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L'Irak a proposé à la Turquie de déployer une force multinationale à la frontière commune

17:28 | 27/ 10/ 2007

LE CAIRE, 27 octobre - RIA Novosti. L'Irak a proposé à la Turquie plusieurs mesures concrètes en vue de régler la crise qui a éclaté à la frontière entre les deux pays, entre autres, d'y déployer une force multinationale, lit-on dans la déclaration officielle adoptée à l'issue de la visite d'une délégation de hauts représentants irakiens à Ankara.

La délégation irakienne a également proposé de créer une commission commune qui coordonnerait les opérations militaires et le travail de rétablissement et d'équipement des postes de contrôle irakiens à la frontière avec la Turquie. Selon Bagdad, cela doit dissuader les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui préparent en Irak des attaques sur le territoire de la Turquie voisine.

Les participants aux pourparlers d'Ankara ont également proposé d'intensifier le travail de la commission tripartite avec la participation des Etats-Unis, de la Turquie et de l'Irak ayant pour objectif de contrôler l'activité du PKK et de le priver de financement.

La délégation irakienne a mené des pourparlers en Turquie en vue de prévenir l'intervention turque en Irak du Nord.

Mais la Turquie a rejeté les propositions irakiennes, en estimant que leur mise en oeuvre prendrait beaucoup de temps, alors que le facteur temps est très important. La Turquie attend les mesures urgentes et décisives de l'Irak en vue de faire face aux rebelles du PKK.

L'Irak déclare que la Turquie n'a pas donné de réponses concrètes aux propositions de Bagdad et n'a pas avancé ses exigences. Néanmoins, l'Irak qualifie les pourparlers de "positifs", en indiquant que "la porte du dialogue reste ouverte".

Entre-temps, selon l'information des médias arabes, la Turquie continue à masser ses troupes à la frontière irakienne. Quelque 100000 soldats y sont déjà stationnés pour lancer éventuellement une opération en vue de neutraliser les séparatistes kurdes qui se cachent dans la région montagneuse d'accès difficile sur le territoire de l'Irak.

http://fr.rian.ru/world/20071027/85678229.html

Turquie: quinze rebelles kurdes du PKK tués par l'armée

L'armée turque a tué quinze rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) lors d'une opération dans l'est de la Turquie, a affirmé la télévision CNN Turk. L'opération, appuyée par des hélicoptères, a eu lieu dans la province turque de Tunceli.

Les violences ont eu lieu à environ 600 km au nord de la frontière entre la Turquie et l'Irak. La principale route entre la ville de Tunceli, une place forte du PKK, et la province voisine d'Erzurum, plus à l'est, avait été fermée ce matin lorsque l'opération de ratissage a commencé, selon la même source.

L'opération fait suite à l'explosion mercredi dans cette zone de deux engins à retardement alors que l'armée était en train de désamorcer des mines. L'explosion n'avait pas fait de victimes.

L'armée a affirmé avoir tué plus de 60 rebelles depuis l'attaque du PKK du 21 octobre qui a coûté la vie à douze soldats. Huit autres sont prisonniers du PKK et la Turquie a menacé d'intervenir en Irak du nord dont les rebelles se servent comme base arrière.

(ats / 28 octobre 2007 14:57)

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20071028145730419172194810700_brf022.xml

La guerre au Kurdistan: un moindre mal?

14:36 | 29/ 10/ 2007

Par Evgueni Satanovski, président de l'Institut du Proche-Orient, pour RIA Novosti

La nouvelle crise au Proche-Orient, dont on parle tant aujourd'hui, concerne les relations entre la Turquie et les Kurdes (le Kurdistan irakien n'est pas encore un Etat même s'il progresse dans cette direction). La crise n'est pas globale mais partielle. On ne cesse de prédire qu'une nouvelle guerre de ce type au Proche-Orient (ou l'assassinat d'un leader politique ou encore l'élimination d'un chef terroriste) engendrerait d'innombrables malheurs. Mais si ce genre de propos, présents en permanence dans la presse, se concrétisaient, il y a sans doute longtemps que le monde aurait cessé d'exister.

