1896-1948, poète, auteur dramatique et comédien français dont les théories et l’œuvre influencèrent le développement du théâtre expérimental







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Le théâtre et son double

Antonin Artaud



I°) L’auteur

Artaud, Antonin (1896-1948), poète, auteur dramatique et comédien français dont les théories et l’œuvre influencèrent le développement du théâtre expérimental.

Antonin Artaud naquit et grandit à Marseille avant de s’installer en 1920 à Paris, où il devint comédien de théâtre et de cinéma. Il tourna notamment avec Abel Gance, Dreyer, Marcel L’Herbier. Il fit ses débuts de comédien chez Dullin à l’Atelier et joua avec Lugné-Poe et Pitoëff. En 1927, il fonda, avec Roger Vitrac le théâtre Alfred-Jarry,où il mit en scène plusieurs pièces, dont les Cenci (1935), avec Roger Blin, dans des décors de Balthus. Les Cenci fut l’une de ses créations qui illustrèrent son «théâtre total», conception qui accordait peu d’importance au texte et privilégiait, comme moyen d’expression, une combinaison de mouvements, de gestes et de sons imprécis, éliminant les décors conventionnels. Il cherchait à désorienter le spectateur pour le forcer à se confronter à son moi intérieur primordial et dépouillé de toute norme civilisatrice. Grotowski explorera cette voie dans les années 1960.

Artaud partagea avec d’autres dramaturges le rejet du théâtre occidental et adhéra au surréalisme dans cette perspective. Par la suite, il trouva dans le théâtre balinais une utilisation particulière du corps, ainsi qu’une dimension magique et métaphysique qui correspondaient à sa recherche. Pour lui, le théâtre était le lieu où il pouvait exprimer son rapport au monde et où se jouerait l’existence entière, tant pour le spectateur que pour l’acteur. Mais, empêché par des troubles physiques et mentaux — il fit de nombreux séjours en hôpital psychiatrique de 1938 à 1946 —, Artaud ne parvint jamais à mettre en pratique ses théories.

Dans son ouvrage le Théâtre et son double (1938), il exposa les principes de son «théâtre de la cruauté» qui jetèrent les bases d’un changement radical des conceptions théâtrales et qui furent repris plus tard par le théâtre de l’absurde. Cet ouvrage fut suivi en 1946 par Artaud le Mômo. Le 13 janvier 1947, Antonin Artaud, qui venait de sortir de l’asile de Rodez, prononça au Vieux-Colombier une conférence restée célèbre, qu’il consacra à la critique violente de la société, des psychiatres et des religions, tentant de rassembler les lambeaux d’une pensée parfois géniale. Voir aussi Drame et art dramatique.
II°) L’Œuvre

PREFACE : Le théâtre et la culture


  • Enjeu de l’ouvrage ( Pourquoi la culture est-elle primordiale même face au problème de la faim pour l’homme)


« Le plus urgent ne me paraît pas tant de défendre une culture dont l’existence n’a jamais sauvé un homme du souci de mieux vivre et d’avoir faim, que d’extraire de ce que l’on appelle la culture, des idées dont la force vivante est identique à celle de la faim. »



  • Qu’est-ce que la culture ?


- « Il faut insister sur cette idée de la culture en action et qui devient en nous comme un nouvel organe, une sorte de souffle second. »

- Culture et civilisation :

« la civilisation c’est de la culture qu’on applique et qui régit jusqu’à nos actions les plus subtiles, l’esprit présent dans les choses ; et c’est artificiellement qu’on sépare la civilisation de la culture et qu’il y a deux mots pour signifier une seule et identique action. »

 « [un civilisé] C’est un monstre chez qui s’est développée jusqu’à l’absurde cette faculté que nous avons de tirer des pensées de nos actes, au lieu d’identifier nos actes à nos pensées. »

 d’où cette réflexion sur la vie : « Si notre vie manque de soufre, c’est à dire d’une constante magie, c’est qu’il nous plaît de nous perdre en considérations sur les formes rêvées de nos actes, au lien d’être poussés par eux » … « mais si fort que nous réclamions la magie, nous avons peur au fond d’une vie qui se développerait toute entière sous le signe de la magie »

- La culture est une protestation :

 « Protestation contre le rétrécissement insensé que l’on impose à l’idée de la culture en la réduisant à une sorte d’inconcevable Panthéon »

 « Protestation contre l’idée séparée que l’on se fait de la culture, comme s’il y avait la culture d’un côté et la vie de l’autre ; et comme si la vraie culture n’était pas un moyen raffiné de comprendre et d’exercer la vie. »

