Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier







télécharger 0.95 Mb.
titreTome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier
page14/28
date de publication20.02.2017
taille0.95 Mb.
typeDocumentos
a.21-bal.com > droit > Documentos
1   ...   10   11   12   13   14   15   16   17   ...   28

Le fort est plus fort quand il reste seul.


Dans le chapitre précédent, j’ai parlé d’une communauté de travail des associations racistes allemandes : je voudrais maintenant m’expliquer très brièvement à ce sujet.

En général on comprend sous ce terme un groupement d’associations qui entrent en rapports dans le but de s’alléger mutuellement leur tâche ; qui élisent un comité directeur commun, et poursuivent alors une action commune. Il va de soi qu’il ne peut s’agir que d’associations, de ligues ou de partis dont les buts et les méthodes ne diffèrent pas trop. On croit généralement que c’est toujours le cas. Il est agréable et rassurant, pour l’Allemand moyen, d’apprendre que telles et telles associations, entrant ainsi dans une communauté de travail, ont découvert ce qui les unit et supprimé ce qui les séparait. On s’imagine alors qu’un tel groupement verra sa force d’action considérablement accrue, et que les faibles petits groupes qui le composent acquièrent ainsi brusquement de la puissance.

Mais la plupart du temps cela est faux !

À mon avis, pour mieux comprendre la question, il est intéressant et important d’élucider ce qu’il peut advenir de la formation d’associations prétendant vouloir poursuivre le même but. De prime abord et logiquement, un seul but ne devrait être poursuivi que par une seule association, et il semble peu raisonnable que plusieurs y concourent.

Il est hors de doute que cet objectif est choisi tout d’abord par un groupe unique. Un homme proclame quelque part une vérité, préconise la solution d’une question déterminée, impose un but, crée un mouvement qui doit aboutir à réaliser son intention.

Ainsi se fonde une association ou un parti, que son programme soit de provoquer la suppression d’abus existants ou de préparer certaines innovations dans l’avenir.

Mais une fois qu’il a vu le jour, un tel mouvement se trouve, de ce fait, posséder pratiquement un certain droit de priorité. Il serait naturel et compréhensible que tous ceux qui poursuivent le même but que ce mouvement, premier en date, se rangent derrière lui et le renforcent, au plus grand bénéfice de leurs intentions communes. Les esprits éclairés, en particulier, ne devraient voir, dans leur adhésion au nouveau parti, que le meilleur moyen de faire véritablement triompher une cause commune.

Par suite, il serait raisonnable et, dans un certain sens, loyal (et la loyauté, je le démontrerai plus loin, a, elle aussi, une grande importance) de ne constituer qu’un seul mouvement poursuivant un but unique.

Lorsqu’il n’en est pas ainsi, c’est généralement pour deux causes. La première, je suis presque tenté de la qualifier de tragique ; la seconde, il faut misérablement la chercher dans la faiblesse de la nature humaine.

Mais, en allant au fond des choses, je ne vois dans ces deux causes qu’une raison de plus pour tendre sa volonté, pour lui donner toute son intensité, pour parvenir enfin, grâce à la mise en valeur et à l’exaltation des forces réalisatrices de tout son être, à la solution du problème posé.

Voici la raison tragique pour laquelle, le plus souvent, des gens poursuivant une mission commune ne se mettent pas à l’ouvrage dans un groupement unique :

Presque toujours toute action de grand style, en ce monde, n’est que l’accomplissement d’un vœu inclus depuis longtemps déjà dans le cœur des hommes, d’un désir ardent qui y couvait en silence. Oui, il arrive que, des siècles durant, les hommes réclament la solution d’une question déterminée, souffrant d’une situation intolérable, mais persistante, sans que semble se rapprocher l’accomplissement du vœu qui leur est cher. On ne peut que qualifier d’impotents des peuples qui, à une semblable détresse, n’ont pas le courage de trouver une solution. Rien n’établira mieux, au contraire, la force vitale d’un peuple et son droit à la vie, garanti par cette force, que s’il engendre un jour, par un bienfait du sort, l’homme doué des grâces nécessaires pour combler enfin ses vœux, qu’il s’agisse de le délivrer d’une lourde servitude, ou d’écarter de lui une détresse amère, ou de calmer les âmes tourmentées par un sentiment d’insécurité.

Il est inhérent à certaines de ces questions de grande envergure que des milliers d’hommes s’attachent à les résoudre et que beaucoup se croient voués à cette tâche. Il arrive même que le sort en présente plusieurs en même temps au choix de leurs contemporains, et donne enfin, dans un libre jeu des forces, la victoire au plus fort, au plus apte, lui confiant ainsi la mission de résoudre le problème.