La guerre que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) livre à la Turquie depuis de très nombreuses années et dans laquelle plus de 30.000 personnes ont déjà trouvé la mort, une guerre qui oppose l'une des plus puissantes armées de la région à quelques milliers de séparatistes ou de terroristes dont plus de 3.000 opèrent depuis le territoire du Kurdistan irakien et 2.500 autres depuis le territoire du Kurdistan turc, cette guerre a indiscutablement d'importants dessous cachés. La Turquie, qui aurait pu disparaître de la carte au début du XXe siècle (la triple Entente Royaume-Uni, France, Russie a failli se la partager), défend très fermement son intégrité territoriale. Les Turcs ne reconnaissent aucune minorité nationale sur leur territoire. Ils ne considèrent pas les Kurdes comme un peuple à part entière mais comme des Turcs des montagnes. Et la discrimination féroce à laquelle les Kurdes ont été soumis pendant plusieurs décennies ne pouvait demeurer sans conséquences.

D'ailleurs il en a été de même avec les Kurdes à l'époque de l'Irak de Saddam Hussein, en Syrie sous la dynastie des Assad et, pour une large part, dans l'Iran du Shah. Les Kurdes forment un peuple dispersé et les dizaines de millions d'entre eux vivant sur le territoire de ces Etats ajoutés au petit groupe installé sur le sol arménien se sentent lésés dans leurs droits. D'autant plus que la SDN (Société des Nations) leur avait déjà promis un Etat.

Mais revenons à la frontière turco-irakienne. Toute attaque terroriste, d'autant plus si des militaires y trouvent la mort, sera suivie d'une riposte. La réponse sera ferme, militaire et sans compromis. La Turquie ne négocie pas ses conquêtes territoriales. C'est pourquoi le monde entier a les yeux rivés sur les hauteurs du Golan qu'Israël a pris à la Syrie, mais personne ne pose à la Turquie la question du Sandjak d'Alexandrette (Iskenderun), pourtant bien plus précieux pour la Syrie. Pourquoi? Parce que chacun sait que la Turquie, elle, ne discute pas de ce genre de choses.

C'est pourquoi, dans le cas d'une guerre destinée à neutraliser des terroristes, le point de vue de Bagdad ou de Washington n'intéresse par l'armée turque, pas plus que le parlement ou le gouvernement. On reproche aux Etats-Unis la position du Congrès américain qui, après l'adoption par une commission de la Chambre des représentants d'une résolution sur la reconnaissance du génocide arménien sous l'Empire ottoman, aurait provoqué cette crise. C'est inexact. Elle n'a fait qu'accentuer le refus d'Ankara de prêter attention aux recommandations d'un pays qui est certes son allié, mais rien de plus. Car les Turcs ne se sont pas davantage pliés aux demandes de Washington quand l'Amérique a décidé d'occuper l'Irak: ils n'ont pas autorisé l'aviation américaine à accéder à leurs aérodromes.

La commission en question de la Chambre des représentants (commission des Affaires étrangères) n'a effectivement pas entendu, aujourd'hui, les avertissements ayant trait au danger que représentent les actions de l'armée turque pour la stabilité et la paix régionales, l'avenir du peuple kurde et pour l'intégrité de l'Irak. Mais c'est le problème des Etats-Unis. Du point de vue d'Ankara, les Etats-Unis doivent définir de quel allié ils ont réellement besoin: de la Turquie ou d'un Etat kurde encore inexistant, qui plus est avec des commandos terroristes actuellement déployés sur le territoire du potentiel futur Kurdistan.