- Existence de forces au-delà des objets (objets culturels tels que les livres) : (réf. au totémisme)

« Le vieux totémisme des bêtes, des pierres, des objets chargés de foudre, des costumes bestialement imprégnés, tout ce qui sert en un mot à capter, à diriger, et à dériver des forces, est pour nous une chose morte, dont nous ne savons plus tirer qu’un profit artistique et statique, un profit de jouisseur et non un profit d’acteur. »

- Culture et art :

En Occident : « Ce qui nous a perdu la culture, c’est notre idée occidentale de l’art et le profit que nous en retirons. Art et culture ne peuvent aller d’accord, contrairement à l’usage qui en est fait universellement. »

« La vraie culture agit par son exaltation et par sa force, et l’idéal européen de l’art vise à jeter l’esprit dans une attitude séparée de la force et qui assiste à son exaltation. »

Au Mexique : « A notre idée inerte et désintéressée de l’art une culture authentique oppose une idée magique et violemment égoïste, c’est à dire intéressée. Car les Mexicains captent le Manas, les forces qui dorment en toute forme, et qui ne peuvent sortir d’une contemplation des formes pour elles-mêmes, mais qui sortent d’une identification magique avec ces formes. »



  • Le théâtre et son double


- Idée de l’ombre dans l’art :

« Toute vraie effigie a son ombre qui la double ; et l’art tombe à partir du moment où le sculpteur qui modèle croit libérer une sorte d’ombre dont l’existence déchirera son repos. »

- Le théâtre et ses ombres :

« Comme toute culture magique que des hiéroglyphes appropriés déversent, le vrai théâtre a aussi ses ombres ;et, de tous les langages et de tous les arts, il est le seul à avoir encore des ombres qui ont brisé leurs limitations. »

« le vrai théâtre parce qu’il bouge et parce qu’il se sert d’instruments vivants, continue à agiter des ombres où n’a cessé de trébucher la vie. »

- Théâtre et langage :

« Le théâtre qui n’est dans rien mais se sert de tous les langages ; gestes, sons, paroles, feu, cris, se retrouve exactement au point où l’esprit a besoin d’un langage pour produire ses manifestations. » MAIS « la fixation du théâtre dans un langage : paroles écrites, musique, lumières, bruits, indique à bref délai sa perte, le choix d’un langage prouvant le goût que l’on a pour les facilités de ce langage ; et le dessèchement du langage accompagne sa limitation. »

 « Briser le langage pour toucher la vie, c’est faire ou refaire le théâtre » et « tout ce qui n’est pas né peut encore naître pourvu que nous ne nous contentions pas de demeurer de simples organes d’enregistrement. »

Le théâtre et la peste

  • Récit d’un fait historique (rêve prémonitoire du roi de Sardaigne / la peste de Marseille)


Archives de Cagliari (Sardaigne).

Mai 1720 : Saint-Rémys, vice roi de Sardaigne, se voit dans un rêve « pestueux » et voit aussi la peste « ravager son minuscule Etat ».

Un navire, le Grand-Saint-Antoine, arrive et le vice-roi, présumant que ce bateau est contaminé, lui donne l’ordre, jugé despotique par son entourage et par le peuple, de virer de bord ( force de ce rêve).

Le navire put aborder à Marseille où sévissait déjà la peste. On était parvenu à en localiser les foyers.

La peste qu’apporta le Grand-Saint-Antoine à Marseille était la peste orientale (=virus d’origine) et ce fut sa diffusion dans cette ville qui fit que cette épidémie eut dès lors « ce coté particulièrement atroce » et ce « flamboiement généralisé ».

La peste fut alors (pour la première fois) décrite par les médecins de Marseille.



  • Exemples d’autres pestes


« L’histoire, les livres sacrés, dont la Bible, certains vieux traités médicaux, décrivent de l’extérieur toutes sortes de pestes dont ils semblent avoir retenu beaucoup moins les traits morbides que l’impression démoralisante et fabuleuse qu’elles laissèrent dans les esprits. »

Exemples : - 1347, Florence

- « le virus dont mourut Périclès devant Syracuse »

- « la peste décrite par Hippocrate, que des traités médicaux récents nous donnent comme une sorte de fausse peste »

- « la peste venue d’Egypte » : « La Bible et Hérodote sont d’accord pour signaler l’apparition fulgurante d’une peste qui décima, en une nuit, les cent quatre-vingt mille hommes de l'armée assyrienne, sauvant ainsi l’armée égyptienne. »

- An 660 av. J-C : épidémie dans la ville sacrée de Mékao au Japon qui occasionna un changement de gouvernement ;