Il peut ainsi arriver que, pendant des siècles, les hommes, mécontents de leur vie religieuse, désirent en renouveler la forme et que, comme conséquence de cette agitation spirituelle, il surgisse de la masse quelques douzaines d’hommes qui, se croyant voués, par leur pénétration et leur savoir, à guérir cette détresse religieuse, se donnent comme les prophètes d’un enseignement nouveau, ou tout au moins comme les adversaires déclarés de l’enseignement jusque-là professé.

Là aussi, la loi naturelle veut que le plus fort soit désigné pour remplir la plus haute mission. Mais les autres hommes ne reconnaîtront le plus souvent que très tard que cet homme, et lui seul, était l’homme prédestiné. Au contraire, tous s’imaginent avoir autant de droits que lui et être également désignés pour résoudre le problème. Quant aux contemporains, ils sont, en général, incapables de distinguer celui d’entre eux qui, seul apte à accomplir de grandes choses, mérite, seul, d’être soutenu par eux tous.

C’est ainsi qu’entrent en scène, dans le cours des siècles, et souvent à la même époque, différents hommes qui fondent des mouvements pour atteindre des buts semblables ou supposés ou estimés tels. Le peuple lui-même est loin d’exprimer des vœux précis ; il a des idées d’ensemble, sans pouvoir se rendre compte avec précision et avec clarté de l’essence même de son idéal et de ses vœux, sans être même fixé sur la possibilité de les satisfaire.

Ce qu’il y a de tragique là-dedans, c’est le fait que deux hommes fassent effort, par des voies complètement différentes, vers le même but, et cela sans se connaître ; c’est qu’animés de la foi la plus pure en leur mission personnelle, ils se croient tenus de s’avancer sur leur propre route sans tenir aucun compte des autres.

Le fait qui, à première vue, paraît tout au moins tragique, c’est que tels mouvements politiques ou tels groupements religieux se forment dans une totale indépendance les uns des autres, bien que, étant issus des tendances générales d’une époque ; ils exercent leur activité dans le même sens. Il n’est que trop évident que si ces forces dispersées sur des voies différentes se ramassaient en une force unique, elles obtiendraient plus vite et plus sûrement le succès. Mais cela n’est pas. Car, dans sa rigoureuse logique, la nature tranche ; elle laisse les divers groupements se faire concurrence et se disputer les palmes de la victoire, tandis qu’elle conduit au but le mouvement qui a choisi le chemin le plus franc, le plus court, le plus sûr.

Comment pourra-t-on donc décider, du dehors, quel est le bon chemin, si les forces en présence ne peuvent pas entrer librement en jeu, si la décision suprême n’est pas soustraite au jugement doctrinaire des hommes infatués de leur savoir pour être remise à la démonstration irréfutable que fournit un succès manifeste, car c’est ce succès qui, en dernière analyse, confirme la convenance et l’utilité d’une action !

Si donc des groupes différents marchent vers le même but par des voies différentes, ils ne manqueront pas, après avoir pris connaissance des efforts semblables réalisés autour d’eux, d’examiner de plus près ce que vaut leur chemin, de l’abréger le plus possible, et, en tendant leur énergie au maximum, d’atteindre le plus tôt possible leur but.

Cette rivalité a pour effet d’élever le niveau de chaque combattant, en sorte que l’humanité doit souvent ses progrès aux enseignements qui ressortent de plusieurs tentatives manquées. Il faut en conclure que la connaissance de la meilleure route à suivre résulte finalement d’un état de choses qui nous paraissait tout d’abord tragique, et qui est la dispersion initiale d’éléments isolés, inconscients et irresponsables.

Ayant étudié tous les moyens possibles de résoudre la question allemande, l’histoire n’en retient que deux qui auraient dû être employés simultanément. Les tenants principaux, les champions des deux solutions étaient l’Autriche et la Prusse : les Habsbourg et les Hohenzollern.

Des deux côtés, on estimait devoir suivre toutes forces réunies, soit l’une, soit l’autre de ces routes, et en ce temps-là, on aurait plutôt pris la route sur laquelle s’engageait l’Autriche qui était alors du plus grand poids ; pourtant, les fins qu’elle poursuivait alors n’étaient pas la création d’un Reich allemand.

Somme toute, les événements qui permirent la constitution d’une unité allemande très forte furent ceux que des millions d’Allemands déplorèrent, le cœur en sang, comme la plus récente et la plus terrible manifestation de nos discordes fraternelles. Car la couronne impériale allemande fut, en vérité, forgée sur le champ de bataille de Königgrätz et non autour de Paris, comme on le pensa plus tard.