Pour ce qui est d'Ankara, une opération militaire est pratiquement inévitable car il est peu probable que la guérilla kurde soit désarmée ou passe sous le contrôle du dirigeant du Kurdistan irakien Massoud Barzani qui contrôle de fait, aujourd'hui, la situation dans le Nord de l'Irak. Si le président irakien Jalal Talabani demande le départ du PKK du Kurdistan, Massoud Barzani parle de résister à l'agression turque dans la mesure où il ne peut pas se permettre une guerre civile au Kurdistan. Et si les forces kurdo-irakiennes tentaient de désarmer elles-mêmes les combattants du PKK, ceci déclencherait une guerre. Les Kurdes n'iront pas jusque là, ils ont suffisamment d'ennemis extérieurs.

Le problème du Kurdistan irakien est-il synonyme de bouleversements globaux pour la région? En aucune façon. Il s'agit d'une opération militaire limitée. Elle est susceptible de rendre plus difficile la situation des Américains en Irak, de compliquer la situation dans la province la plus stable de l'Irak ainsi que le déploiement des bases américaines à Erbil et Souleimaniyé où se replieront une partie des militaires en provenance des provinces centrales du pays afin de montrer que les troupes se retirent d'Irak. C'est, répétons-le, le problème des Etats-Unis.

Cela signifie-t-il le naufrage de l'Irak en tant qu'Etat? A dire vrai, la faillite de l'Irak a déjà plus ou moins commencé. L'Irak a son drapeau, son gouvernement, son budget, ses ambassades dans plusieurs pays, mais il lui manque les fonctions essentielles: l'Etat, en tant qu'institution garantissant la sécurité de ses citoyens, n'existe pas, de même qu'il n'existe pas pour les autorités d'occupation sous l'égide des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la Géorgie. C'est pourquoi une frappe de l'armée turque en Irak ne changerait rien à la situation présente.

Il existe au Proche-Orient des crises bien plus graves, à commencer par celle des millions de réfugiés, dont six millions d'Irakiens. C'est une tragédie à laquelle s'ajoute la déstabilisation de la situation en Jordanie et en Syrie. Quant au contexte actuel au Soudan, c'est la démonstration de l'impuissance absolue de la communauté mondiale et de la désagrégation inévitable de ce pays au cours des dix prochaines années. La démographie régionale n'est déjà plus une catastrophe mais quelque chose qui dépasse l'entendement, elle échappe à tout contrôle au Proche-Orient. Des pays comme l'Egypte ou le Yémen passent d'une population qui se compte en millions d'habitants à des dizaines de millions. Sans même parler du Pakistan.

Dans ce cadre, des ressources vitales telles que l'eau diminuent à toute vitesse. L'économie et l'éducation se dégradent, les enfants ne terminent même plus leur cursus scolaire. Et on ne peut qu'affirmer qu'une opération transfrontalière turque soit susceptible de détériorer une situation déjà catastrophique.

De plus, la crise iranienne en arrive à un stade s'apparentant à une nouvelle "crise de Cuba" et les tendances que nous observons en Iran et, plus précisément, le départ des pragmatiques, de Larijani (secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale) en particulier, signifient qu'aux yeux de l'Iran l'idéologie est plus importante que la guerre. Pour garder un contrôle idéologique rigoureux sur le pays, l'Iran est prêt à s'exposer à des opérations militaires de la part d'Israël et des Etats-Unis.

Que représente, dans ce contexte, une opération transfrontalière dans le Nord de l'Irak? Actuellement au Proche-Orient, le choix ne se fait pas entre le bon et le mauvais mais entre le pire et la catastrophe absolue. Or cette opération n'a pas encore eu lieu et les mauvaises nouvelles en provenance de la frontière turco-irakienne ne représentent que le passage du mauvais au pire.

