manifestant "Serhan1030" publiées sur YouTube, il est possible de suivre le parcours des manifestants le dimancher dernier. La première vidéo de "Serhan" montre l'épisode "devant l'ambassade americain, un pic ermeni veut cavaler!!!" "Pic ermeni" veut dire "batard arménien"en langue turque et les images montrent en fait le début de mon tabassage où même "Serhan" semble impressionné par les appels à mon arrestation ("Ouïe ! Que se passe-t-il ?") quand il entend la foule crier "Arrêtez-le...!".

D'autres images de "Serhan" montrent aussi que l'élu schaerbeekois du CDH, Halis Kökten, a donné clairement des consignes de lieux aux jeunes d'extrême droite lors de ce rassemblement illégal. Présent sur les lieux devant l'ambassade des Etats-Unis, j'avais pourtant vu le même élu schaerbeekois tenter de calmer les débordements.

Qui sont derrière ces jeunes manifestants ? Je ne le sais pas encore et après les premières émeutes, il faut déjà noter que pas un seul responsable n'a osé clairement condamner en turc les actes de vandalismes, le tabassage d'un journaliste et le saccage d'un café arménien. L'ambassadeur turc Fuat Tanlay a même envoyé un communiqué de presse assez surréaliste en appelant les jeunes à "ne pas céder à la provocation" alors qu'on avait plutôt l'impression que ce sont ces derniers qui semaient la terreur dans les rues de la capitale européenne.

L'un des principaux artisans néofascistes alimentant constamment la haine et le trouble public n'est autre que le correspondant du journal turc Hürriyet Yusuf Cinal, animateur sur Radio Anatolia (87.5 FM à Bruxelles) et gestionnaire du site internet YeniHaber.be. Célèbre publireporter négationniste et ultranationaliste turc, viré puis repêché par Hürriyet grâce au lobbying d'un homme d'affaires turco-bruxellois, ce personnage félicite régulièrement les jeunes pour avoir manifesté "l'esprit national" dans les rues de Bruxelles et va même jusqu'à rapporter (vrai ou faux?) les paroles des manifestants précisant que "nous avons donné un petit avertissement à Mehmet Koksal" qualifié de "prétendu journaliste indépendant" par Yusuf Cinal et que si "Mehmet Koksal ne change pas ses opinions pro-arménienne et pro-PKK, ce sera à lui de voir". Yusuf Cinal qui reçoit ce vendredi (26/10/07) le "ministre d'Etat" Emir Kir (PS) en studio où les deux hommes s'auto-congratulent tout en faisant part de leur analyse géopolitique sur les émeutes bruxelloises de l'extrême droite turque. J'espère que les propos tenus seront par le responsable politique seront traduits en langue française ou néerlandaise pour que je ne sois plus obligé de me taper tout ce boulot, non rémunéré, pour les médias belges.

Aujourd'hui, entre deux manifestations "spontanées", vous avez d'un côté la presse turque qui relate "la colère des jeunes turcs contre le PKK" (en évitant soigneusement les actes de vandalisme) et la presse belge (francophone et flamande) qui évoquent, de manière étonnée, "les émeutes turques contre les Kurdes à Bruxelles" (en amalgamant les Turcs aux sympathisants d'extrême droite et les Kurdes au PKK). Si vous suivez ce blog, vous devrez savoir qu'aucun des raccourcis n'est valable pour décrire la situation actuelle dans les quartiers bruxellois.

Publié par mehmet à 3:30 PM

http://allochtone.blogspot.com/2007/10/enqute-sur-les-meutes-bruxelloises.html

Dix jeunes Turcs arrêtés à Schaerbeek et Saint-Josse

DIVERS sam 27 oct

La situation était calme, samedi, dans les communes bruxelloises de Schaerbeek et Saint-Josse-ten-Noode malgré un appel à descendre à nouveau dans la rue diffusé par sms parmi les jeunes Turcs. La police a cependant arrêté une dizaine de jeunes qui déambulaient de manière provocatrice dans la rue avec un drapeau turc, a-t-on appris auprès de la police locale de Bruxelles-Nord.

Depuis jeudi, la police ne laisse rien passer et les services d'intervention sont massivement présents dans la rue. Jeudi et vendredi, il faisait calme, mais ce samedi la police a arrêté une dizaine de jeunes.

Selon le porte-parole, ils déambulaient de manière provocante avec un drapeau turc sur le dos malgré l'interdiction de manifester. Ils resteront au commissariat jusque samedi soir. "Il n'y a cependant pas eu de rassemblement massif", a assuré Roland Tiébault, de la zone de police Bruxelles-Nord.