C’est ainsi que la fondation du Reich allemand ne fut pas le fruit d’une volonté commune appliquée à des voies communes, mais bien plutôt celui d’une lutte consciente et parfois inconsciente pour l’hégémonie, lutte dans laquelle la Prusse fut finalement victorieuse. Et quiconque recherche la vérité sans se laisser éblouir par la politique des partis, devra reconnaître que ce que l’on appelle la sagesse humaine n’aurait jamais conduit à prendre une décision aussi sage que celle que la sagesse de la vie, c’est-à-dire le libre jeu des forces, a laissé se transformer en une réalité. Qui donc, en effet, dans les pays allemands, aurait bien pu croire, sérieusement, il y a deux cents ans, que la Prusse des Hohenzollern deviendrait un jour la cellule de base, la fondatrice et l’éducatrice du nouveau Reich... et non pas les Habsbourg ? Qui donc voudrait encore nier, par contre, que le sort a beaucoup mieux fait d’en décider ainsi ? Ou qui pourrait se représenter aujourd’hui, en aucune façon, un Reich allemand reposant sur la base d’une dynastie pourrie et dépravée ?

Non, force est de reconnaître que le développement naturel des choses a mis – après des combats séculaires – celui qui convenait le mieux à la place qui lui revenait.

Il en sera toujours ainsi, de même que cela a toujours été.

Aussi ne faut-il pas regretter que des hommes différents puissent se mettre en route vers un même but : le plus vigoureux et le plus alerte s’affirmera dans la course et en sera le vainqueur.

Il y a une deuxième cause pour laquelle souvent, dans la vie des peuples, des mouvements, analogues en apparence, cherchent cependant à atteindre par des voies différentes un but qui semble le même. Cette cause-là n’a plus rien de tragique. Elle n’est que pitoyable.

Elle réside dans le lamentable mélange d’envie, de jalousie et de malhonnêteté que l’on trouve malheureusement souvent réunies dans certains spécimens de l’espèce humaine.

Qu’un homme se lève, renseigné à fond sur la détresse de son peuple, et que, sachant parfaitement de quoi il souffre, il essaie sérieusement de le soulager : dès qu’il aura fixé le but à atteindre et choisi la voie qui peut y conduire, aussitôt des esprits étroits et même très étroits surveilleront attentivement et passionnément les agissements de cet homme, qui aura attiré sur lui les regards du public. Je comparerai ces gens-là aux moineaux qui ont l’air de se désintéresser de tout, mais observent, au contraire, longuement et avec la plus grande attention le compagnon plus heureux qui a trouvé un petit morceau de pain : et ils l’en dépouillent tout à coup, au moment où il s’y attend le moins.

Voici un homme qui s’engage dans un chemin nouveau : aussitôt apparaissent des flâneurs et des fainéants à la recherche de quelque bouchée, aubaine qu’ils espèrent bien trouver au bout de ce chemin.

Et dès qu’ils ont supputé où pourrait bien se trouver un autre chemin, ils se mettent ardemment en marche pour chercher celui qui les conduira, si possible, plus rapidement au but.

Si le nouveau mouvement est fondé et s’il a arrêté un programme bien défini, alors surviennent les hommes de cette espèce qui prétendent combattre pour le même but : mais qu’à Dieu ne plaise, ils se gardent d’entrer loyalement dans les rangs du mouvement en question et de reconnaître ainsi sa priorité : ils lui volent, au contraire, son programme et fondent sur lui, et pour leur propre compte, un nouveau parti.

Ils sont, en outre, assez impudents pour affirmer à leurs contemporains mal renseignés qu’ils avaient voulu exactement la même chose que l’autre parti, et depuis bien plus longtemps que lui : et il n’est pas rare qu’ils parviennent ainsi à paraître sous un jour favorable, au lieu de succomber, comme il serait juste, sous le mépris général.

N’est-ce pas une grande impudence que de prétendre inscrire sur son propre drapeau la mission qu’un autre a déjà inscrite sur le sien, d’emprunter les directives de son programme, puis, comme si l’on était le créateur de tout cela, de faire bande à part ?

L’impudence apparaît surtout en ceci : ces mêmes éléments qui, en fondant un parti nouveau, ont commencé par être cause d’une dislocation, parlent, eux surtout (nous en avons l’expérience) de la nécessité de l’union et de l’unité ; et cela dès qu’ils croient remarquer que l’avance de l’adversaire ne peut plus vraiment être rattrapée.