La communauté mondiale ne pourra rien faire. Ni l'OTAN, ni Bruxelles. Simplement parce qu'ils ont affaire à la Turquie. La Turquie est bien consciente que ses alliés et partenaires dépendent davantage d'elle qu'elle ne dépend d'eux. Les seuls amis de la Turquie se trouvent être son armée et sa flotte. La communauté mondiale a voulu la partager par le biais de l'Entente puis dans le cadre de la SDN. Et cela, la Turquie ne l'oubliera jamais. Elle comprend, aujourd'hui, que personne ne l'accueillera à Bruxelles ni au sein de l'Europe unie. Le mieux qui puisse l'attendre, c'est un statut de partenaire privilégié ou de partenaire pour la coopération méditerranéenne.

La Turquie défendra son intégrité territoriale, sa sécurité, sans prêter attention aux intérêts des autres pays. C'est une bonne leçon que doivent prendre en considération la Russie et la Chine, pays qui se renforcent.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

http://fr.rian.ru/analysis/20071029/85802442.html

Rebelles kurdes: la Turquie, insatisfaite, attend davantage de l'Irak

Par Sibel UTKU BILA AFP - Samedi 27 octobre, 09h51
ANKARA (AFP) - La Turquie a exprimé vendredi son insatisfaction quant aux propositions émises à Ankara par une délégation irakienne pour lutter contre les rebelles kurdes réfugiés dans le nord de l'Irak et éviter une opération armée turque.

La Turquie se rapproche d'une opération militaire contre les rebelles kurdes dans le nord de l'Irak, après l'échec vendredi des pourparlers entre ministres turcs et irakiens, estimait samedi la presse turque.

"Les propositions irakiennes se sont révélées insignifiantes. Une opération transfrontalière est à la porte", titre le quotidien pro-gouvernemental Zaman. "L'espoir de trouver une solution s'amenuise", estime le journal populaire Vatan. Il ajoute que "l'armée attend l'ordre de frapper" et voit dans la journée de vendredi un "point de rupture".

Le quotidien à grand tirage Hürriyet juge "ridicules" les propositions irakiennes pour lutter contre les infiltrations des rebelles kurdes en Turquie depuis le nord de l'Irak, accusant les responsables irakiens de se livrer à des "pitreries" face à des demandes auxquelles ils n'ont apporté aucune réponse.

Bagdad a notamment proposé de faire surveiller les frontières du Kurdistan irakien par les forces de la coalition et de "renforcer" les postes-frontières du nord de l'Irak avec la fourniture d'armes et d'équipements pour prévenir les attaques des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ankara a jugé ces propositions insuffisantes, estimant qu'elles prendraient trop de temps pour être mises en oeuvre et a réclamé des mesures "urgentes" pour contrer les rebelles à l'issue des discussions de vendredi avec la délégation irakienne.

Hürriyet a aussi regretté que les Irakiens n'aient pas répondu aux demandes turques d'extradition de chefs du PKK, basés dans le nord de l'Irak.

Dans ce contexte, plusieurs quotidiens estiment que la prochaine rencontre entre le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le président George W. Bush le 5 novembre à Washington sera déterminante pour la suite de la crise. "Nous devons attendre Bush", titre ainsi le quotidien libéral Radikal.

"La délégation irakienne est venue avec des idées qui prendront longtemps pour être mises en oeuvre" alors que "le facteur temps est très important", a estimé dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères, à l'issue d'une journée de discussions. La Turquie veut des "mesures urgentes et décisives" dans la lutte contre "l'organisation terroriste" du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), qui se sert de ses camps dans le nord de l'Irak comme de bases arrières pour ses opérations en Turquie, ajoute le ministère.

De retour d'une visite en Roumanie, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est pour sa part resté ambigu vendredi soir sur la date d'une éventuelle opération militaire contre les rebelles kurdes. Il a cependant laissé entendre qu'elle avait peu de chances de se concrétiser avant qu'il se rende à Washington le 5 novembre pour des entretiens à la Maison Blanche.

M. Erdogan a remarqué que l'action militaire s'inscrivait dans un "processus" dont fait partie sa rencontre avec le président américain George W. Bush. "Je ne sais pas ce qui peut se passer jusqu'à mon voyage en Amérique", a-t-il cependant averti.