D'après La Dernière Heure, un appel à manifester samedi à 13h Place Liedts à Schaerbeek avait été lancé il y a quelques jours par sms dans la communauté turque. "C'est pour l'instant, la seule indication dont nous disposons", a expliqué de son côté Johan Verleije, de la police locale. Comme aucune demande de manifestation n'a été introduite, tout rassemblement ou manifestation est interdit.

La police locale et fédérale est massivement présente dans la rue. Il s'agit de quelque 360 agents, des agents locaux pour la moitié et des agents fédéraux pour l'autre moitié.

http://www.rtlinfo.be/news/article/50490/--Dix+jeunes+Turcs+arr%C3%AAt%C3%A9s+%C3%A0+Schaerbeek+et+Saint-Josse

Incidents à Saint-Josse et Schaerbeek: 93 arrestations et réaction du Sénat

DIVERS jeu 25 oct

Au total, 93 personnes ont été privées de liberté, mercredi soir, dans le cadre des incidents à Saint-Josse et Schaerbeek commis à la suite du rassemblement de ressortissants turcs à la place Liedts à Schaerbeek, a-t-on appris jeudi au cours d'un point presse organisé par les bourgmestres des communes de Saint-Josse, Schaerbeek et Evere.

Huit arrestations judiciaires

Quatre-vingt-cinq personnes ont été arrêtées administrativement et 8 judiciairement, dont 3 ont été mises à disposition du parquet de Bruxelles. Parmi ces trois suspects, un seul est majeur. Sur les 85 personnes arrêtées administrativement, 21 sont domiciliées en dehors des communes de Saint-Josse, Schaerbeek et Evere et 10 en dehors de l'agglomération bruxelloise.

Six policiers ont été blessés, dont quatre plus sérieusement

Un véhicule de police a été bloqué par une voiture avenue Jottrand à Saint-Josse. Des pierres ont été jetées par des jeunes en direction du véhicule policier et trois agents ont été frappés à coups de barre de fer. Les policiers ont été contraints de pousser avec leur voiture d'autres véhicules pour se frayer un chemin et s'enfuir. Les trois policiers ont été admis à l'hôpital d'où ils sont ressortis durant la nuit. Ils subiront une incapacité de travail d'une durée indéterminée. Les trois occupants de la voiture qui a bloqué le véhicule de police ont été interpellés de même que deux auteurs présumés de jets de pierre.

Un autre policier a été mis au sol et frappé par une dizaine de personnes à la rue de Liedekerke à Saint-Josse. Des lésions ont été constatées au niveau du cou, selon la police. Le policier subira également une incapacité de travail à durée indéterminée.

Parmi les manifestants, la police n'a pas eu connaissance de blessés.

Nombreux dégâts matériels

Au niveau matériel, des dégâts ont été provoqués à du mobilier urbain, à des véhicules ou encore à des trams de la STIB. Les lieux stratégiques comme l'ambassade des Etats-Unis ou les commerces arméniens ou kurdes ont été épargnés en raison de la forte mobilisation des forces de l'ordre.

Les objectifs initiaux des manifestants déjoués

La police locale de la zone Bruxelles-Nord a indiqué jeudi que l'intervention des policiers mercredi dès 14 heures à la place Liedts, à Scharbeek, où étaient attendus 2.000 personnes, a permis d'éviter des incidents plus graves. Le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt, a rappelé que la manifestation n'était pas autorisée.

En raison des incidents qui avaient déjà éclaté à Saint-Josse et à Bruxelles dimanche soir, les autorités communales qui avaient eu vent du projet de rassemblement avaient décidé de mettre en place un dispositif policier important. Quelque 200 policiers ont été mobilisés mercredi soir sur la zone de police de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Saint-Josse et Evere) et 150 sur la zone de Bruxelles-Ixelles. Quatre arroseuses de la police fédérale avaient amenées sur place mercredi.

L'objectif du rassemblement était double selon le bourgmestre de Schaerbeek. Les manifestants avaient l'intention de se rendre à l'ambassade des Etats-Unis et de saccager les établissements kurdes ou arméniens. Les appels au rassemblement ont été lancés par sms, internet et des chaînes de télévision turcophones qui émettent depuis l'Allemagne.

Dispositif policier maintenu les prochains jours

De nouveaux sms appelant à un rassemblement jeudi soir et samedi circulent dans la communauté turque bruxelloise. Les autorités communales de Schaerbeek et Saint-Josse ont averti que le dispositif policier sera maintenu durant les prochains jours.