Voilà comment on arrive à l’émiettement raciste. Dans tous les cas, la création de toute une série de groupes, partis, etc., qualifiés de « racistes », avait eu lieu, en 1918 et 1919, sans que les fondateurs en aient la responsabilité et par le simple développement des événements. L’un d’entre eux s’était lentement cristallisé et avait remporté de beaux succès dès 1920 ; c’était le Parti national, socialiste, démocratique et travailliste (le N. S. D. A. P.)1. La loyauté foncière de ses fondateurs ne saurait être démontrée de façon plus éclatante que par le fait suivant : la majorité de ses dirigeants prit cette décision, vraiment admirable, de sacrifier leur propre mouvement, qui paraissait avoir moins de chances de succès, au mouvement qui était le plus fort, en dissolvant le leur et en l’incorporant sans conditions dans l’autre.

Ceci s’applique particulièrement à Julius Streicher, le principal militant du parti, qui, à Nuremberg, s’appelait, alors, le Parti allemand socialiste (D. S. P.). Le N. S. D. A. P. et le D. S. P. s’étaient formés d’une façon complètement indépendante l’un de l’autre, mais avec les mêmes buts. Le champion principal du D. S. P. était, comme je viens de le dire, à Nuremberg, Julius Streicher, professeur dans cette ville. Au début, lui aussi, était persuadé du caractère sacré de sa mission et de l’avenir de son mouvement.

Dès qu’il put se rendre compte de la supériorité en force et en puissance d’expansion du N. S. D. A. P., il cessa toute activité au profit du D. S. P. et de la Werkgemeinschaft (Association ouvrière), et obligea ses partisans à entrer dans les rangs du N. S. D. A. P., qui, dans sa lutte contre lui, l’avait emporté, et à continuer à lutter dans le sens de ce nouveau parti, pour le but commun. Cette décision, grave en soi, était aussi profondément opportune.

Dès les débuts de notre activité comme parti, nous n’avons plus eu à constater chez nous de traces d’émiettement : grâce à la volonté loyale des hommes d’alors, tout a abouti de façon non moins loyale, droite et heureuse.

Ce que nous entendons aujourd’hui par l’expression « émiettement raciste » ne doit son existence, comme je l’ai déjà dit, qu’exceptionnellement à la deuxième des causes que j’ai indiquées : des hommes ambitieux, qui n’avaient jamais eu auparavant d’idées propres ni encore bien moins de buts propres, se sentant tout à coup une « vocation » au moment précis où ils s’apercevaient que le succès du N. S. D. A. P. était indéniable.

Soudain, surgirent des programmes qui étaient intégralement copiés sur les nôtres ; on défendait des idées qui nous étaient empruntées, on indiquait des buts pour lesquels nous avions déjà lutté depuis des années, on s’engageait sur des voies que le N. S. D. A. P. suivait depuis longtemps. On cherchait à expliquer, par tous les moyens possibles, pourquoi on avait été obligé de fonder ces nouveaux partis, malgré l’existence déjà ancienne du N. S. D. A. P. ; mais plus les motifs invoqués étaient nobles, plus ces déclarations étaient fausses.

En vérité, il n’y avait au fond de tout cela qu’un seul mobile : l’ambition personnelle des fondateurs voulant jouer un rôle à tout prix, alors que l’entrée en scène de leur parti, parfaitement insignifiante, ne prouvait absolument que leur audace à s’approprier les idées d’autrui, audace que d’ordinaire, dans la vie courante, on a coutume d’appeler « vol ».

Il n’était alors aucune conception ni aucune idée qu’un de ces kleptomanes de la politique ne ramassât sans retard au bénéfice de son affaire. Ce furent d’ailleurs les mêmes qui, plus tard, déploraient profondément et les larmes aux yeux « l’émiettement raciste » ; qui parlaient constamment de la nécessité de l’union, dans la douce espérance de pouvoir couvrir suffisamment la voix des autres pour que ceux-ci, fatigués de leurs cris et de leurs plaintes éternelles, jettent en pâture aux voleurs, non seulement les idées déjà volées par ceux-ci, mais aussi les mouvements créés pour les soutenir.

Comme ils ne réussirent pas et comme ces nouvelles entreprises (en raison de la maigre valeur intellectuelle de leurs promoteurs) ne rendirent pas ce qu’ils en attendaient, on les vit, communément, réduire leurs prétentions et se contenter de pouvoir prendre pied dans quelqu’une des « associations ouvrières ».

Tout ce qui ne pouvait pas, alors, tenir debout par soi-même, se ralliait à ces « associations ouvrières » ; on partait de cette croyance que huit paralytiques, pendus les uns aux autres, forment sûrement un gladiateur.