Lors des discussions d'Ankara, Bagdad a proposé de faire surveiller les frontières du Kurdistan irakien par les forces de la coalition pour empêcher les attaques des rebelles kurdes en Turquie, selon une déclaration à la presse du porte-parole du ministère de la Défense, Mohammad Askeri.

Bagdad a aussi proposé de "renforcer" les postes-frontières du nord de l'Irak avec la fourniture d'armes et d'équipements, pour empêcher les infiltrations du PKK sur le territoire turc, selon le communiqué du porte-parole traduit de l'arabe en français, selon une traduction non-officielle.

A la mi-journée, les discussions avaient été jugées "positives" par les Irakiens. "Des entretiens très importants sont en cours. Il y a des résultats positifs", avait déclaré M. Askeri, après une heure et demie d'entretiens au ministère des Affaires étrangères.

Les ministres de la Défense, Abdel Qader Mohammed Jassim, et de la Sécurité nationale, Shirwan al-Waeli, qui conduisent les tractations côté irakien ont ensuite discuté pendant 04H30 avec les ministres turcs des Affaires étrangères Ali Babacan, et de l'Intérieur, Besir Atalay, dans un grand hôtel de la capitale. Le ministre turc de la Défense Vecdi Gönül a aussi rencontré son homologue irakien en fin de journée.

Le Parlement turc a donné le 17 octobre son feu vert à une opération militaire en Irak contre les rebelles. Une attaque du PKK qui s'est soldée dimanche par 12 morts dans les rangs turcs, tandis que huit autres soldats ont été faits prisonniers, a encore accru la tension. Sur le terrain, la presse a fait état de convois incessants acheminant des munitions vers la frontière irakienne.

Selon l'agence de presse turque Anatolie, des hélicoptères font le va-et-vient entre la base militaire de Yüksekova (sud-est) et la frontière pour transporter munitions et équipements militaires.

Des renforts ont été dépêchés par la voie terrestre et par hélicoptère dans la zone de Yesilova, où l'armée a affirmé avoir repoussé mardi soir une attaque des rebelles venus d'Irak et "neutralisé" plus de 30 d'entre eux, a indiqué Anatolie.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20071027/tts-turquie-kurdes-irak-prev-62a8de9.html

Turquie: une explosion fait 5 blessés lors d'une manifestation anti-PKK

ANKARA - Cinq personnes ont été légèrement blessées dimanche par l'explosion d'un engin de faible puissance dans une ville du nord-ouest de la Turquie où se déroulait une manifestation contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a indiqué la police.

L'explosion de l'engin s'est produite dans la localité de Kocaeli, près d'une place où se tenait la manifestation, a indiqué le chef de la police locale Huseyin Namal, à l'agence Anatolie.

Il a indiqué que l'engin était davantage destiné à faire du bruit qu'à tuer.

Il a fait état d'un nouveau bilan de 5 blessés légers après un premier bilan de trois blessés.

La manifestation contre le PKK s'est poursuivie après l'incident. Des manifestations contre les rebelles kurdes ont eu lieu ces dernières semaines dans de nombreuses villes de Turquie, en particulier après une attaque qui a fait 12 morts dans les rangs de l'armée turque le 21 octobre.

Huit soldats ont également été faits prisonniers lors de cette embuscade qui a accru la tension entre Ankara et Badgad.

La Turquie a menacé d'intervenir dans le nord de l'Irak qui sert de base arrière aux rebelles kurdes.

(©AFP / 28 octobre 2007 15h39)

http://www.romandie.com/infos/news2/071028143925.iacinjab.asp

Dans le Nord de l'Irak, les visées turques jugées douteuses

Par David Clarke Reuters - Dimanche 28 octobre, 20h49
DAHOUK, Irak (Reuters) - Dans les montagnes du nord de l'Irak, des activistes du PKK turc surgissent d'un verger pour faire de l'auto-stop, à quelques centaines de mètres d'un barrage de police. Ils n'ont apparemment rien à craindre: la population locale leur est acquise.