- « La peste de 1502 en Provence coïncida aussi dans l’ordre politique avec les bouleversements les plus profonds. »



Thèse : La peste ne serait pas « une entité morbide » mais une « entité psychique » :

« Si le fait est vrai, il faudrait alors considérer le fléau comme l’instrument direct ou la matérialisation d’une force intelligente en étroit rapport avec ce que nous appelons la fatalité. »

« Quels que soient les errements des historiens de la médecine sur la peste, je crois qu’on peut se mettre d’accord sur l’idée d’une maladie qui serait une sorte d’entité psychique et ne serait pas apportée par un virus. »



  • Description clinique de la peste


- Description :

1) « des taches rouges parsèment le corps, que le malade ne remarque soudainement que quand elles tournent vers le noir. »

2) « sa tête se met à bouillir, à devenir gigantesque par son poids, et il tombe. »

3) « une fatigue atroce, la fatigue d’une aspiration magnétique centrale, de ses molécules scindées en deux et tirées vers leur anéantissement »

4) « humeurs affolées », « estomac se soulève », « pouls…tantôt se ralentit…tantôt galope »

5) « Au milieu des taches, des points plus ardents se créent, autour de ces points la peau se soulève en cloques », « le corps en est sillonné »
MAIS « Ouvert, le cadavre du pestiféré ne montre pas de lésions. » ; « La vésicule biliaire…est grosse à crever d’un liquide noire et gluant » ainsi que le sang des artères.

« Tout indique un désordre fondamental des sécrétions » « Mais il n’y a ni perte ni destruction de matière ».

« Dans certains cas pourtant, le poumon et le cerveau lésée noircissent et se gangrènent. »
- 2 remarques

1) « le pestueux a son compte sans pourriture d’un membre quelconque »

2) « les deux seuls organes réellement atteints et lésés par la peste : le cerveau et les poumons, se trouvent être tous deux sous la dépendance directe de la conscience et de la volonté »
- D’où l’idée d’une « physionomie spirituelle » de la peste :

« De tout ceci ressort la physionomie spirituelle d’un mal dont on ne peut préciser scientifiquement les lois »

car en effet « Personne ne dira pourquoi la peste frappe le lâche qui fuit et épargne le paillard qui se satisfait sur des cadavres. »



  • Installation de la peste dans la cité : et « le théâtre s’installe » 


- Panique et incohérence dans la cité :

« les cadres réguliers s’effondrent » ;  « des rues entières sont barrées par des entassements de morts » ; « c’est alors que…les pestiférés délirants…se répandent en hurlant par les rues » ; « d’autres pestiférés…, se sentant crever de santé, tombent morts avec dans leurs mains leur plat à barbe, pleins de mépris pour les autres pestiférés » ; « ces médecins ignares ne montrent que leur peur et leur puérilité »

« Les derniers vivants s’exaspèrent, le fils, jusque là soumis et vertueux, tue son père ; le continent sodomise ses proches. Le luxurieux devient pur. L’avare jette son or à poignées par les fenêtres. Le héros guerrier incendie la ville qu’il s’est autrefois sacrifié pour sauver. L’élégant se pomponne et va se promener sur les charniers. »

- Comparaison entre la peste et le théâtre (du point de vue de cette attitude frénétique)

« Et c’est alors que le théâtre s’installe. Le théâtre, c’est à dire la gratuité immédiate qui pousse à des actes inutiles et sans profit pour l’actualité. »



  • Analogies peste / théâtre


- Pestiféré / acteur : deux états similaires dans leur gratuité :

« Tout dans l’aspect physique de l’acteur comme dans celui du pestiféré, montre que la vie a réagi au paroxysme, et pourtant, il ne s’est rien passé. »

- Peste / théâtre : « 2 forces spirituelles » :

« les images de la peste en relation avec un état puissant de désorganisation physique sont comme les dernières fusées d’une force qui s’épuise »

« les images de la poésie au théâtre sont une force spirituelle qui commence sa trajectoire dans le sensible et se passe de la réalité. »

- Leurs rapports aux événements extérieurs :

« on considérera les humeurs troublés du pestueux comme la face solidifiée et matérielle d’un désordre qui, sur d’autres plans, équivaut aux conflits, aux luttes, aux cataclysmes et aux débâcles que nous apportent les événements. »

« on peut bien admettre que les événements extérieurs, les conflits politiques, les cataclysmes naturels, l’ordre de la révolution et le désordre de la guerre, en passant sur le plan du théâtre se déchargent dans la sensibilité de qui les regardent avec la force d’une épidémie. »



  • Peste et théâtre : deux dangereux objets de fascination


- Postulat de départ :