Les meneurs seront sévèrement punis selon Picqué

Le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, Charles Picqué, a condamné fermement jeudi les débordements de violence de ces derniers jours sur le territoire des communes de Saint-Josse-ten-Noode et Schaerbeek.

"Il est totalement inacceptable que la Région de Bruxelles-capitale et une partie de ses habitants soient pris en otage par des individus qui, par l'importation de conflits internationaux totalement extérieurs à notre pays, portent gravement atteinte à l'ordre et à la sécurité publics", a affirmé l'équipe Picqué dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion.

Le gouvernement régional a dit regretter ces agissements "qui mettent à mal les efforts visant à assurer une coexistence harmonieuse entre les différentes communautés sur le territoire de la Région-capitale".

Les ministres bruxellois ont par ailleurs demandé aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement de l'enquête afin que les auteurs et incitateurs à l'origine de messages poussant à l'agitation et à l'émeute, puissent être rapidement identifiés et que chaque acte commis soit sévèrement puni.

Le gouvernement bruxellois a enfin tenu à saluer "la mobilisation des forces de police, des agents de prévention qui ont, dans des circonstances difficiles, pu apporter une réponse efficace et proportionnée à ces débordements ainsi que de ceux qui, par leur travail de médiation, ont tenté de calmer les esprits".

Guy Verhofstadt appelle au calme

Le premier ministre Guy Verhofstadt a quant à lui lancé ce jeudi un appel au calme. Il estime inacceptable que des problèmes de politique étrangère mènent à des violences en Belgique.

"En Belgique, chacun, de quelque origine qu'il provienne, a le droit de construire son avenir dans la paix", a-t-il souligné. Même si d'autres problèmes devaient être à la base de perturbations, la violence n'offre pas une solution, a-t-il ajouté, lançant du même coup un appel au calme.

Le Sénat devrait interpeller l’ambassadeur de Turquie

Les services du ministre des Affaires étrangères ne manqueront pas de rappeler à l'ambassadeur de Turquie en Belgique le principe selon lequel un ambassadeur ne doit pas exalter sa population immigrée, s'il apparait après vérification que l'ambassadeur n'a pas respecté ce principe, a indiqué jeudi en substance le secrétaire d'Etat Vincent Van Quickenborne répondant au nom de Karel De Gucht. Si tel était le cas, les services en référeraient également aux autorités d'Ankara, a-t-il précisé.

Le gouvernement était interrogé jeudi par le sénateur Josy Dubié (Ecolo) après les émeutes de dimanche et mercredi perpétrées vraisemblablement à l'instigation de l'organisation turque d'extrême droite "Les loups gris" liés au parti nationaliste MHP. Dimanche, des vandales ont réussi à pénétrer dans l'enceinte de l'ambassade des Etats-Unis, à arracher le drapeau américain qu'ils ont brûlé, et à le remplacer par un drapeau turc, a indiqué Josy Dubié.

L’ambassadeur de Turquie exciterait régulièrement la population contre les minorités turques

Le sénateur a dénoncé l'attitude d'organisations "fascisantes ultra-nationalistes", posé la question de la protection des ambassades et singulièrement de celle des Etats-Unis, la plus exposée à ce type d'actions. Il a également fait état d'informations selon lesquelles l'ambassadeur de Turquie interviendrait régulièrement en vue d'exciter la population contre les communautés minoritaires de Turquie et posé la question de son expulsion.

Responsables sévèrement et rapidement punis

La ministre de la Justice Laurette Onkelinx "condamne le plus fermement" les actions entreprises, a indiqué Vincent Van Quickenborne. Le Parquet a ouvert plusieurs dossiers judiciaires et l'objectif est actuellement l'identification des fauteurs de troubles, a-t-il ajouté, précisant que les autorités judiciaires bruxelloises feront preuve de la plus grande sévérité et célérité.

Enfin, intervenant au nom du ministre de l'Intérieur Patrick Dewael, Vincent Van Quickenborne a indiqué que l'organisation turque d'extrême droite "Les loups gris" était répertoriée sur la liste belge des groupes religieux minoritaires mais n'était pas liée, en Belgique, à des actions terroristes.

De leur côté, les associations turques condamnent les incidents

Les incidents qui se sont produits dimanche dernier et mercredi soir dans les communes de Schaerbeek et Saint-Josse sont inacceptables, selon Selimat Belkiran, de l'Union des associations turques. L'Union espère pouvoir empêcher ces manifestations illégales à l'avenir, afin que de tels incidents restent isolés. "On ne peut manifester que légalement", indique-t-elle.