Dans les montagnes du Kurdistan irakien, les combattants kurdes se battent pour l'établissement d'un Etat kurde en Turquie tout comme une autre génération de Kurdes irakiens s'est battue pour ses droits sous le régime de Saddam Hussein.

Les Kurdes irakiens ont fini par obtenir une région en grande partie autonome qui, contrairement au reste de l'Irak, est relativement épargnée par les violences et constitue une zone prospère, où règnent les traditions et la langue kurdes.

La plupart des habitants de la région pensent que la Turquie masse des troupes aux portes du Kurdistan car elle veut étouffer cette renaissance kurde et éviter qu'elle ne s'étende au-delà de la frontière.

"Politiquement, le PKK est la cible à court terme, mais la cible à long terme, ce sont les Kurdes, car ils veulent les empêcher d'avoir un Etat à eux", estime Assia Ahmadkiled, 56 ans, membre de l'Alliance kurde, parti représenté au parlement irakien.

"Le peuple kurde, les jeunes, sont motivés et seront prêts à défendre leur pays si la Turquie franchit la frontière", prévient-elle, dans sa maison à Dahouk, dans le nord de la région semi-autonome kurde.

Le Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit, a pris les armes au début des années 1980 et la Turquie tente depuis sans succès de le chasser de cette région montagneuse, un conflit qui a fait 30.000 morts.

DES POURPARLERS POUR LA FORME ?

Soumis à de fortes pressions intérieures pour mettre fin aux attaques souvent meurtrières du PKK, le gouvernement turc a rassemblé 100.000 soldats à la frontière irakienne et bombarde régulièrement des positions présumées du PKK dans le nord de l'Irak.

Le gouvernement régional du Kurdistan affirme n'exercer aucun contrôle sur le PKK et ne pouvoir le chasser de ses repaires, situés dans des secteurs difficiles d'accès, ou le repousser au-delà de la frontière.

Samedi, des pourparlers turco-irakiens destinés à trouver une solution diplomatique à la crise ont échoué. L'armée turque pourrait attaquer le nord de l'Irak en novembre, malgré les efforts déployés par la communauté internationale pour éviter une opération turque de grande ampleur.

A Dahouk, ils sont peu nombreux à avoir pensé que les pourparlers aboutiraient à une solution. La population locale tend à voir dans le PKK un prétexte pour une campagne de répression anti-kurde par la Turquie en Irak.

"Le gouvernement turc a peur car il ne veut pas que les Kurdes aient un pays indépendant", estime Mahdi Kassim Ibrahim, qui boit son thé en lisant les journaux. "Tout offre du gouvernement irakien à la Turquie sera inutile: elle la rejettera."

De nombreux villageois de la région ont fui leurs maisons, trop près de la frontière. Les traces des bombardements turcs sont bien visibles sur les collines: des cratères gris, poussiéreux, dans les champs brûlés par le soleil, mais aussi des éclats de métal jonchant le sol et des rochers pulvérisés sur les sentiers de montagne.

Les Kurdes turcs et irakiens espèrent qu'une guerre sera évitée, estimant qu'elle ne ferait qu'apporter la mort et nuire à l'économie des zones frontalières.

Un chauffeur de camion kurde de Turquie qui franchit régulièrement la frontière pour livrer du ciment en Irak juge que l'armée turque ne pourra pas vaincre les rebelles séparatistes.

"La Turquie ne pourra pas éradiquer le PKK, parce que nous en faisons tous partie: les Kurdes, c'est le PKK", assure-t-il en reprenant place dans son véhicule pour rentrer en Turquie.