« Il importe avant tout d’admettre que comme la peste, le jeu théâtral soit un délire et qu’il soit communicatif. »

- Définition de la fascination :

« L’esprit croit ce qu’il voit et fait ce qu’il croit : c’est le secret de la fascination. »

- Une fascination qui s’exerce par la force des images :

Peste : « La peste prend des images qui dorment, un désordre latent et les pousse tout à coup jusqu’aux gestes les plus extrêmes »

Théâtre : « le théâtre lui aussi prend des gestes et les pousse à bout…Il retrouve les notion des figures et des symboles-types, qui agissent comme des coups de silence, des points d’orgue, des arrêts de sang, des appels d’humeur, des poussées inflammatoires d’images dans nos têtes brusquement réveillés ; tous les conflits qui dorment en nous, il nous les restitue avec leurs forces et il donne à ces forces des noms que nous saluons comme des symboles »

 d’où cette définition d’une vraie pièce de théâtre : « Une vraie pièce de théâtre bouscule le repos des sens, libère l’inconscient comprimé, pousse à une sorte de révolte virtuelle et qui d’ailleurs ne peut avoir tout son prix que si elle demeure virtuelle, impose aux collectivités rassemblés une attitude héroïque et difficile. » (exemple d’une pièce où s’exerce cette « libeté absolue dans la révolte » : Annabella de Ford)
Conclusion : « Comme la peste, le théâtre est donc un formidable appel de forces qui ramènent l’esprit par l’exemple à la source de ses conflits. »



  • Peste et théâtre : deux révélations du Mal qui dort en nous


« Si le théâtre est essentiel comme la peste, ce n’est pas parce qu’il est contagieux, mais parce que comme la peste il est la révélation, la mise en avant, la poussée vers l’extérieur d’un fond de cruauté latente par lequel se localisent sur un individu ou sur un peuple toutes les possibilités perverses de l’esprit. »

- Idée du Mal :

Dans les Mythes : « c’est ainsi que tous les grands Mythes sont noirs et qu’on ne peut imaginer hors d’une atmosphère de carnage, de torture, de sang versé, toutes les magnifiques Fables qui racontent aux foules le premier partage sexuel et le premier carnage qui apparaissent dans la création. »

Dans la liberté : « On peut dire maintenant que toute vraie liberté est noire et se confond immanquablement avec la liberté du sexe qui est noire elle aussi sans que l’on sache très bien pourquoi. »

Dans la peste et dans le théâtre : « Comme la peste il [le théâtre] est le temps du mal, le triomphe des forces noires, qu’une force encore plus profonde alimente jusqu’à l’extinction. »

« Le théâtre, comme la peste, est à l’image de ce carnage, de cette essentielle séparation. Il dénoue des conflits, il dégage des forces, il déclenche des possibilités, et si ces possibilités et ces forces sont noires, c’est la faute non pas de la peste ou du théâtre, mais de la vie. »



  • Après la révélation, la purification


- Peste et théâtre permettent de crever un abcès 

« Il semble que par la peste et collectivement un gigantesque abcès, tant moral que social, se vide ; et de même que la peste, le théâtre est fait pour vider collectivement des abcès. »

- Idée d’une crise primordiale :

« Le théâtre comme la peste est une crise qui se dénoue par la mort ou par la guérison. »

- Une action finalement bienfaisante :

« l’action du théâtre comme celle de la peste, est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu’ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartuferie … ; et révélant à des collectivités leur puissance sombre, leur force cachée, elle les invite à prendre en face du destin une attitude héroïque et supérieure qu’elle n’auraient jamais eue sans cela. »



  • Conclusion sur l’enjeu du théâtre dans le monde actuel


« Et la question qui se pose maintenant est de savoir si dans ce monde qui glisse, qui se suicide sans s’en apercevoir, il se trouvera un noyau d’hommes capables d’imposer cette notion supérieure du théâtre, qui nous rendra à tous l’équivalent naturel des dogmes auxquels nous ne croyons plus. »

La mise en scène et la métaphysique


  • Introduction à la mise en scène et la métaphysique : Lucas van den Leyden, Les filles de Loth (Louvre)


- Description du tableau (Primitif) :

Nombreux éléments (ciel noir et chargé, une tour noire, lumière orageuse, une tente au bord d’une mer extrêmement haute, les filles de Loth qui se pavanent, des vaisseaux coupés en deux) qui donnent l’impression d’ « un drame d’une haute importance intellectuelle ».