Il pouvait se trouver, parmi les paralytiques, un homme vraiment sain : mais alors il n’avait pas trop de toutes ses forces pour maintenir debout tous les autres et il se trouvait ainsi paralysé lui-même. Nous avons toujours considéré cette fusion avec les associations ouvrières comme une manœuvre, mais, à ce sujet, nous ne devons jamais oublier les importantes considérations suivantes :

La constitution en association ouvrière ne permet jamais de transformer des groupements faibles en groupements forts ; par contre, un groupement fort s’affaiblira bien souvent, par une telle collusion. L’opinion d’après laquelle, en assemblant des groupes faibles, on peut former un faisceau fort, est fausse : en effet, la majorité, sous toutes ses formes et quelles que soient les conditions premières dans lesquelles elle a été constituée, ne représente – l’expérience le prouve – que bêtise et lâcheté et, par suite, toute réunion de groupes multiples, dirigée elle-même par un commandement élu et à plusieurs têtes, est livrée à la lâcheté et à la faiblesse. En outre, une telle concentration contrarie le libre jeu des forces, le combat pour la sélection du meilleur chef est supprimé et, par suite, la victoire définitive des idées les plus saines et les plus fortes est pour toujours compromise. De telles associations sont ainsi les ennemies du développement naturel des choses, car, le plus souvent, elles empêchent plutôt qu’elles ne hâtent la solution du problème pour lequel on combat.

Il peut arriver cependant que des considérations de pure tactique et certaines prévisions de l’avenir amènent la direction suprême d’un mouvement à consentir à une union avec des groupes semblables et peut-être à s’engager dans des démarches communes : ce ne doit être que pour un très court délai et pour traiter certaines questions bien déterminées.

Mais jamais cette situation ne doit se perpétuer : ce serait, pour le mouvement, renoncer à sa mission rédemptrice. Car, dès qu’il se serait empêtré définitivement dans une telle union, le mouvement perdrait la possibilité (et aussi le droit) de laisser sa propre force se développer intégralement dans son sens naturel ; par suite, de dominer les mouvement rivaux et d’atteindre en vainqueur le but fixé.

Il ne faut jamais oublier que tout ce qui est, en ce monde, véritablement grand, n’a pas été obtenu de haute lutte par des coalitions, mais a toujours été conquis par un vainqueur unique.

Par suite de leur origine, les succès des coalitions portent en eux-mêmes le germe de l’émiettement futur, et même de la perte totale des résultats atteints. Les mouvements révolutionnaires d’ordre spirituel, vraiment grands et susceptibles de bouleverser le monde, ne peuvent être conçus et menés à bien que par des combats titanesques livrés par un groupement indépendant, jamais par des coalitions de groupements.

Ainsi, et avant tout, l’État raciste ne peut pas être créé par la volonté – faite de compromis – d’une assemblée ouvrière populaire, mais par la volonté agissante d’un mouvement unique qui s’est frayé la route à travers les autres.

Chapitre IX



1   ...   10   11   12   13   14   15   16   17   ...   28

similaire:

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconTome premier l’humanisme de l’occident descartes spinoza pascal

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconAlbertine disparue Chapitre premier

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconFluxus n'est ni le premier ni le seul mouvement à avoir remis en...

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconGenèse et histoire du nea
«P. L. 89-209 Act» relatif à la création de la National Foundation on the Arts and the Humanities, composée du National Endowment...

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconChapitre I : definition et classification des entreprises chapitre...

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconSynthèse du premier chapitre de
«Le critique est ce lecteur qui écrit le résultat de sa lecture afin que d’autres, plus pressés ou moins disponibles pendant leur...

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconChapitre Préliminaire : introduction épistémologique à la Sociologie Politique
«la plus ancienne et la plus neuve des disciplines Scientifique et Morale». Nous allons démarrer notre ensemble de cours sur cette...

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconMusique contemporaine : le mouvement minimaliste
«mécanique» qui se met en place. La répétition systématique très obsédante, voire gênante, dans le 3ème mouvement

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconMusique contemporaine : le mouvement minimaliste
«mécanique» qui se met en place. La répétition systématique très obsédante, voire gênante, dans le 3ème mouvement

Tome II le mouvement national-socialiste Chapitre premier iconC’est avec un grand plaisir que je vais vous remettre dans quelques...
«grand largue» sur la culture. Le premier port où vous faites relâche s’appelle l’Urbanisme. Vous êtes l’un des attachés de l’Echevin...







Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
a.21-bal.com