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071028/twl-irak-pkk-38cfb6d.html

La tension monte en Turquie contre les Kurdes d'Irak

28/10/2007 20:47

Après l'échec des négociations entre la Turquie et les Irakiens ce week-end, l'éventualité d'une opération militaire turque contre les bases arrière des rebelles kurdes dans le nord de l'Irak se renforce

La pression populaire ne faiblit pas. Huit jours après l’attaque de 12 soldats turcs et l’enlèvement de 8 autres près de la frontière irakienne par des activistes kurdes du PKK, les manifestations contre la terreur se répandent comme une traînée de poudre.

Les services de la sûreté nationale ont comptabilisé 432 défilés à travers le pays, entre le 21 et le 23 octobre. Et si le nombre de participants ne dépasse guère les quelques milliers à chaque fois, pas un jour ne passe sans marche de soutien aux « martyrs ». Le point d’orgue pourrait être atteint aujourd’hui, fête nationale qui célèbre le 84e anniversaire de la création de la République turque, le 29 octobre 1923.

À Istamboul, la statue de l’indépendance, sur la place de Taskim, reçoit chaque jour de nouvelles gerbes de fleurs déposées à la mémoire de Mustafa Kemal, l’homme qui fonda la république. Ce samedi, ce sont plus de 300 manifestants venus de Kastamonu, au nord d’Ankara, qui y observent une minute de silence avant d’entonner l’hymne national, la main sur le cœur.

Le défilé, essentiellement composé d’hommes, a remonté la grande avenue piétonne en scandant « Les martyrs ne meurent pas, la patrie ne se divise pas » et « Allah Akbar » (Dieu est grand). « Nous sommes les enfants de soldats qui se sont sacrifiés en 1915 pour créer la République. Que le gouvernement frappe le PKK ! Qu’il s’en prenne aux États-Unis et aux Kurdes ! », s’enflamme Mehmet Kaba, un des manifestants.

« Une opération transfrontalière est devenue obligatoire »

La mort d’une trentaine de soldats en moins d’un mois, attaqués par les rebelles du PKK, a donné un nouvel élan au nationalisme turc. À l’image de la fédération de Kastamonu, les partisans d’une opération militaire pour éradiquer le PKK sont puissants, relayés par des médias jouant eux aussi la surenchère.

Les défilés ne sont toutefois pas tous aussi radicaux que celui organisé par la fédération de Kastamonu. Vendredi, quelques centaines d’étudiants ont défilé dans le centre de Besiktas. Busra Cerrah, étudiante en chimie, dit être venue pour montrer sa solidarité envers les familles de martyrs et non pour stigmatiser les Kurdes. « Nous avons des amis et des voisins kurdes. Nous n’avons rien contre eux. Ce que l’on souhaite, c’est que nos soi-disant amis américains et européens nous aident à lutter contre le terrorisme. »

Dans ce groupe, l’espoir en une solution diplomatique pour résoudre la crise a laissé place à la résignation. « Passer à une opération transfrontalière est devenu obligatoire », explique Oykü Aras, 22 ans. Certaines de ses camarades flirtent toutefois avec l’ultranationalisme, estimant que la Turquie est allée « trop loin » en matière de « démocratie ». « Il y a 20 députés au Parlement qui soutiennent le terrorisme. Ils n’auraient pas dû être élus. » La référence aux députés kurdes du DTP est directe.

L’armée turque lance des appels au calme

Au milieu de cette surenchère émotionnelle, les appels au sang-froid sont néanmoins nombreux. Le quotidien du centre Milliyet, tiré à 218 000 exemplaires, se scandalisait samedi de la forte présence d’enfants dans ces défilés. Dans le même quotidien, le chroniqueur Can Dundar reprochait la pression croissante concernant l’affichage aux fenêtres du drapeau turc.

C’est pour éviter d’entrer dans ce cercle vicieux nationaliste que l’association de jeunes, Genç Siviller, observe un « deuil silencieux ». « Nous ne trouvons pas juste de réagir en portant un ruban noir ou en affichant un drapeau, explique Turgay Ogur. Si notre voisin ne l’affiche pas, est-ce que cela signifie qu’il aime le terrorisme ? »

L’armée turque commence elle aussi à envoyer des appels au calme. Vendredi, le général Buyukanit a repoussé à l’après-5 novembre l’hypothèse d’une opération militaire d’envergure dans le nord de l’Irak. Cette date correspond à la rencontre capitale entre le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le président américain George Bush.