« Il semble que le peintre ait eu connaissance de certains secrets de l’harmonie linéaire, et des moyens de la faire agir directement sur le cerveau, comme un réactif physique. »

« Prétendre que les idées qui se dégagent de ce tableau sont claires serait faux. Elles sont en tout cas d’une grandeur dont la peinture qui ne sait que peindre, c’est-à-dire toute la peinture de plusieurs siècles, nous a complètement désaccoutumé. »
- Analyse de cette peinture :

Idée sociale : idée – du coté de Loth et de ses filles – de la sexualité et de la reproduction.

Idées métaphysiques : idées sur le Devenir, la Fatalité, le Chaos, le Merveilleux, l’Equilibre, les impuissances de la Parole.
- Rapport au théâtre :

« Je dis en tout cas que cette peinture est ce que le théâtre devrait être, s’il savait parler le langage qui lui appartient. »

 d’où cette problématique : « comment se fait-il que le théâtre occidental ne voie pas le théâtre sous un autre aspect que celui du théâtre dialogué ? »



  • Pour l’exploitation d’un « langage physique » dans le théâtre (contre un théâtre uniquement dialogué)


- Définitions :

Le dialogue : « Le dialogue – chose écrite et parlée – n’appartient pas spécifiquement à la scène, il appartient au livre »

La scène : « Je dis que la scène est un lieu physique et concret qui demande qu’on le remplisse, et qu’on lui fasse parler son langage concret. »


- Détermination de « ce langage physique, ce langage matériel et solide par lequel le théâtre peut se différencier de la parole » :

Définition : « Il consiste dans tout ce qui occupe la scène, dans tout ce qui peut se manifester et s’exprimer matériellement sur une scène, et qui s’adresse d’abord aux sens au lieu de s’adresser d’abord à l’esprit comme le langage de la parole. »

Exemples : « Cette poésie très difficile et complexe revêt de multiples aspects : elle revêt d’abord ceux de tous les moyens d’expression utilisables sur la scène, comme musique, danse, plastique, pantomime, mimique, gesticulation, intonations, architecture, éclairage et décor. » (+ combinaison de ces moyens d’expression)

- Le « langage par signes » :

« Et on me laissera parler un instant, j’espère, de cet autre aspect du langage théâtral pur, qui échappe à la parole, de ce langage par signes, par gestes et attitudes ayant une valeur idéographique tels qu’ils existent dans certaines pantomimes non perverties* »

(*=pantomime directe où les gestes n’expriment pas des morceaux de phrases mais des objets ou des détails naturels / « langage qui évoque à l’esprit des images d’une poésie naturelle (ou spirituelle) intense »)

- Absence de ce langage dans le théâtre actuel occidental (critique) :

« Quoi qu’il en soit de ce langage et de sa poésie, je remarque que dans notre théâtre qui vit sous la dictature exclusive de la parole, ce langage de signes et de mimique, cette pantomime silencieuse, ces attitudes, ces gestes en l’air, ces intonations objectives, bref tout ce que je considère comme spécifiquement théâtral dans le théâtre, tous ces éléments quand ils existent en dehors du texte, sont pour tout le monde la partie basse du théâtre, on les appelle négligemment « de l’art », et ils se confondent avec ce que l’on entend par mise en scène ou « réalisation », bien heureux quand on n’attribue pas au mot de mise en scène l’idée de cette somptuosité artistique et extérieure, qui appartient exclusivement aux costumes, aux éclairages, et au décor. »

OR « c’est la mise en scène qui est la théâtre beaucoup plus que la pièce écrite et parlée. » et « un théâtre qui soumet la mise en scène et la réalisation, c’est à dire tout ce qu’il y a en lui de spécifiquement théâtral, au texte, est un théâtre d(idiot, de fou, d’inverti, de grammairien, d’épicier, d’anti-poète et de positiviste, c’est-à-dire d’Occidental. »



  • Décadence de la vie et du théâtre actuels


- Critique acerbe :

Critique de la vie : « Etant donné le théâtre tel que nous le voyons ici, on dirait qu’il ne s’agit plus dans la vie que de savoir si nous baiserons bien, si nous ferons la guerre ou si nous serons assez lâches pour faire la paix, comment nous nous accommodons de nos petites angoisses morales, et si nous prendrons conscience de nos « complexes » (ceci dit en langage savant) ou bien si nos « complexes » nous étoufferont.