"Des incidents tels que ceux de dimanche et mercredi sont inacceptables", a précisé M. Belkiran. "Cela ne fait pas notre affaire et dessert notre image. Ceux qui veulent manifester doivent demander une autorisation et le faire dans le calme."

Pourquoi des débordements à Bruxelles et pas à Anvers ?

Les incidents se sont produits après que des appels à manifester eurent été relayés sur internet et par SMS. A Anvers également, des jeunes Turcs se sont rassemblés, mais sans provoquer de débordements. "Là, on s'est immédiatement mis à table avec les différentes organisations turques et avons pris contact avec la police. Une délégation s'est ensuite rendue sur les lieux où les manifestants devaient se rassembler pour discuter avec eux. Nous leur avons clairement fait comprendre qu'il n'y avait pas de manifestation et qu'il ne pouvait y en avoir. De cette manière, nous avons réussi à calmer les esprits. J'ignore ce qui s'est passé à Bruxelles et pourquoi la situation s'est envenimée."

En tous cas, M. Belkiran espère que le calme régnera durant les prochains jours. "Naturellement, la situation au Kurdistan jouera un rôle. Ce qui se passe là-bas est suivi avec attention ici. Pour le moment, nous n'avons pas connaissance de nouveaux appels par SMS ou internet qui pourraient une nouvelle fois mener à des problèmes."

Entre-temps, l'Union essaie d'organiser elle-même une manifestation, selon Selimat Belkiran. "Nous avons introduit une demande pour tenir un meeting à Anvers. Nous pourrions ainsi témoigner notre rejet du terrorisme d'une manière organisée et chacun pourrait descendre dans la rue pour faire de même."

Le Centre pour l'égalité des chances condamne également

Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) s'est dit "préoccupé", jeudi, dans un communiqué, par les événements de ces derniers jours à Saint-Josse et à Schaarbeek. Il condamne les manifestations violentes de dimanche et de mercredi soir.

"Dans un Etat de droit, l'expression des opinions est indissociable du respect des personnes et des biens, du débat public et du vivre ensemble", ajoute le CECLR.

"Le Centre sera attentif à ce que le caractère raciste de certains actes commis lors de ces manifestations soit bien pris en compte par les autorités policières et judiciaires, et que les instigateurs qui auraient incité à la haine soient identifiés et sanctionnés", poursuit le communiqué.

Viser une personne ou un groupe de personnes, en raison de leur origine nationale ou ethnique, ou en raison de leurs convictions politiques, constitue une circonstance aggravante aux termes de la loi du 30 juillet 1981 (modifiée par la loi anti-discrimination du 10 mai 2007), ajoute le CECLR.

Au-delà de l'aspect judiciaire, le Centre rappelle la nécessité de réfléchir aux conditions du débat démocratique dans notre pays. "Il faut que les pouvoirs publics, mais aussi les acteurs de la société civile, mettent tout en œuvre pour éviter les radicalisations qui génèrent l'intolérance et la violence", conclut le Centre.

http://www.rtlinfo.be/news/article/49393/--Incidents+%C3%A0+Saint-Josse+et+Schaerbeek:+93+arrestations+et+r%C3%A9action+du+S%C3%A9nat

Manifestation sans incident de Turcs contre le PKK à Liège

SOCIéTé sam 27 oct

Une petite centaine de personnes d'origine turque ont manifesté, samedi à Liège, contre le PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan. Munis de drapeaux turcs et de calicots, hommes, femmes et enfants ont rappelé leur opposition au mouvement rebelle interdit en Turquie, où il est considéré comme un parti terroriste. La manifestation s'est déroulée dans le calme, selon la porte-parole de la police de Liège.

Le cortège est parti vers 12h30 de la place Saint-Nicolas pour arriver une heure plus tard place Saint-Lambert, au centre-ville, avant de se disloquer vers 14h.

« Toutes les deux semaines, nous entendons qu'il y a des attentats en Turquie, perpétrés par le PKK contre l'armée turque. Nous perdons beaucoup de jeunes, obligés d'entrer au service militaire et de nombreuses familles souffrent », a insisté Mustafa Ozdemir, un des organisateur de la manifestation, qui se définit comme faisant partie de l'aile gauche des Turcs présents à Liège. Trois mille affiches avaient été distribuées, appelant à la manifestation, a encore précisé Mustafa Ozdemir qui estime à quelque 20.000 personnes la communauté turque de Liège.

http://www.rtlinfo.be/news/article/50453/--Manifestation+sans+incidents+de+Turcs+contre+le+PKK+%C3%A0+Li%C3%A8ge
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