Delphine NERBOLLIER à Istamboul

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2318701&rubId=4077

Turquie: Le piège kurde

29/10/2007 10:52

Le regain de violence à la frontière irakienne fragilise le Premier ministre Erdogan. Qui cherche la riposte face aux rebelles séparatistes.

L'orage gronde à la frontière turco-irakienne. Il menace d'embraser la seule province d'Irak épargnée grosso modo par le chaos, sape le « partenariat stratégique » instauré entre Ankara et Washington et érode l'assise du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

A l'évidence, les 3 000 rebelles séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement terroriste aux yeux des Etats-Unis comme de l'Union européenne, ont choisi la fuite en avant.

Tendue quatre jours après que le Parlement turc eut approuvé pour un an le recours aux incursions transfrontalières, l'embuscade meurtrière du 21 octobre, fatale à 12 soldats, vise à entraîner l'armée régulière dans un piège militaire et politique. Pressé par ses généraux, accusé de faiblesse par une opinion exaspérée, Erdogan hésite pourtant à donner l'assaut aux sanctuaires du PKK, cauchemar du pouvoir turc depuis 1984. Sur un terrain montagneux dont l'ennemi connaît les moindres recoins, l'issue d'une offensive massive paraît aléatoire. Ankara somme donc l'Irak et sa région kurde autonome d'agir.

En vain : l'accord passé avec Bagdad en septembre n'avalise même pas le droit de poursuite « à chaud » des insurgés, tandis que le président irakien, Jalal Talabani, Kurde de souche, se borne à inviter les rebelles à déposer les armes, excluant de livrer qui que ce soit à ses voisins.

Quant à l'occupant américain, partagé entre la hantise de l'escalade et la nécessité de ménager la Turquie, canal vital pour le ravitaillement des forces déployées en Irak, il plaide en faveur de la « retenue ». Message moins audible à Ankara que la colère de la rue. Dès lors, tout porte à croire qu'Erdogan ordonnera sous peu des attaques aériennes assorties de raids terrestres ciblés et ponctuels. Sans états d'âme, mais sans illusions.

V. H.

http://www.levif.be/actualite/europe/72-57-9335/turquie--le-piege-kurde.html

Manifestation sans incident de Turcs contre le PKK à Liège

SOCIéTé sam 27 oct

Une petite centaine de personnes d'origine turque ont manifesté, samedi à Liège, contre le PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan. Munis de drapeaux turcs et de calicots, hommes, femmes et enfants ont rappelé leur opposition au mouvement rebelle interdit en Turquie, où il est considéré comme un parti terroriste. La manifestation s'est déroulée dans le calme, selon la porte-parole de la police de Liège.

Le cortège est parti vers 12h30 de la place Saint-Nicolas pour arriver une heure plus tard place Saint-Lambert, au centre-ville, avant de se disloquer vers 14h.

« Toutes les deux semaines, nous entendons qu'il y a des attentats en Turquie, perpétrés par le PKK contre l'armée turque. Nous perdons beaucoup de jeunes, obligés d'entrer au service militaire et de nombreuses familles souffrent », a insisté Mustafa Ozdemir, un des organisateur de la manifestation, qui se définit comme faisant partie de l'aile gauche des Turcs présents à Liège. Trois mille affiches avaient été distribuées, appelant à la manifestation, a encore précisé Mustafa Ozdemir qui estime à quelque 20.000 personnes la communauté turque de Liège.

http://www.rtlinfo.be/news/article/50453/--Manifestation+sans+incidents+de+Turcs+contre+le+PKK+%C3%A0+Li%C3%A8ge
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