Critique de l’homme : « Toutes les préoccupations plus haut énumérées puent l’homme invraisemblablement, l’homme provisoire et matériel, je dirai même l’homme-charogne. »

- Position de l’auteur (dégoût) :

« Ces préoccupations en ce qui me concerne, me dégoûtent au plus haut degré comme à peu près tout le théâtre contemporain, aussi humain qu’il est anti-poétique, et qui, trois ou quatre pièces exceptées, me paraît puer la décadence et la sanie. »

- Causes de cette décadence :

Cause générale : « Le théâtre contemporain est en décadence parce qu’il a perdu le sentiment d’un côté de sérieux et de l’autre du rire. »

Deux causes précises :

1) « Parce qu’il a rompu avec la gravité, avec l’efficacité immédiate et pernicieuse, - et pour tout dire avec le Danger. »

 Définition du danger au théâtre: « ce qui me paraît devoir le mieux réaliser à la scène cette idée de danger est l’imprévu objectif, l’imprévu non dans les situations mais dans les choses, le passage intempestif, brusque, d’une image pensée à une image vraie »

2) « Parce qu’il a rompu avec l’esprit d’anarchie profonde qui est à la base de toute poésie. »

 Définition de la poésie anarchique : « la poésie est anarchique dans la mesure où elle remet en cause toutes les relations d’objet à objet et des formes avec leurs significations. Elle est anarchique aussi dans la mesure où son apparition est la conséquence d’un désordre qui nous rapproche du chaos. »

 Rapport entre la poésie et la métaphysique : « la vraie poésie, qu’on le veuille ou non, est métaphysique et c’est même, dirai-je, sa portée métaphysique, son degré d’efficacité métaphysique qui en fait tout le véritable prix. »


  • La mise en scène et la métaphysique


- Rappel (théâtre=mise en scène) :

« Pour moi le théâtre se confond avec ses possibilités de réalisation quand on en tire les conséquences poétiques extrêmes, et les possibilités de réalisation du théâtre appartiennent tout entières au domaine de la mise en scène, considérée comme un langage dans l’espace et en mouvement. »

- d’où ce rapport à la métaphysique :

« Or tirer les conséquences poétiques extrêmes des moyens de réalisation c’est en faire la métaphysique … Et faire la métaphysique du langage, des gestes, des attitudes, du décor, de la musique au point de vue théâtral, c’est, me semble-t-il, les considérer par rapport à toutes les façons qu’ils peuvent avoir de se rencontrer avec le temps et avec le mouvement. »

Exemple : métaphysique du langage articulé : « Faire la métaphysique du langage articulé, c’est faire servir le langage à exprimer ce qu’il n’exprime pas d’habitude : c’est s’en servir d’une façon nouvelle, exceptionnelle et inaccoutumée, c’est lui rendre ses possibilités d’ébranlement physique, c’est le diviser et le répartir activement dans l’espace, c’est prendre les intonations d’une manière concrète absolue et leur restituer le pouvoir qu’elles auraient de déchirer et de manifester réellement quelque chose, c’est se retourner contre le langage et ses sources bassement utilitaires, on pourrait dire alimentaires, contre ses origines de bête traquée, c’est enfin considérer le langage sous la forme de l’Incantation. »



  • Conclusion


- Le constat d’un théâtre contemporain limité :

« au point où nous en sommes nous avons perdu tout contact avec le vrai théâtre, puisque nous le limitons au domaine de ce que la pensée journalière peut atteindre, au domaine connu ou inconnu de la conscience ;- et si nous nous adressons théâtralement à l’inconscient, ce n’est guère que pour lui arracher ce qu’il a pu amasser (ou cacher) d’expérience accessible de tous les jours. »

- d’où cette solution (= synthèse de tout ce qui a été dit précédemment) :

« Tout dans cette façon poétique et active d’envisager l’expression sur la scène nous conduit à nous détourner de l'acception humaine, actuelle et psychologie du théâtre, pour en retrouver l’acception religieuse et mystique dont notre théâtre a complètement perdu le sens. »


Le théâtre alchimique

  • Mise en relation théâtre / alchimie : tous deux sont virtuels


- Chacun est le double d’une réalité :

« Là où l’alchimie, par ses symboles, est comme le Double spirituel d’une opération qui n’a d’efficacité que sur le plan de la matière réelle, le théâtre aussi doit âtre considéré comme le Double non pas de cette réalité quotidienne et directe dont il s’est peu à peu réduit à n’être que l’inerte copie, aussi vaine qu’édulcorée, mais d’une autre réalité dangereuse et typique, où les Principes, comme les dauphins, quand ils ont montré leur tête s’empressent de rentrer dans l’obscurité des eaux. »

 Définition de la réalité au théâtre : « Or cette réalité n’est pas humaine mais inhumaine, et l’homme avec ses mœurs ou avec son caractère y compte, il faut le dire, pour fort peu. Et c’est à peine si de l’homme il pourrait encore rester la tête, et une sorte de tête absolument dénudée, malléable et organique, où il demeurerait juste assez de matière formelle pour que les principes y puissent déployer leurs conséquences d’une manière sensible et achevée. »

- Chacun est un mirage :

« Tous les vrais alchimistes savent que le symbole alchimique est un mirage comme le théâtre est un mirage. Et cette perpétuelle allusion aux choses et au principe du théâtre que l’on trouve dans à peu près tous les livres alchimiques, doit être entendue comme le sentiment (dont les alchimistes avaient la plus extrême conscience) de l’identité qui existe entre le plan sur lequel évolue les personnages, les objets, les images, et d’une manière générale, tout ce qui constitue la réalité virtuelle du théâtre, et le plan purement supposé et illusoire sur lequel évoluent les symboles de l’alchimie. »



  • Qu’est-ce que le « théâtre typique et primitif » ?


- Origines et raison d’être du théâtre : un drame essentiel :

« Si l’on pose en effet la question des origines et de la raison d’être (ou de la nécessité primordiale) du théâtre, on trouve, d’un côté et métaphysiquement, la matérialisation ou plutôt l’extériorisation d’une sorte de drame essentiel qui contiendrait d’une manière à la fois multiple et unique les principes essentiels de tout drame, déjà orientés eux-mêmes et divisés, pas assez pour perdre leur caractère de principes, assez pour contenir de façon substantielle et active, c’est-à-dire pleine de décharges, des perspectives infinies de conflits. »

- Quel est ce drame essentiel ?

« Et ce drame essentiel, on le sent parfaitement, existe, et il est à l’image de quelque chose de plus subtil que la Création elle-même, qu’il faut bien se représenter comme le résultat d’une Volonté une – et sans conflit. »

« Il faut croire que le drame essentiel, celui qui était à la base de tous les Grands Mystères, épouse le second temps de la Création, celui de la difficulté et du Double, celui de la matière et de l’épaississement de l’idée. »

- Un conflit avant tout :

« II semble bien que là où règnent la simplicité et l’ordre, il ne puisse y avoir de théâtre ni de drame, et le vrai théâtre naît, comme la poésie d’ailleurs, mais par d’autres voies, d’une anarchie qui s’organise, après des luttes philosophiques qui sont le côté passionnant de ces primitives unifications. »



  • Enjeu des conflits au théâtre


- Comment « mériter l’or » ?

« on dirait que pour mériter l’or matériel, l’esprit ait dû d’abord se prouver qu’il était capable de l’autre, et qu’il n’ait gagné celui-ci, qu’il ne l’ait atteint, qu’en y condescendant, en le considérant comme un symbole second de la chute qu’il a dû faire pour retrouver d’une manière solide et opaque, l’expression de la lumière même, de la rareté et de l’irréductibilité. »

- Comment « faire de l’or » au théâtre à travers les conflits : aspect transcendant et définitif du théâtre alchimique :

« L’opération théâtrale de faire de l’or, par l’immensité des conflits qu ‘elle provoque, pal le nombre prodigieux de forces qu’elle jette l’une contre l’autre et qu ‘elle émeut, par cet appel à une sorte de rebrassement essentiel débordant de conséquences et surchargé de spiritualité, évoque finalement à l’esprit une pureté absolue et abstraite, après laquelle il n’y a plus rien, et que l’on pourrait concevoir comme une note unique, une sorte de note limite, happée au vol et qui serait comme la partie organique d’une indescriptible vibration. »

Sur le théâtre balinais

  • Texte publié dans la Nouvelle Revue Française (n° 217, 1er octobre 1931) sous le titre Le Théâtre Balinais, à l’Exposition coloniale


- Conception du Théâtre Balinais :

« En somme les Balinais réalisent avec la plus extrême rigueur, l’idée du théâtre pur, où tout, conception comme réalisation, ne vaut, n’a d’existence que par son degré d’objectivation sur la scène. Ils démontrent victorieusement la prépondérance absolue du metteur en scène dont le pouvoir de création élimine les mots. »

« Les thèmes sont vagues, abstraits, extrêmement généraux. Seul, leur donne vie, le foisonnement compliqué de tous les artifices scéniques qui imposent à notre esprit comme l’idée d’une métaphysique tirée d’une utilisation nouvelle du geste et de la voix. »

- Une gestuelle millénaire :

« Une raison de notre plaisir devant ce spectacle sans bavures, réside justement dans l’utilisation par ces acteurs d’une quantité précise de gestes sûrs, de mimiques éprouvées venant à point nommé, mais surtout dans l’enrobement spirituel, dans l’étude profonde et nuancée qui a présidé à l’élaboration de ces jeux d’expressions, de ces signes efficaces et dont on a l’impression que depuis des millénaires l’efficacité ne s’est pas épuisée. »

- Le Théâtre Balinais / notre théâtre :

« Notre théâtre qui n’a jamais eu l’idée de cette métaphysique de gestes, qui n’a jamais su faire servir la musique à des fins dramatiques aussi immédiates, aussi concrètes, notre théâtre purement verbal et qui ignore tout ce qui fait le théâtre, c’est-à-dire ce est dans l’air du plateau, qui se mesure et se cerne dans l’air, qui a une densité dans l’espace : mouvements, formes, couleurs, vibrations, attitudes, cris, pourrait, eu égard à ce qui ne se mesure pas et qui tient au pouvoir de suggestion de l’esprit, demander au Théâtre Balinais une leçon de spiritualité. »



  • Notes extraites de lettres et de divers manuscrits


- Le langage dans le théâtre balinais :

« Et par langage, je n’entends pas l’idiome au premier abord insaisissable, mais justement cette sorte de langage théâtral extérieur à toute langue parlée, et où il semble que se retrouve une immense expérience scénique, à côté de laquelle nos réalisations, exclusivement dialoguées, font figure de balbutiements. »

« On sent dans le Théâtre Balinais un état d’avant le langage et qui peut choisir son langage : musique, gestes, mouvements, mots. »

- La mise en scène :

Mise en avant du metteur en scène : « C’est un théâtre qui élimine l’auteur au profit de ce que dans notre jargon occidental du théâtre, nous appellerions le metteur en scène ; mais celui-ci devient une sorte d’ordonnateur magique, un maître de cérémonies sacrées. »

Des images scéniques pures : « Ce spectacle nous donne un merveilleux composé d’images scéniques pures, pour la compréhension desquelles tout un nouveau langage semble avoir été inventé : les acteurs avec leurs costumes composent de véritables hiéroglyphes qui vivent et se meuvent. Et ces hiéroglyphes à trois dimensions sont à leur tour surbrodés d’un certain nombre de gestes, de signes mystérieux qui correspondent à l’on ne sait quelle réalité fabuleuse et obscure que nous autres, gens d’Occident, avons définitivement refoulée. »

La mise en scène et son double : « Dans les réalisations du Théâtre Balinais l’esprit a bien le sentiment que la conception s’est d’abord heurtée à des gestes, a pris pied au milieu de toute une fermentation d’images visuelles ou sonores, pensées comme à l’état pur. En bref et pour être plus clair, quelque chose d’assez semblable à l’état musical a dû exister pour cette mise en scène où tout ce qui est conception de l’esprit n’est qu’un prétexte, une virtualité dont le double a produit cette intense poésie scénique, ce langage spatial et coloré. » (« ce jeu perpétuel de miroir qui va d’une couleur à un geste et d’un cri à un mouvement »)

- L’acteur (et son double) :

« Une espèce de terreur nous prend à considérer ces êtres mécanisés, à qui ni leurs joies ni leurs douleurs ne semblent appartenir en propre, mais obéir à des rites éprouvés et comme dictés par des intelligences supérieures. »
- Les mouvements :

« Mimiques de gestes spirituels qui scandent, élaguent, fixent, écartent et subdivisent des sentiments, des états de l’âme, des idées métaphysiques. »

Une mathématique rigoureuse : « Chacun de leur mouvement trace une ligne dans l’espace, achève on ne sait quelle figure rigoureuse, à l’hermétisme très calculé et dans celle-ci un geste imprévu de la main met un point. »

Une danse métaphysique : « Nous sommes ici et soudainement en pleine lutte métaphysique et le côté durcifié du corps en transe, raidi par le reflux des forces cosmiques qui l’assiègent, est admirablement traduit par cette danse frénétique, et en même temps pleine de raideurs et d’angles où l’on sent tout à coup que commence la chute à pic de l’esprit. »

- Les sons :

« Ce qui est une allusion colorée à des impressions physiques de la nature est repris sur le plan des sons, et le son n’est lui-même que la représentation nostalgique d’autre chose, d’une sorte d’état magique où les sensations sont devenues telles et si subtiles qu’elles sont bonnes à visiter par l’esprit. Et même les harmonies imitatives, le bruit du serpent à sonnettes, l’éclatement des carapaces d’insectes l’une contre l’autre, évoquent la clairière d’un fourmillant paysage tout prêt à se précipiter en chaos. »



  • Résumé : réussite du théâtre balinais


« Nous assistons à une alchimie mentale qui d’un état d’esprit fait un geste, et le geste sec, dépouillé, linéaire que tous nos actes pourraient avoir s’ils tendaient vers l’absolu. »

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